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Marquez sans rival, Quartararo sans réussite

Marquez sans rival, Quartararo sans réussite

Le 05/05/2019 à 14:42Mis à jour Le 05/05/2019 à 15:18

GRAND PRIX D'ESPAGNE - Largement dominateur, Marc Marquez (Honda HRC) s'est imposé sans discussion à Jérez dimanche, devant Alex Rins (Suzuki Team) et Maverick Viñales (Yamaha). Parti en pole, le Français Fabio Quartararo a été contraint à l'abandon après une panne.

Fabio Quartararo (Yamaha Petronas SRT) avait été épatant en qualification. Il a une nouvelle fois été éblouissant durant plus de la moitié de la course, ce dimanche, au Grand Prix d'Espagne. Jusqu'à ce qu'une avarie mécanique, rare en catégorie reine, ne mette un terme à son week-end au presque parfait, le Français a occupé la deuxième place, avant d'abandonner. Sans cela, peut-être aurait-il pu rejoindre Marc Marquez (Honda HRC), finalement vainqueur.

Sur un circuit où les ouvertures sont peu nombreuses, le quintuple champion du monde a fait le plus dur au départ. Et il a bien fait : Franco Morbidelli (Yamaha Petronas SRT), lui aussi mieux élancé que son coéquipier poleman, a longtemps fait le bouchon. Quartararo, encore surprenant, a réussi à le faire sauter au dixième tour, grâce à un dépassement à la corde impeccable.

Marc Marquez (Honda HRC) devant Franco Morbidelli et Fabio Quartararo (Yamaha Petronas SRT) au Grand Prix d'Espagne 2019

Marc Marquez (Honda HRC) devant Franco Morbidelli et Fabio Quartararo (Yamaha Petronas SRT) au Grand Prix d'Espagne 2019Getty Images

Quartararo en chasse puis en larmes

Le prodige tricolore a alors retrouvé une position idéale. Il a pu chasser le leader, qui en avait profité pour faire le trou, alors que le rythme de son voisin de box, derrière lui, suffisait à retarder les cadors que sont Maverick Viñales (Yamaha Factory), Alex Rins (Suzuki Team) et Andrea Dovizioso (Ducati Team).

Mais il a tout perdu peu après la mi-course, lorsque son sélecteur de vitesses a lâché. C'est un fait rarissime en catégorie reine, et la preuve supplémentaire que la réussite le fuit encore : cinquième sur la grille à Losail pour son premier Grand Prix dans la cour des grands, il avait calé au moment de s'élancer sur le tour de formation. Et s'était élancé depuis les stands.

À l'abandon et en larmes, le Niçois a laissé Marquez sans rival. L'Espagnol n'en avait pas eu non plus à Austin, mais il avait chuté. Cette fois, il a su sécuriser son deuxième succès saisonnier pour reprendre les commandes du championnat du monde, un petit point devant son dauphin du jour, Rins. Viñales a complété un podium que Quartararo pouvait légitimement viser. Mais si la chance sourit aux audacieux, El Diablo devrait vite réparer l'anomalie. Dès la prochaine manche, au Mans ?

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