"J'ai fait une boulette"

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Frédérick Bousquet, suspendu pour deux mois après un contrôle positif, revient sur les circonstances de son contrôle positif et met en garde, dans un entretien accordé à l'AFP, contre tout risque d'amalgame. Sa sanction prendra fin le 20 novembre.

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FREDERICK BOUSQUET, comment avez-vous vécu l'annonce de ce contrôle positif ?
F.B.: Le plus difficile, ça a été quand on me l'a annoncé. Tout s'est effondré autour de moi. Cela a été violent. J'étais loin de m'attendre à quelque chose comme ça. J'étais dans un été euphorique avec toutes les médailles à Budapest et ça a été une retombée brutale. C'est comme un saut sans parachute. Il a fallu que j'accepte tout de suite. Quand on a cherché de quel produit il s'agissait, ça m'est venu à l'esprit (l'heptaminol). C'est un médicament que je ne prenais pas habituellement. Je me suis tout de suite interrogé sur ce qui allait se passer, si j'avais le droit de nager à Budapest, si mes performances seraient retenues, si l'épreuve par équipes pouvait être disqualifiée ou non. Et puis combien de temps le produit restait en moi. Le médecin m'a dit 24 à 48 heures après la dernière prise. Je ne l'ai pris qu'à Canet. A Budapest, ce n'est pas le produit qui explique mes performances.
Craignez-vous justement un amalgame ?
F.B.: Regardez les résultats de mes contrôles pendant à Budapest. J'ai fait trois contrôles antidopage qui sont tous revenus négatifs. Ne faites pas l'amalgame entre l'heptaminol et du vrai dopage qui aide à la performance. J'ai fait mon plus mauvais temps de l'année sur 50 m à Canet. C'est le seul 50 m de l'année où j'ai nagé au-dessus des 22 secondes. Si j'avais voulu me doper, j'aurais pris des choses qui m'aident vraiment, pas ce qui ne fait rien du tout.
Pourquoi avoir accepté d'en parler si facilement ?
F.B.: D'en parler, ça va m'aider à évacuer et surtout à expliquer ce qui s'est vraiment passé et dans quelles conditions pour avoir le moins de retours négatifs possibles. Voilà, j'ai des crises hémorroïdaires. Ce n'est pas super glamour mais je suis un homme. Un être humain comme tout le monde qui a des problèmes et qui se soigne. J'ai fait une boulette et j'en paie le prix le plus cher possible.
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