Varian Pasquet, héros hilare en demi-finale des JO de Paris 2024 en Sevens : "Le stress m'a fait courir bizarrement"
Eurosport sur GoogleVarian Pasquet a débloqué la situation pour le 7 de France, samedi en demi-finale face à l'Afrique du Sud (19-5). La façon dont il raconte son action décisive, au Stade de France, est aussi comique que sa réalisation – avec le concours de Rayan Rebbadj – était précieuse. Les Bleus ne cracheront pas sur un entrant aussi tranchant, en finale des Jeux Olympiques de Paris 2024 face aux Fidji (19h45).
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Majestueuse, solitaire, héroïque. La chevauchée de Varian Pasquet promettait d'être sublime en plus de s'avérer, peut-être, décisive. Puis on a vu sa belle mécanique s'enrayer dangereusement. Un arrêt salvateur pour jouer un deux contre un face à Rosko Specman plus tard, et le joueur de 24 ans offrait à Rayan Rebbadj l'essai de la révolte. Il s'en est amusé samedi, après le succès des Bleus en demi-finale face à l'Afrique du Sud (19-5).
"Je pars sur l'extérieur, le stress me fait courir un peu bizarrement. Je me fais rattraper, a rembobiné un Pasquet plein d'autodérision en zone mixte. Rayan est au soutien. Essai. Ensuite on a réussi à dérouler. Il manquait juste ce petit déblocage." Voilà comment la France, menée à trois minutes de la fin, a remis la main sur son destin, dans ce tournoi de rugby à sept des Jeux Olympiques de Paris 2024. Facile, n'est-ce pas ?
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Carter admiratif de Dupont : "Il faut être assez spécial pour réussir à XV et à 7"
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C'est facile à la télé, on voit qu'il y a un mec qui vient à droite et on se dit "mais il est con ou quoi ?"
"Dans ce genre de moments… C'est facile à la télé, on voit qu'il y a un mec qui vient à droite et on se dit 'mais il est con ou quoi ?', poursuit l'un des héros de cette demie, rieur dans les coursives du Stade de France. Je ne sais même pas s'il [Rebbadj] m'appelle, mais vu que je sens qu'un gars arrive... Je savais en tout cas qu'il y aurait du soutien. On travaille à 200%, on vous l'a montré.
Rebbadj nous en dit plus : "Je l'ai appelé, mais avec le bruit qu'il y avait, je ne pensais pas qu'il allait m'entendre." Tout aussi affable que son coéquipier, le talonneur de France 7 suggère qu'il bénéficiait d'une carte joker pour se manifester : "Vu que ça fait un moment qu'on est dans la même chambre, je me suis dit 'il va me sentir'."
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"Le meilleur joueur du monde est remplaçant et il la ferme"
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Polyvalence et suppléance
Au-delà de cet essai décrit avec humour, Varian Pasquet a fait fort à son entrée sur le pré, après avoir observé ses camarades éprouver des difficultés à maîtriser un ballon glissant : "Quand tu vois tout ça, tu te dis : 'le premier ballon que je touche, il ne faut pas que je fasse une gaffe'". Une autre de ses percées – qu'il a achevée dans l'en-but sans parvenir à aplatir – a conduit au deuxième essai français, toujours conclu par Rayan Rebbadj.
"Il est capable de jouer n'importe où sur le terrain, salue Stephen Parez. Centre, pilier, talon, c'est un atout majeur." Le joueur le plus expérimenté de France 7, brillant jeudi mais à la peine ce samedi, avant d'être remplacé par Antoine Dupont, considère que Pasquet a illustré la profondeur d'effectif des Bleus : "On a toujours quelqu'un pour tirer l'équipe vers le haut." Il faudra bien ça en finale face aux Fidji, à partir de 19h45.
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