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MotoGP - Dovizioso, Quartararo, Viñales, Mir : quête du titre dans un mouchoir de poche
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Publié 25/09/2020 à 00:01 GMT+2
GRAND PRIX DE CATALOGNE - Ils sont quatre candidats au titre, plus proches que jamais au championnat. Andrea Dovizioso, Fabio Quartararo, Maverick Viñales, Joan Mir : tous ont des arguments à faire valoir pour rafler la mise en fin de saison.
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Le chat n'est pas là - quoiqu'il a tout de même été aperçu dans le paddock, à Barcelone -, quatre souris dansent. À mi-saison, Andrea Dovizioso, Fabio Quartararo, Maverick Viñales et Joan Mir sont devenus les principaux prétendants à la succession de Marc Marquez, blessé et absent pour plusieurs semaines encore. Ces quatre pilotes se tiennent en... quatre points au championnat. Preuve que l'édition 2020, déjà particulière par son format, pourrait aussi devenir exceptionelle sur le plan de l'homogénéité du plateau. C'est aussi la raison pour laquelle il est désormais difficile de dégager un seul et unique favori à la couronne.
Dovizioso, l'expérience du revanchard
Pourquoi il a un coup d'avance ? C'est simple comme bonjour : dans un monde dépourvu du talent de Marc Marquez, il aurait été titré lors des trois dernières saisons. Dans un exercice ou la moindre erreur se paie chère, l'expérience est un atout majeur pour l'Italien. Dans un championnat réduit et restreint, la régularité est un autre facteur capital et le pilote de Forli n'a jamais manqué de constance. À cela, il faut coupler son désir de revanche, alors que Ducati n'a pas souhaité retenir le vice-champion du monde au-delà de la saison 2020.
Pourquoi il pourrait flancher ? Dovizioso est loin d'être le plus performant en qualification : il n'a jamais accroché la première ligne cette saison, et ne s'est élancé de la deuxième qu'au Grand Prix d'Autriche. Partir de loin est forcément un handicap qui ne sera pas toujours facile à surmonter, notamment sur des circuits moins favorables à la GP20.
Viñales, la quête de pouvoir de l'anti-Marquez
Pourquoi il a un coup d'avance ? Parce que sa faiblesse est aussi sa force. "Mack" tourne à la confiance et sa victoire dimanche dernier, à Misano, lui a permis de faire le plein. Par son statut et son âge, il est celui qui doit s'affirmer comme le premier rival de Marquez. L'occasion d'y parvenir est unique. Son talent est incontestable et ses performances en qualification démontre qu'il est capable d'être au-dessus du lot.
Pourquoi il pourrait flancher ? L'Espagnol est un peu comme sa machine : il peut être confronté à de grosses difficultés lorsqu'il ne roule pas en tête du peloton, que ce soit sur le plan technique ou au niveau de la confiance - on y revient. Il se démobilise beaucoup plus facilement qu'il ne se recentre sur l'essentiel.
Quartararo, l'espoir du rebond
Pourquoi il a un coup d'avance ? Son talent est gigantesque et on a tendance à penser que c'est ce qui fait toujours la différence. Le Français apprend très vite les leçons tirées de ses échecs, atout sans lequel il ne serait certainement plus dans la course aujourd'hui. Quand les planètes s'alignent, que ses sensations sont bonnes et que sa M1 se déleste de ses petits caprices, "El Diablo" est tout simplement irrésistible. Il l'a prouvé à Jérez.
Pourquoi il pourrait flancher ? Il est passé du statut de grandissime favori à celui d'outsider dans la tempête, après une double chute lors de la première course à Misano et une pénalité qui l'a privé du podium lors de la deuxième. "El Diablo" lutte aussi avec une machine qui ne répond plus comme elle le faisait en début de championnat. Tous ces changements sont délicats à appréhender et le temps est compté.
Mir, l'avantage de l'inattendu
Pourquoi il a un coup d'avance ? Mir l'a dit lui-même en conférence de presse : il ne se sent pas réellement candidat au titre. Lui n'a absolument rien à perdre, puisque sa saison a déjà toutes les chances d'être considérée comme réussie. L'Espagnol peut ainsi attaquer beaucoup plus librement, sans se poser de question, comme il l'a fait à Misano. Il dispose de la machine la plus polyvalente, si ce n'est de la plus performante, comme l'estime Quartararo. Son style de pilotage est tranchant. Le tout constitue un cocktail détonnant.
Pourquoi il pourrait flancher ? Le jeune Espagnol ne se facilite pas la tâche en qualification. Pour l'heure, il est difficile de savoir comment il va réagir à la pression à l'approche des dernières échéances, tant il n'était pas programmé pour être un candidat. Cette interrogation-là peut d'ailleurs s'élargir à toute l'équipe : comment Suzuki pourrait garder le même état d'esprit alors que se dessine une opportunité unique de retrouver les sommets, vingt ans après le sacre de Kenny Roberts ?
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