Championnats d'Europe 2026 - "Je n’ai pas complètement retrouvé ma nage" : Léon Marchand, le gâteau sans la cerise
Eurosport sur GooglePrivé de ses meilleures jambes dans le dernier 50 m, Léon Marchand a assuré l’essentiel en demi-finale du 200 m papillon : la qualification. Mais le Français, gêné par un adducteur depuis plusieurs jours, le reconnaît volontiers : il n’a pas encore retrouvé toutes ses sensations. L’or lui tend les bras samedi. Pour le record du monde, ça s’annonce plus compliqué.
Léon Marchand avant sa demi-finale du 200m papillon
Crédit: Getty Images
Hubert Kos débriefe avec Léon Marchand, son compagnon d’entraînement. "J’ai vu ton dernier 50m et je me suis dit : ‘Ok, je suis bien, calme-toi.’ Et puis, Richard Marton est revenu sur moi et je n’ai rien pu faire."
Même de derrière, Kos a parfaitement lu la course de son pote : après 150 mètres, Marchand a souffert. Richard Marton (1'54''47) et Hubert Kos (1'55''13) sont revenus sur le Français qui a même lâché plus d’une seconde sur le premier lors de la dernière longueur.
Marchand s’est qualifié pour la finale du 200m papillon des championnats d’Europe sans trembler et dans un temps tout à fait honorable (1'53''95) même pour ses standards. Mais il reste à une seconde de sa meilleure performance de l’année et à plus de trois secondes du record du monde de Kristof Milak (1'50"73). Ce matin, déjà, le Toulousain n’avait pas eu les meilleures sensations de sa carrière (1’55''90). Mais les séries sont rarement le meilleur des indicateurs surtout quand on survole la concurrence comme lui.
Je commence à avoir les fesses qui tombent et la tête plus relevée que d’habitude
Cette demi-finale apporte sans doute plus de réponse. Et son constat est clair : il y a encore un peu de travail. "C’était bien, je me suis quand même bien amusé mais, dans le dernier 50, je pèche vraiment. Je commence à avoir les fesses qui tombent et la tête plus relevée que d’habitude", analysait-il sept minutes exactement après être sorti de l’eau. Cette dernière longueur, "un peu dure", rappelle que le quadruple champion du monde a dû raboter son programme à cause d’un adducteur qui siffle.
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Léon Marchand.
Crédit: Getty Images
La douleur l’a-t-elle rattrapée ? "Je n’ai pas senti de douleur au niveau de l’adducteur, je continue de faire des exercices pour me sentir mieux, a-t-il continué. C’est encore en train de guérir. J’espère que ça va le faire." La médaille d’or fait assez peu de doute ce samedi et comme il n’a jamais été champion d’Europe en individuel, l’essentiel se situe là. Pour le reste, il est encore en recherche de sensations.
Savoir ce que ça faisait en termes de douleurs de passer plus vite que d’habitude
"Est-ce que j’ai retrouvé ma nage ? Pas complètement, je manque encore de relâchement et d’aller vers l’avant plus que vers le haut, admet-il. J’espère que j’aurai plus d’énergie pour finir demain soir."
Le plan est clair : tenter de chatouiller le record de Milak et pour cela, il sait qu’il doit nécessairement se mettre dans le rouge en début de course sans faillir dans les derniers mètres. "Aujourd’hui, c’était là-dessus que je voulais me tester : savoir ce que ça faisait en termes de douleurs de passer plus vite que d’habitude, nous éclaire-t-il. C’est ce que je vais essayer de faire demain aussi. Mais après, il va falloir finir parce que ce n’était pas facile." Le record du monde est à ce prix.
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