Sponsorisé
Luge

Des pointes à 145 km/h, une prise de risques constante : la luge est-elle une discipline dangereuse ?

Eurosport sur Google

Sport de glisse oui mais surtout et avant tout de vitesse, la luge est la discipline sportive la plus rapide sur glace. La plus dangereuse également ? La course effrénée à la performance des lugeurs ainsi que leur prise de risques constante soulèvent forcément la question.

Aerodinámica: cómo los corredores de luge entienden y dominan el factor X en las competiciones

Crédit: Getty Images

Des pointes à 145 km/h, des pistes favorisant la prise de vitesse, des combinaisons pour réduire la résistance à l’air et des patins toujours plus travaillés pour mieux glisser sur la glace : la luge est un sport de course et un sport dans lequel l’athlète et son traîneau vont vite. Très vite. Très, très vite.
Au point d’être dangereux ? On peut légitimement se poser la question. Certes, il n’y a aucune circulation sur la piste pendant la course d’un athlète et encore moins en sens inverse… et aucun obstacle - en théorie – lors de la descente. Mais si le lugeur porte bien un casque et une visière, est-il suffisamment protégé lors d’une course ? Une luge n’a pas de freins. Pour ralentir, le lugeur doit adapter son positionnement sur la luge, bouger sa tête et ses pieds. Tout cela implique une maîtrise parfaite de son engin ainsi qu’une préparation savamment étudiée.
picture

La luge, ou la vitesse par excellence

Video credit: FIL – International Luge Federation

Une homologation obligatoire des pistes en amont des courses

Le droit à l’erreur humaine est minime et mentalement, l’athlète doit être fort, agile et habile au pilotage, pour ne pas surestimer ses capacités et bien appréhender son environnement. Car il faut être à la fois capable de contrôler sa vitesse mais aussi la force centrifuge déployée. Au plus haut niveau, une grande expérience et une excellente maîtrise du pilotage sont indispensables. Autrement, la course de luge peut s’avérer très vite dangereuse car les vitesses atteintes sont élevées et les risques de chute sont importants. Et dans ce cas de figure, les blessures peuvent être souvent graves.
Pour minimiser les accidents, chaque piste de glace artificielle doit être homologuée par la FIL - la Fédération Internationale de Luge - pour intégrer les compétitions internationales. Si elle n’était pas jugée conforme, elle ne pourrait accueillir la moindre compétition de la FIL. Cette même homologation doit être renouvelée tous les deux ou trois ans. Des experts examinent attentivement sur place les courbes, les styles de glisse et les dispositifs de protection déployés sur la piste (toits, déflecteurs, bandes, etc.) afin d'évaluer les risques. De nombreux tests, de calculs et de simulations sont également effectués pour prévenir tout scénario catastrophe et établir si oui ou non une piste peut se révéler dangereuse en compétition.

Le tragique précédent des JO de Vancouver 2010

Toutes ces mesures de précautions et de sécurité ont du sens. Il y a 16 ans, les Jeux Olympiques d’Hiver de Vancouver, en 2010 au Canada, avaient été endeuillés, en marge du lancement officiel de la compétition. Lors de la dernière journée d’entraînement, le 12 février 2010, le jeune lugeur géorgien Nodar Kumaritashvili trouvait la mort suite à une sortie de piste, percutant un poteau métallique au niveau du 16e et dernier virage de la piste olympique de Whistler.
Les enquêtes menées ont révélé qu'il s'agissait d'une erreur de pilotage et que l'athlète n'avait pas pu maîtriser la forte force centrifuge engendrée. En conséquence, et malgré les examens approfondis qui ont démontré que la piste ne présentait aucun danger, les compétitions olympiques se sont déroulées sur une piste raccourcie au Centre de glisse de Whistler. Aujourd'hui encore, pour des raisons de sécurité, les hommes ne parcourent pas la piste entière lors des Championnats du monde et des Coupes du Monde.
 
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité