Tournoi des Six Nations 2026 | XV de France : l'émulation, pour de bon
Eurosport sur GooglePrônée et injectée à petites doses depuis des mois, la politique de l'émulation voulue par Fabien Galthié se manifeste cette fois nettement, à l'orée du Tournoi. France - Irlande se disputera sans Penaud, Fickou ou autre Alldritt, mais avec Attissogbe, Depoortere et Jegou dès le coup d'envoi jeudi au Stade de France (21h10). De quoi "entretenir la flamme" à un an et demi de la Coupe du monde 2027.
Antoine Dupont et l'équipe de France à l'entraînement avant le match contre l'Irlande
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"Nous souhaitons amener ce groupe en 2027. 80 ou 90% de l'effectif ira (à la Coupe du monde en Australie)." Cette déclaration de Fabien Galthié a mal vieilli. Il y a deux ans, le sélectionneur des Bleus avait ainsi émis dans les colonnes de L'Equipe le souhait de la continuité, au sortir d'un Mondial 2023 frustrant, remporté par une équipe d'Afrique du Sud très expérimentée. Depuis, "émulation" est devenu le mot à la mode de son deuxième mandat, et l'entraîneur du XV de France lui donne graduellement de l'épaisseur.
Les absences de Grégory Alldritt, Gaël Fickou et Damian Penaud pour le match d'ouverture du Tournoi des Six Nations - Romain Ntamack mis de côté, du fait de sa douleur à un rein - sont l'illustration du durcissement d'une tendance prégnante depuis la tournée de novembre 2024. Alldritt avait alors été écarté pour le duel contre l'Argentine, Fickou débutant quant à lui sur le banc la rencontre face au Japon. L'avertissement pour Penaud était intervenu lors du Tournoi 2025, avec une non-sélection en Italie.
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“Un accident de jeu”, non, Dupont n'est pas traumatisé par l'Irlande
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France - Irlande n'est pas Italie - France
L'ailier de l'UBB n'avait pas manqué le "choc du siècle", à l'occasion du déplacement romain (victoire 24-73). Son retour aux affaires en Irlande avait dans la foulée calmé le jeu : le grand chambardement attendra. Un an plus tard, nous y voilà. Il n'est plus question de petit bobo, de joueur préservé ou de "simple" tournée. C'est pour la réception des Irlandais et dans le cadre du Six Nations, jeudi au Stade de France (21h10), que les incontournables d'hier sont les non conviés d'aujourd'hui, y compris dans le groupe élargi.
Le tout pour une affiche qui a de l'allure, puisqu'elle oppose les deux nations qui se partagent le trophée depuis quatre éditions (la France a eu le dernier mot en 2022 et 2025, l'Irlande en 2023 et 2024). Le XV du Trèfle, amoindri au poste de pilier gauche, paraît certes légèrement vieillissant. La venue de l'Angleterre, le 14 mars prochain, pourrait bien être la "finale" de ce Tournoi, si Français et Anglais se montrent à la hauteur de leur standing d'ici-là. Mais l'écueil initial imposé à Fabien Galthié et sa bande demeure massif.
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Dupont est un “petit poisson” insaisissable pour Doris
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Le droit à l'erreur a changé de bénéficiaires
Oscar Jegou (9 sélections), Nicolas Depoortere (7 sélections) et Théo Attissogbe (8 sélections) - les trois seuls membres du XV de départ à compter moins de dix capes - ont l'opportunité de prouver que la scène n'est pas trop grande pour eux. Lenni Nouchi et Kalvin Gourgues, remplaçants, nourrissent aussi l'espoir de conjuguer le futur au présent. "On est à un an et demi de la Coupe du monde. C'est un objectif en filigrane, dixit Galthié. On est dans une construction, une évolution qui nous amène à cette épreuve."
"Ces jeunes joueurs qui entrent dans l'équipe doivent aussi avoir la possibilité de ne pas tout bien faire, poursuit le technicien de 56 ans. Il faut leur laisser de la place, ne pas être trop exigeants avec eux - je sais qu'ils le sont avec eux-mêmes -, ils ont aussi le droit à des marges d'erreur conséquentes. L'important c'est qu'à la fin, on soit tous satisfaits." Fini, le temps de la mansuétude au sujet de ceux qui ont fait leurs preuves. Place à une indulgence préventive, qui vise probablement à parer toute inhibition.
Fabien Galthié veut retrouver l'élan des débuts. "Ce que je ressens et ce que j'attends, c'est cette flamme qui nous a souvent portés, permis de gagner des matches et de dégager un caractère, une énergie, qui ont conduit nos supporters à croire en cette équipe de France, exhorte l'ancien coach du RCT. C'est cette flamme que l'on a réussi à allumer en 2020 et qu'il faut entretenir." Non pas pour la cérémonie d'ouverture des JO d'hiver, prévue ce vendredi, mais dans l'optique d'un lendemain austral à peine plus lointain.
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Le Grand Chelem pour le XV de France ? “Prématuré” selon Dupont, qui éteint tout début d'enflammade
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France
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Irlande
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