VI Nations - La France s'impose au forceps face à l'Ecosse (32-21) avec le bonus offensif

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TOURNOI DES VI NATIONS - Les Bleus ont encore assuré l'essentiel. Quinze jours après leur défaite en Irlande, les joueurs de Fabien Galthié ont bien réagi avec un succès au forceps face à une belle équipe d'Ecosse (32-21), dimanche, au Stade de France. Réduites à 14 en première période, les deux nations ont assuré le spectacle. Les Bleus ont décroché le bonus en fin de match grâce à Gaël Fickou.

Lafond : "Haouas, c'est sévère, mais jouer à 14, c'est génial !"

Video credit: Eurosport

C'est ce qui s'appelle une après-midi réussie. Deux semaines après leur revers en Irlande (32-19), les Bleus ont réagi en dominant l'Ecosse, dimanche, au Stade de France (32-21). Elu homme du match, Gaël Fickou a même offert le bonus offensif aux siens à la sirène, entretenant les espoirs de victoire finale du XV de France dans le Tournoi.
Si les Tricolores avaient sans doute perdu l’habitude de préparer une rencontre avec l’épée de Damoclès d’une deuxième défaite de rang au-dessus de la tête, ils n’ont en revanche pas perdu celle de s'imposer dans leur antre, où leurs adversaires du jour étaient les derniers à avoir gagné il y a près de deux ans (23-27). Il faut dire que le début de partie a eu de quoi leur donner confiance, avec deux essais inscrits en moins de dix minutes, par Romain Ntamack (4e) puis Ethan Dumortier (7e), efficaces en bout de ligne.

Une histoire de carton rouge

Au-delà d’une attaque française en forme internationale, les premières minutes ont été marquées par une certaine nervosité, menant aux exclusions successives de Grant Gilchrist, pour un plaquage dangereux sur Anthony Jelonch (6e), et de Mohamed Haouas pour un coup de tête dans un regroupement (10e). De retour en Bleus, le pilier montpelliérain s’est rappelé au mauvais souvenir de la rencontre d’il y a trois ans, où il avait également été exclu à Murrayfield, et a rapidement annihilé la supériorité numérique de ses partenaires.
Sur le reculoir, les hommes de Fabien Galthié ont alors compté sur la débauche d’énergie de leur troisième ligne pour tenir. Il faut dire qu'en face il y avait un Finn Russell particulièrement inspiré au pied, à l’image d’un superbe 50-22 récolté alors que son équipe patinait dans son camp. Malheureusement pour lui et son équipe, l’ouvreur du Racing 92 est un coutumier de l’alternance chaud-froid et a ruiné les efforts écossais quelques minutes plus tard, en se voyant intercepté par Thomas Ramos. L’arrière toulousain donnait alors 14 points d’avance à la maison bleue, au sortir de 20 premières minutes intenses (19-14, 20e).
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Antoine Dupont lors de France - Ecosse au Tournoi des 6 Nations

Crédit: Getty Images

Les Ecossais sûrs de leur force

Malgré un certain retard au tableau d’affichage, Finn Russell et les siens n’ont jamais abdiqué, revenant dans la partie grâce à deux réalisations, à cheval sur les deux mi-temps, de Huw Jones (22-14, 47e). Trouvé à hauteur par son ouvreur sur le premier essai, et à la conclusion d’un beau mouvement collectif sur le second, le centre de Glasgow a bonifié les temps forts écossais, symbolisés par des ballons portés efficaces dans le camp adverse.
Sevrés de ballons et incapables de sortir de leur camp pendant une bonne partie du deuxième acte, les locaux ont connu vingt minutes délicates, passées à subir les jeux au pied d’occupation du XV du Chardon. S’ils sont longtemps parvenus à neutraliser les menaces offensives que représentent Stuart Hogg et Duan Van der Merwe, les coéquipiers de François Cros ont finalement encaissé un troisième essai, inscrit par le n°10 écossais à la suite d’une mêlée, relaçant le suspense pour les dix dernières minutes (25-21, 68e).

Fickou, l'homme qui tombe à pic

Mais cette équipe de France a de la ressource et a une nouvelle fois prouvé qu’elle ne devait pas son statut au hasard. Dans une fin de match qui aurait pu leur rappeler leurs deux dernières défaites face aux Ecossais, au vu de la physionomie de la partie, Gaël Fickou et les siens ont préféré se rappeler au bon souvenir d’une rencontre datant d’il y a neuf ans, entre la France et l’Angleterre.
Ce soir-là, le capitaine de la défense avait libéré son équipe dans les derniers instants, d’une folle chevauchée le long de la ligne de touche. Cette fois-ci, celui qui a été élu homme du match s’est contenté de bonifier un changement de direction bien senti pour refaire le coup. Auteur de son 13e essai international, Fickou a libéré tout le stade de France, privant au passage les hommes de Gregor Townsend du bonus défensif (32-21, 80e).
Létal en première mi-temps, courageux défensivement en deuxième période, le XV de France reprend donc sa marche en avant, et revient à hauteur de l’Ecosse et l’Angleterre au classement avec dix unités. Si l’Irlande est désormais la seule nation à pouvoir réaliser le Grand Chelem, nul doute que les Bleus vendront chèrement leur peau dans deux semaines à Twickenham. Un succès dans le Crunch leur permettrait de s'accrocher à leur rêve d’un deuxième titre consécutif, ce que la France n'a encore jamais réalisé depuis l'introduction de l'Italie dans le Tournoi.
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