Eurosport
"Encore plus loin"
Par
Publié 30/09/2008 à 08:30 GMT+2
Alain Bernard, nouvelle star de la natation française avec trois médailles olympiques dont un titre aux Jeux de Pékin, est décidé à aller "encore plus loin" aux côtés de son entraîneur Denis Auguin, avec qui il a repris l'entraînement lundi à Antibes.
Eurosport
Crédit: Eurosport
ALAIN BERNARD, comment vous sentez-vous pour cette première journée de reprise ?
A.B. : Je suis bien reposé. J'ai vraiment senti que mon corps a soufflé, je me suis bien reposé, mentalement aussi. C'est une saison importante, il ne faut pas que je prenne ça à la légère. C'est l'entraînement qui prime sur tout ce qu'il y a autour."
Qu'allez-vous améliorer durant cette saison ?
A.B. : "Ca peut être un geste technique, un départ, un virage tout en gardant la grosse dose de travail qu'on fait toute l'année. On va mettre notamment en place une séance le vendredi matin pour travailler les départs, c'est Denis (Auguin) qui a eu cette idée-là. On va essayer de travailler avec un entraîneur en athlétisme. Ce n'est pas fait encore. Ca fait une coupure dans l'entraînement mais ce n'est pas une période de repos.
Quand on est champion olympique, comment arrive-t-on à se dire qu'il y a encore des choses à améliorer ?
A.B. : "Après Eindhoven (les Championnats d'Europe en mars), je me suis dit: "est-ce que t'as sorti la course parfaite, est-ce qu'il y a des défauts". En fait, j'ai réalisé qu'il y avait encore des choses à améliorer et c'est ça qui m'a amené jusqu'aux Jeux. Et malgré tout ça, même si j'ai été le meilleur au bon moment, je sais qu'il y a encore des choses à améliorer. Ca risque d'être de l'ordre de 100e, de 10e mais c'est réalisable. Tant que je sens qu'il y aura cette marge, c'est ça qui me tirera encore plus. J'arriverai ou pas mais au fond de moi, je suis convaincu que je peux y arriver."
Avez-vous déjà fixé vos objectifs pour cette nouvelle année qui sera conclue par les Championnats du monde en juillet à Rome ?
A.B. : "Mes objectifs sont déjà clairs, ils sont définis. C'est l'amélioration de la technique et du chrono. Pour ça, il y aura un temps voulu pour le faire. Ca ne va pas se faire tout seul. Si je ne nage pas vite au mois de décembre, ce n'est pas grave. Si je ne nage pas vite en janvier, février, ce n'est pas grave. L'objectif, c'est en juillet. Comme chaque année, on a défini une planification et tout va tourner autour de ça."
Vous allez être maintenant l'homme à abattre...
A.B. : "Il vaut mieux être l'homme à abattre que d'essayer d'abattre les autres. Je ne suis pas chassé encore. Je vais être chasseur mais d'autre chose. Sur le chrono. Mais je ne serai pas tout seul.
La présence éventuelle de Michael Phelps sur 100 m vous effraie-t-elle ?
A.B. : "Ca ne m'effraie pas du tout, ça fait un nouveau challenge, un nouvel objectif et tant mieux. C'est un super challenge, ce n'est pas du tout une menace. Je ne vais pas me sentir en faiblesse."
Ce ne sera pas facile d'aborder les compétitions avec votre nouveau statut...
A.B. : "N'importe quel temps que je fasse, il faut toujours analyser la course. Rien ne sera perdu d'avance même si je nage 49 secondes au mois de juin. Avant les "Monde", il y aura les France et l'objectif de la saison, ce sera avant tout les championnats de France (en avril à Montpellier), comme "d'hab". On a envie de rien changer."
Que vous a dit votre entraîneur juste après votre titre olympique ?
A.B. : "Il m'a dit: "t'es un grand malade !" Il n'y a aucun mot qui peut qualifier ne serait-ce que un dixième de ce qu'on a vécu. C'est cette histoire qu'il y a, qui existe, je ne veux pas dire "qu'il y a eu" parce qu'elle continue. C'est des moments magiques. On n'a pas envie que ça s'arrête et on ira encore plus loin, j'espère."
Sur le même sujet
Publicité
Publicité