Grand Prix n°2 - Doha : L'orgueil du champion

Le second opus qatarien est parti pour être un replay du premier… en pire. Moins bien qualifié (5e), 8e à l'attaque de la seconde moitié du Grand Prix, Fabio Quartararo comprend qu'il ne peut pas en rester là quand la friction entre Joan Mir (Suzuki) et Jack Miller (Ducati) fait l'effet d'un électrochoc. Il vient de gagner deux places et réalise qu'il est temps de passer la vitesse supérieure.
Ses dépassements sur la Suzuki d'Alex Rins et les Ducati de Pecco Bagnaia, Jack Miller, Johann Zarco et le poleman Jorge Martin sont cliniques et cette victoire fera date : c'est sa première avec le team officiel.
Grand Prix d'Émilie-Romagne
Quartararo, champion total
25/10/2021 À 17:15

Grand Prix n°3 - Portugal : La prise de pouvoir

Première pole avec le team Factory et grosse déception dans le 1er tour, bouclé en sixième position. Sur cette piste où il avait vécu une désillusion en 2020, le Français montre qu'il a passé un cap technique en refusant de capituler. Au 9e des 25 tours au programme, il se porte en tête et y restera.
"Ici, sur notre moto, on sent beaucoup les effet du carburant qui se vide, commente-t-il à l'arrivée. A mi-course, j'ai vu que mon rythme était génial."
Au championnat, il déloge son compatriote Johann Zarco (Ducati Pramac) de la place de leader et il devient aussi le fer de lance chez Yamaha, où son coéquipier Maverick Viñales, 11e, a donné des signes de faiblesse.
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Grand Prix n°4 - Espagne : La défaillance physique

On croyait "El Diablo" lancé comme un TGV à pleine vitesse, redevenu cette machine à signer des pole positions qu'il était en 2020, mais il ne profitera pas de cette 12e en carrière. Au 15e passage, il cède les commandes au futur vainqueur, Jack Miller (Ducati Team). C'est le début d'une lente agonie jusqu'à la treizième place. "Je n'avais plus de force, mon bras (droit) c'était de la pierre, explique-t-il. A la fin c'était imprévisible, très dangereux, mais je me suis battu pour ces trois points au championnat, c'était très important".
Deux jours plus tard, il sera opéré à Aix-en-Provence du syndrome des loges, le mal qui oblige beaucoup de motards de haut niveau à passer sur le billard.

Grand Prix n°6 - Italie : L'exploit face aux Ducati

Les Ducati s'annonçaient souveraines au Mugello, où leur Vmax a toujours fait une énorme différence. Pourtant, "El Diablo" parvient à faire voler sa Yamaha vers un nouveau record de la piste, le samedi. Dans une émotion palpable suite au grave accident de Jason Dupasquier en Moto 3. Le malheureux espoir suisse de 19 ans décèdera le lendemain.

Grand Prix n°9 - Pays-Bas : Le break

"L'objectif était la victoire et on a réussi, déclare-t-il à l'arrivée. L'an dernier, je suis passé à côté de l'occasion de me battre jusqu'au bout pour le titre. Mais j'ai appris et je me sens mieux mentalement dans le garage et sur ma moto. Mon esprit et mes buts sont plus clairs."
En tête du championnat depuis la cinquième course de la saison, au Mans, il possède pour la première fois plus de la valeur d'une victoire d'avance sur son second : 34 points exactement.
Mais pas de changement de logiciel en vue. "Le championnat est encore très ouvert, assure-t-il. Joan (Mir) est très rapide, les Ducati aussi. Il y a beaucoup de monde, je ne vois pas clairement un adversaire." Un imprévu est pourtant revenu le contrarier. "J'ai eu du mal avec mon bras droit tout au long du week-end", avoue-t-il. On le pensait rassuré depuis sa seconde opération du syndrome des loges. Fait-il partie de ces pilotes qui ne se débarrassent jamais vraiment de ce mal ? Est-ce que cela pourrait le freiner dans la course au titre ?

Grand Prix n°10 - Styrie : "Un grand pas vers mon rêve"

Hors du coup pour la victoire, Fabio Quartararo complète le podium derrière Jorge Martin (Ducati Pramac) et le champion du monde en titre, Joan Mir (Team Suzuki). "Je n'aurais pas pu faire mieux et rester avec eux, donc je suis vraiment satisfait de ce podium. "C'est un grand pas vers mon rêve de devenir champion du monde", résume-t-il. En effet, son avance bondit à 42 points sur Zarco au championnat.

Grand Prix n°15 - Amériques : "Un très, très grand pas vers le titre"

Un coup de gueule à l'instar de ses confrères le vendredi à propos des bosses du circuit d'Austin - "C'est tout juste acceptable pour courir. C'est une blague" -, et un grand sourire le dimanche. Après deux victoires de Bagnaia, il a stoppé l'hémorragie et même repris quatre points à son rival italien, encore poleman. Marc Marquez leader, il ne l'a pas joué petit bras et a essayé de suivre la Honda n°93 pendant dix tours. Deuxième, il devance l'Italien, aidé par son coéquipier, Jack Miller.
Avec 52 points de marge au championnat, il s'offre donc une première balle de match pour Misano. "C'est un très, très grand pas vers le titre, dit-il. Je crois que je n'ai jamais été aussi content que pour une deuxième place. Il ne faut pas s'exciter."

Grand Prix n°16 - Emilie-Romagne : Le Graal

Ce dimanche 24 octobre restera à jamais gravé dans l'histoire de la moto française comme celle de la consécration de Fabio Quartararo, premier Tricolore champion du monde dans la catégorie reine de la vitesse.
Il fallait avoir du cran pour entamer une remontée de la 15e place comme il l'a fait, après des essais compliqués sur une piste humide où il n'est jamais très à l'aise. Incisif, "El Diablo" a taillé dans le peloton sans jamais faillir. Au contraire de son ultime adversaire, Pecco Bagnaia (Ducati), leader qui sous la pression directe de Marc Marquez (Honda) a craqué en chutant à quatre tours de la fin.
Grand Prix d'Émilie-Romagne
Quartararo, force émotionnelle dans les épreuves et solidité au combat
25/10/2021 À 00:01
Grand Prix d'Émilie-Romagne
Quartararo en mode domination : les chiffres d'une saison de champion
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