FIL – International Luge Federation
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LugeL’aérodynamisme : comment les lugeurs maîtrisent ce facteur X
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Publié 22/01/2026 à 14:41 GMT+1
Lors des compétitions de luge, la vitesse et la maîtrise du traîneau sont des aspects fondamentaux et primordiaux à la performance pour un lugeur. Mais ce dernier doit aussi composer avec une donnée non négligeable, l’aérodynamisme, qui conditionne toute une partie technique et spécifique de sa préparation.
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Video credit: Eurosport
L'aérodynamisme est un élément crucial pour la vitesse en luge, car la résistance de l'air devient le principal frein à haute vitesse pour les lugeurs. Le premier élément sur lequel l’athlète va pouvoir interagir est son positionnement sur le traîneau. Et plus exactement celui de deux éléments bien précis : sa tête et ses pieds.
Le lugeur améliore son aérodynamisme en optimisant au maximum la forme profilée de sa luge et en ajustant donc sa tête, en la maintenant en arrière, et ses pieds, en les maintenant tendus. Interrogé sur le sujet, le champion du monde russe Semen Pavlichenko, titré en 2015 et multiple champion d’Europe, confie s’être beaucoup inspiré étant jeune, sur les conseils de son coach, du lugeur allemand Georg Hackl (triple champion olympique) et la légende italienne Armin "Le Cannibale" Zoggeler (six médailles consécutives aux Jeux olympiques, six fois champion du monde, quatre championnats d’Europe, dix Coupes du monde…) : "Il m’a dit que j’irai seulement vite en apprenant leur façon de faire. Alors j’ai étudié leur course et leur façon de se positionner".
Gérer la résistance à l’air
Mais le positionnement du lugeur a un double effet. S’il permet de gratter de précieuses secondes, voire de rattraper des erreurs, parfois il peut en causer et ces inconvénients sont moins rattrapables durant la course. La recherche du bon positionnement est donc permanente, d’autant que la marge de manœuvre du lugeur, en compétition, n’est pas énorme.
Il existe deux moyens de freiner une luge. Le premier, technique et assez cohérent, provient du frottement entre la glace et le dessous des lames du traineau. Le second est le principe de la traînée, soit le résultat de la combinaison de plusieurs facteurs : la densité de l’air ambiant, la vitesse de la luge, le coefficient de traînée et la section de course impliquée. Le lugeur ne peut pas interagir avec tous ses éléments en même temps et tout court. Ce sont notamment les deux derniers qu’il va pouvoir influencer, en reculant donc sa tête, en bougeant ses pieds et en surveillant constamment son poids avant d’entrer en piste.
Tout est une question de (bonne) combinaison
L’autre arme à disposition du lugeur pour dompter la résistance à l’air et la réduire, c’est son équipement. Les combinaisons ont connu une avancée considérable. Autrefois lourdes, peu confortables et surtout peu chaudes, avec un faible maintien de la chaleur corporelle en piste, ces dernières ont évolué en intégrant toujours plus de technologie. Panneaux thermiques, tissus multicouches, matériaux intelligents capables de s’adapter aux conditions de course et de climat en temps réel, tout y est, afin de rendre les tenues toujours plus moulantes et infroissables.
Pour obtenir le meilleur résultat, les combinaisons sont testées en soufflerie et ces tests servent autant à l’évaluation du tissu qu’à l’appréciation de la position du lugeur. A titre d’exemple, aux Etats-Unis, la soufflerie de San Diego propose depuis 1947 des essais de pointe aux secteurs public et privé, aux forces armées mais aussi aux équipes olympiques.
Enfin, il ne faut pas négliger également le traîneau. Et notamment les patins, qui demeurent un élément très important de la course de luge. L'acier utilisé et leur conception (le rayon des patins, l’angle de la glace) sont évidemment à prendre en compte et constituent des défis permanents pour les équipes techniques. De nombreux tests sont effectués sur différentes pistes, à différentes températures et dans diverses conditions de glace. Comme aiment le répéter les lugeurs, chaque détail compte.
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