Championnats d'Europe 2026 | Sacré sur le 200m papillon, Léon Marchand célèbre son titre comme si c'était le premier
Eurosport sur GoogleLéon Marchand a décroché la première médaille d’or européenne de sa déjà très riche carrière. Ce samedi, à Saint-Denis, il a dominé sans discussion le 200m papillon sur lequel il règne sans partage. L'absence de concurrence l'a peut-être empêché de décrocher le record du monde, mais le Toulousain a vécu un grand moment. Et même si sa collection de médailles est gigantesque, celle-ci est à part.
Léon Marchand, champion d'Europe du 200m papillon
Crédit: Getty Images
On pouvait avoir dominé le monde, régner sur les Jeux Olympiques, et vivre un sacre européen avec l’enthousiasme d’un jeune premier. Le sourire de Léon Marchand, avec sa médaille d’or européenne autour du cou, n’avait pas grand-chose à envier à ceux observés deux ans plus tôt dans la piscine olympique de Nanterre. L’écho ne sera pas le même mais si le Toulousain avait fait le déplacement jusqu’à Saint-Denis cet été, c’était pour vivre ces instants : un public en feu, une dernière longueur incandescente et une Marseillaise reprise à pleins poumons.
Le voilà champion d’Europe du 200m papillon et s’il a déjà tout gagné sur la distance, le jeune n’est pas blasé : "C’est trop beau, a-t-il réagi. Je n’ai pas du tout l’habitude de tout ça. J’ai vécu un moment incroyable. Il y avait une ambiance de dingue dans la piscine. C’était vraiment un moment fort dont je vais me souvenir. Et pendant la Marseillaise, c’était très beau, toute la piscine résonnait." Ce sont ces instants qui justifient de se lever à 5 heures du matin, à l’autre bout du monde, pour compter les carreaux de la piscine durant des heures.
Le timing a eu raison du chrono
Ce sacre a un goût particulier parce qu’il est décroché en France mais aussi parce que le quadruple champion olympique a douté de sa présence ici. Après sa blessure aux championnats de France en juin, son été aurait pu virer au cauchemar. Alors, bien sûr, ces championnats d’Europe semblaient être l’occasion rêvée pour fracasser le record du monde de Kristof Milak (1'50"34) mais Marchand se contentera très bien de la meilleure performance mondiale de l’année (1'51"72).
"Non, le record du monde n’était pas ici, aujourd’hui, a-t-il commenté. J’ai fait le maximum ce soir. Je ne pensais pas repasser sous les 1’52". Mon record personnel date d’une course contre un recordman du monde (face à Kristof Milak en finale des Jeux de Paris) donc je ne peux pas comparer surtout avec les semaines que j’ai vécues. Je suis fier de mon temps." Il aura manqué une préparation sans encombre et une concurrence un peu plus affûtée (et sans doute un Kristof Milak aligné sur la distance) pour espérer passer sous les 1’50".
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Leon Marchand
Crédit: Getty Images
Marchand, poussé par les hurlements du public, a fini fort là où il semblait à bout de souffle vendredi. "Les derniers 50 étaient vraiment bien pour le coup, s’est-il félicité. Je trouve que ce sont les meilleurs derniers 50 que j’ai faits depuis bien longtemps, mais ça veut aussi dire que j’aurais peut-être pu partir plus vite. Donc, il y a du bon, et il y a du mauvais. Le plus important, c’était de gagner ce soir mon premier titre européen."
Europe, monde, Olympe, ce samedi, Léon Marchand a fini le jeu sur le 200m papillon. Dimanche, il démarre un nouveau chapitre, le 400m nage libre qu’il n’a jamais couru en grand championnat. "Je n’en ai pas beaucoup fait en compétition départementale ni régionale. Je n’y connais rien", jure-t-il. Faisons lui confiance et Saint-Denis pourrait peut-être revivre un joli moment…
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