Salahdine Parnasse de retour dans une cage de MMA pour le KSW 114 : "Moi, j’aime bien avoir peur"
Eurosport sur GoogleSur le papier, MMA et peur ne font pas bon ménage. C’est que le sport de combat devenu le plus populaire du monde fait la part belle aux valeurs guerrières et chasse tout ce qui pourrait être assimilé à une faiblesse. Sauf que cette émotion est inévitable. Salahdine Parnasse, de retour dans la cage samedi en Pologne, a accepté d’évoquer le sujet. Sans gêne.
Parnasse construit son boxeur ultime
Video credit: Eurosport
Imaginez entrer dans une cage pour affronter un homme surentraîné qui n’a qu’une seule idée en tête : vous faire le plus mal possible. Cette éventualité a de quoi terrifier le commun des mortels. Qu’en est-il des athlètes dont c’est le métier ? Sont-ils eux aussi sujets à cette émotion qui ne colle pas vraiment à l’image virile du MMA appelée peur ?
Rencontré aux Etoiles du Sport fin 2025, Salahdine Parnasse a accepté volontiers d’aborder le sujet alors que son retour dans l’octogone est prévu samedi dans le cadre du KSW 114, l’organisation polonaise pour laquelle le Français de 28 ans combat depuis 2017. Alors, frousse ou pas frousse ? "La peur fait partie de ce sport, elle donne de l’énergie", assure Parnasse. "Moi, j’aime bien avoir peur. Ça me rajoute une petite pression et c’est comme ça que j’arrive à créer des beaux combats."
Quand se manifeste-t-elle le plus dans le cas du Français ? "Juste avant d’entrer dans la cage et pendant la semaine du combat parce que les médias font monter un peu la sauce. Il y a le face-à-face aussi. C’est un ensemble", confie celui qui défendra sa ceinture des poids légers face au Polonais Marcin Held (30-10) du côté de Radom.
Sport individuel, peur collective
La peur du mauvais coup, du KO, de se faire "éteindre" en mondovision, est la première sur la liste. Mais elle n’est pas la seule. "Il peut y avoir la peur de mal faire aussi", détaille Parnasse. Protéiforme, la peur ne concerne pas seulement le "fighter" : ses proches aussi sont exposés au danger. "Ce n’est pas évident, pour ma mère notamment. Il peut y avoir des séquelles en MMA. Tu rentres, tu as les pieds enflés, les mains gonflées… Je le vois et je le ressens quand elle a peur. J’essaie de lui montrer que ce n’est que du sport."
- Lire aussi : les combattants de MMA connaissent-ils la peur ?
Un sport certes, mais brutal, où il s’agit d’apprivoiser la peur pour en faire un allié. "Ce n’est que du sport. Ce n’est que du positif, c’est comme ça que je le prends", insiste Parnasse. "La peur, je la gère normalement, je n’ai pas d’exercice particulier. J’arrive à bien la canaliser, à la prendre comme un atout. La peur peut te donner plus d’explosivité. Tu as plus de réflexes quand tu as peur de prendre un mauvais coup."
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