Tournoi des Six Nations 2026 - La France a pris "une petite leçon de rugby" en Écosse (50-40), selon Thomas Ramos
Par Paul Citron
Mis à jour 07/03/2026 à 23:03 GMT+1
Même s'ils n'accusaient que dix points de retard au score quand M. Gardner a sifflé la fin de cet Ecosse-France (50-40), les Bleus ne tirent aucune fierté de leur match samedi à Murrayfield. Thomas Ramos retient par exemple la "petite leçon de rugby" infligée à lui et à ses coéquipiers par le XV du Chardon, et n'a pas apprécié l'apathie généralisée de son équipe face à la vague écossaise.
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Le soleil radieux qui illuminait Murrayfield aurait peut-être dû mettre la puce à l'oreille des Bleus : cet Ecosse-France n'allait pas être comme les autres. Les Bleus venaient pour le Grand Chelem, ils sont repartis riches d'une "petite leçon de rugby", dixit Thomas Ramos, comme ils en ont rarement pris samedi. L'écart finalement assez faible au score (50-40), consécutif au sursaut bleu en fin de match, ne change rien au sentiment de surclassement qui s'est emparé des Français pendant la rencontre.
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"Le score est lourd parce que 50 points, ça fait très longtemps que ça ne nous était pas arrivé (depuis 2018 et une défaite 52-11 contre la Nouvelle-Zélande). Je pense que nos 40 points marqués sont plutôt anecdotiques parce qu'à la 65e, le score est fait", balayait lui-même l'arrière des Bleus et du Stade toulousain, qui a inscrit l'ultime essai de la rencontre après la sirène. À la 65e minute, le score est historique, pourrait-on ajouter. À ce moment-là, l'équipe de France perd 47-14 et si les deux équipes en étaient restées, là, cela aurait constitué la défaite bleue la plus lourde face à l’Écosse. La faute, d'abord, à une performance ahurissante des Scotsmen.
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Thomas Ramos contre l'Ecosse, le 7 mars 2026.
Crédit: Getty Images
Dès l'entame de match, déjà, les difficultés des Français à mettre leur jeu en place ont contrasté avec la patience et la confiance qui ont animé le jeu de Finn Russell et ses coéquipiers. Le choix de ne pas consommer trop de joueurs dans les rucks pour ne pas altérer la densité du rideau défensif s'est avéré payant. "On a subi, où on n'a pas réussi à contrer comme on le devait cette équipe, à les renvoyer chez eux", se désolait Ramos après coup au sujet de ce premier acte, conclu à 19-14 au score et 14 joueurs côté bleu, avec l'exclusion temporaire de Matthieu Jalibert, contre 15. Mais le plus dur était encore à venir.
Dans la première partie de la seconde période, les hommes de Gregor Townsend ont livré 20 minutes d'un rugby tout bonnement parfait. L'action de filou de Ben White (44e), l'interception de Kyle Steyn (51e), la conclusion en finesse de Graham (59e), celle en puissance de Jordan (63e) : quatre essais comme quatre clous pour fermer le cercueil des Bleus, incapables de contenir la vague qui les a submergés. "Dans l'état d'esprit, il nous a manqué peut-être ce soir un peu plus de lien et d'excitation collective par rapport à cette équipe d'Ecosse qui en a eu énormément, regrettait encore Ramos. On a été un peu apathiques à certains moments : on perd à la mi-temps, on revient, et il n'y a pas trop de rébellion."
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Ils ont fait un grand match
Forcément, les vainqueurs du jour avaient le sourire. "Ce match était dingue", s'étonnait l'ailier Darcy Graham, auteur d'un doublé, quand Gregor Townsend, le sélectionneur écossais, préférait apprécier avec un flegme certain un match "très significatif". "C'est normal que les Écossais aient remporté ce match, a salué de son côté Fabien Galthié. Ils ont fait un grand match. Ils nous ont pris dans les bases du rugby, dans les essentiels, au moins deux tiers du match. (...) Les bases du rugby, ça veut dire tout ce qui est conquête, engagement, agressivité, présence collective sur les ballons à gagner en l'air ou au sol."
Leur dernier quart d'heure en forme de résurrection a permis aux Bleus de garder la tête du classement avant la dernière journée. La victoire finale est encore entre leurs mains et c'est bien l'essentiel : il faudra néanmoins trouver, en une semaine, comment se relever de cette défaite cuisante pour s'imposer face à l'Angleterre samedi prochain au Stade de France.
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Écosse
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France
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