Vainqueur, Bagnaia accentue la pression sur Quartararo. Leader presqu’impassible durant la quasi-totalité de la course, Francesco Bagnaia (Ducati) a signé une quatrième victoire de rang en MotoGP sur le circuit Marco-Simoncelli de Misano dimanche. Le Piémontais s’est imposé d’un rien sur la ligne devant son futur coéquipier dans l’équipe officielle, Enea Bastianini (Gresini), finalement deuxième.
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Auteur d’un troisième podium en quatre courses, Maverick Vinales (Aprilia), troisième dimanche, a confirmé son retour au premier plan. Ce fut plus morose pour nos Tricolores. Johann Zarco (Prima Pramac) a baissé pavillon dès le premier virage, victime d’une chute collective. Fabio Quartararo s’est, lui, battu contre le chrono mais sa 5e place du jour n’empêche pas Bagnaia de grappiller de gros points au championnat (plus que 30 de retard).

Zarco encore maudit, Quartararo limite la casse

Après un début de week-end marqué par des conditions changeantes, le contingent français s’est réjoui de l’apparition d’un ciel bleu au-dessus du circuit Marco-Simoncelli, balayé par les vents doux de la mer Adriatique. Peu heureux la veille, les Français espéraient un meilleur sort dimanche, sur une piste chaude. Problème, les pneumatiques n’ont pas apprécié les bouleversements de température, et les chutes se sont multipliées au cours des deux premiers tours. Premier à terre, Johann Zarco s’est fait piéger au milieu du paquet dès le premier virage, au même titre que Pol Espargaro (Repsol Honda) et Michele Pirro (Ducati).
Tant bien que mal, Fabio Quartararo a évité les écueils, qui ont notamment condamné les chances de victoire de Jack Miller (Ducati). Huitième à l’envol, le Niçois a profité des gadins et d’un dépassement osé sur Aleix Espargaro (Aprilia) pour s’installer dans le top 5 au sixième tour. La suite, ce fut une guerre de chronos où les positions n’ont guère bougé. "El Diablo" terminera d’ailleurs à la même place, malgré un final ébouriffant qui lui a permis de revenir dans l’échappement de Luca Marini (Mooney VR46), quatrième à l’arrivée.

La menace Bagnaia se rapproche à grands pas

Le champion du monde en titre réalise à ce titre une mauvaise opération au championnat, puisque de son côté Francesco Bagnaia a ferraillé avec succès pour conserver la tête de la course, décrochée aux dépens d’Enea Bastianini lors du troisième tour. "Bestia" s’est souvent montré le plus véloce, mais la malice et les freinages tardifs du Piémontais ont désamorcé les ambitions de succès du pilote Gresini, qui pilotera une monture rutilante la saison prochaine.

Francesco Bagnaia

Crédit: Getty Images

La catastrophe n’était même pas loin lorsque Bastianini a manqué d’un rien d’attraper la roue arrière de son compatriote, dans une manœuvre presque suicidaire lors du dernier tour. Deuxième d’un rien, "Bestia" prend date pour la suite. Cette saison, le patron est encore Pecco. Justement, le vainqueur du jour, premier pilote Ducati de l’histoire à enquiller quatre succès de rang en MotoGP (10 au total), revient à 30 longueurs de la tête au championnat.
Une excellente opération comptable et un bain de confiance à six manches de la fin. Désormais troisième au classement, Aleix Espargaro (6e) est, lui, repoussé à 33 longueurs. A ce rythme, la principale menace pour Quartararo dans la défense de son titre se dessine plus que jamais sous les traits de Bagnaia. Prochain épisode du feuilleton : dans deux semaines, en Aragon.
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