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Après sa colère noire à Jérez, Zarco éteint le début d'incendie

Après sa colère noire à Jérez, Zarco éteint le début d'incendie
Par Eurosport

Le 09/05/2019 à 23:34Mis à jour Le 10/05/2019 à 00:54

MotoGP - Johann Zarco (KTM) est apaisé. Le Français s'est exprimé sur les réseaux sociaux pour éteindre le début d'incendie provoqué par sa colère noire lors de la première séance d'essais libres du Grand Prix d'Espagne. Un coup de sang qui avait fait réagir les dirigeants autrichiens.

Le temps a fini par jouer son rôle. Et Johann Zarco (KTM Factory) a retrouvé sa sérénité habituelle. Vendredi 3 mai dernier, lors de la première séance d'essais libres du Grand Prix d'Espagne, au cours de laquelle il avait fini par chuter, le Français n'avait pu contenir son courroux. Sa colère n'avait pas échappé aux caméras, et le langage fleuri qu'il avait utilisé pour qualifier le châssis de sa machine était évidemment remonté jusqu'aux oreilles des dirigeants autrichiens.

Johann Zarco (KTM) à Jérez lors du Grand Prix d'Espagne 2019

Johann Zarco (KTM) à Jérez lors du Grand Prix d'Espagne 2019Getty Images

Dans la foulée, le patron du constructeur autrichien a profité d'un entretien accordé à nos confrères de Motorsport.com pour lui envoyer un nouvel avertissement. "Les performances de Johann sont juste inacceptables, a lâché Stefan Pierer, dans un franc-parler propre aux dirigeants de la firme. Il est la déception, il n'est pas au niveau. […] Notre moto n'est pas une Yamaha avec ses quatre cylindres en ligne et il doit l'accepter. Je vais pousser moi-même jusqu'à ce qu'il montre le niveau approprié en adéquation avec nos objectifs, ça c'est clair".

Zarco arrive au Mans dans une posture qu'il n'avait jamais connue

Pour tenter d'alléger un climat devenu insupportable, Zarco est revenu sur l'épisode, dans un post Instagram aux allures de mea culpa. "A mon retour, j'ai pu voir sur les réseaux sociaux que beaucoup de choses ont été dites, a-t-il expliqué. Quand j'ai chuté vendredi, j'étais énervé. KTM fait le maximum pour me donner une bonne moto. Je n'arrive pas encore à bien la faire fonctionner, c'est dur pour tout le monde mais ça fait partie du challenge."

Pour la première fois depuis qu'il a intégré la catégorie reine, le pilote de 28 ans va aborder le Grand Prix de France sans l'ambition de jouer les premiers rôles. En 2017, il avait décroché au Mans son premier podium en MotoGP. L'année dernière, il s'était offert la pole. Cette saison, il pourra largement se satisfaire d'un Top 10 dont il ne s'est jamais rapproché lors des trois premières manches. Mais il garde espoir, et assure que les essais du début de semaine "lui ont fait du bien". Avant de faire une promesse aux supporters français : "Avec Fabio [Quartararo], vous risquez de vibrer !"

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