6 Nations 2026 | Ecosse - France | Théo Attissogbe, un jeu dans les standards de Fabien Galthié : "Le rôle d'ailier a évolué"

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Alors qu'il avait la lourde tâche de succéder à Damian Penaud, meilleur marqueur de l'histoire du XV de France et écarté pour le Tournoi des 6 Nations, Théo Attissogbe a rendu deux belles copies contre l'Irlande et le pays de Galles. Peut-il s'installer à terme chez les Bleus en tant qu’ailier ? Titularisé face à l’Écosse samedi, le Palois a un jeu qui correspond aux attentes du sélectionneur.

Théo Attissogbe lors de France - pays de Galles au tournoi des 6 Nations, le 31 janvier 2025

Crédit: Getty Images

À son poste, il a jusque-là parfaitement répondu aux attentes. Depuis l'ouverture du Tournoi des 6 Nations 2026, Théo Attissogbe, titularisé en qualité qu'ailier droit en lieu et place de Damian Penaud (meilleur marqueur d'essais de l'histoire du XV de France) avant de dépanner en tant qu'arrière face à l'Italie (33-8) sans forcément briller, s’illustre comme un élément fort des Bleus, en attestent ses trois essais en deux rencontres (ndlr : un contre l'Irlande, deux au Pays de Galles).
Théo ne s'échappe pas, il est courageux et très solide
Considéré comme l'une des pépites de la Section Paloise, au même titre que Fabien Brau-Boirie et Émilien Gailleton, le joueur de 21 ans a franchi les étapes avec la même vitesse et la même aisance que dans les défenses adverses. À l'issue de sa première saison en pro (2023-24), Théo Attissogbe a connu sa première sélection lors de la tournée en Argentine puis a participé activement au sacre bleu lors des 6 Nations 2025 avec deux essais contre le Pays de Galles (43-0) et un en Italie (24-73) avant d'enchaîner lors de la tournée en Nouvelle-Zélande où il a été l'une des satisfactions françaises. "A un poste sous pression, il a répondu à nos attentes", soulignait d'ailleurs Fabien Galthié. Sa trajectoire a cependant été stoppée fin 2025 avec une blessure à un genou qui l'a éloigné des terrains pendant plusieurs mois.
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Théo Attissogbé (France) félicité par Antoine Dupont pour un de ses deux essais contre le pays de Galles lors du Tournoi des 6 Nations, le 15 février 2026

Crédit: Getty Images

Mais sur le plan international, l’année 2026 a démarré de la même manière que la précédente, Fabien Galthié et son staff appréciant particulièrement son potentiel offensif très au-dessus de la moyenne, mais également son activité défensive et son excellente maîtrise du jeu dans le domaine aérien. Des éléments qui ont joué en sa faveur par rapport à Damian Penaud.
"Ils ont tous leurs qualités et leurs défauts que le staff a décryptés. Si Fabien (Galthié) a décidé de faire jouer Théo à l'aile à la place de Damian, c'est qu'il lui trouve des qualités différentes, nous confie Philippe Bernat-Salles. Il a été reproché à Damian Penaud de ne pas être au niveau international en termes de défense. Le sélectionneur fait des choix, il faut les respecter. Fabien connaît mieux le rugby que tout le monde et il faut lui faire confiance. S'il sélectionne un joueur, ce n'est pas pour lui faire plaisir."
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"Ils ont été bons, on a été mauvais, et on leur a mis 30 points"

Video credit: Eurosport

Après des performances remarquées contre les Irlandais et les Gallois, le natif de Périgueux peut-il s'installer à terme en sélection avec le numéro 14 dans le dos ? "Aujourd'hui, le rôle d'ailier a évolué. Théo est un joueur très opportuniste et qui a envie de participer au jeu, que ce soit en attaque ou en défense. Il ne s'échappe pas, il est courageux et très solide, note l'ex-ailier international français (41 sélections, 26 essais). On peut parler de lui, de Louis Bielle-Biarrey ou de Damian Penaud, ce sont des joueurs qui ont bien compris, contrairement à nous à une certaine époque, qu'il ne fallait plus juste rester sur l'aile. Ils participent au jeu pour aller chercher le ballon."
Pour l'un des héros de France - Nouvelle-Zélande 1999 (43-31), qui rappelle au passage que la dynamique de groupe est aussi un avantage ("Il joue dans une équipe qui roule sur ses adversaires. Pour un ailier, c'est aussi plus facile de jouer dans une équipe comme ça"), Théo Attissogbe a totalement le profil d'un ailier moderne. Ce qui plaît particulièrement à Fabien Galthié et son staff. "Louis Bielle-Biarrey ou lui, ce sont des mecs qui jouent avec leurs qualités de vitesse et qui ont des appuis incroyables. On peut presque les laisser jouer en tant qu'électrons libres qu'ils feront des différences et prendront des initiatives payantes. On a tellement eu une période avec des ailiers de 130 kg qui pouvaient vous péter dans la gueule tout l'après-midi. Là, on a des joueurs qui essaient d'éviter avant tout l'adversaire et qui profitent de leurs qualités de vitesse."
P. Bernat-Salles : Huit essais en dix sélections, c'est très bien, mais je pense qu'il faut le protéger
L'été dernier, la presse néo-zélandaise a comparé le Palois à Serge Blanco. Une comparaison que Philippe Bernat-Salles a tenu à tempérer. "Serge Blanco, on parle quand même du Zidane, Maradona ou Pelé du rugby français. En plus, le rugby de l'époque était différent, martèle l'ancien joueur de Biarritz, vainqueur du Tournoi des V Nations 1998 avec le grand chelem à la clé pour les Bleus. Théo a son jeu, sa façon de faire, il est jeune. Huit essais en onze sélections, c'est très bien, mais je pense qu'il faut le protéger. À Pau et en équipe de France, il y a des entraîneurs qui vont savoir lui faire garder la tête sur les épaules." À un an et demi de la Coupe du monde, Théo Attissogbe devra encore confirmer et pas seulement face à l’Écosse samedi. Car la route qui mène vers l'Australie est encore longue.
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Des passes, toujours des passes, encore des passes : "Attention face à un autre adversaire..."

Video credit: Eurosport


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