Angleterre - Fidji en quart de finale de la Coupe du monde : Les Anglais sont prévenus
Eurosport sur GoogleBattus par les Fidji fin août, les Anglais ont entamé la Coupe du monde avec une énorme pression sur les épaules. Quatre victoires plus tard, ils retrouvent les Fidjiens ce dimanche à Marseille (17h) pour un quart de finale qui peut relativiser leur mauvaise passe… ou l'entériner. En face, les hommes de Simon Raiwalui veulent écrire une page de leur histoire, comme ils l'ont fait à Twickenham.
Waisea Nayacalevu vs Manu Tuilagi
Crédit: Eurosport
Ils étaient au plus bas. Le 26 août dernier, les Anglais encaissaient une défaite historique, à Twickenham face aux Fidji (22-30), qui ne les avaient jamais battus. Piétiné sur ses terres par la France lors du Tournoi (10-53), le XV de la Rose continuait ainsi de creuser, à l'aube d'une Coupe du monde qu'il pouvait craindre désastreuse. Moins de deux mois plus tard, le voici en quart de l'épreuve… face aux Fidjiens.
"On sait que les Fidji seront dangereux (…)Ce match contre eux a été important pour nous. On a fait quelques réglages et ajustements", a assuré samedi Kevin Sinfield, l'entraîneur en charge de la défense au sein du staff de Steve Borthwick. Il admet que son équipe a manqué de combativité, défensivement, lors de ce revers mémorable. "On a bossé sur ça", promet-il avant de retrouver les "bombes" fidjiennes.
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"Quand il s'agit de Dupont, il y a toujours un plan anti-Dupont"
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Réhabilitation poussive
Depuis, l'Angleterre a donc redressé la barre, en signant un sans-faute lors de la phase de poules (4/4). De là à redorer totalement son blason, il y a un pas... que son jeu restrictif ne pousse pas à franchir. Le 71-0 infligé au Chili mis à part, les Anglais ont gagné sans convaincre, notamment face aux Samoa (18-17). La titularisation du talentueux Marcus Smith à l'arrière pourrait permettre de rompre avec ce côté monocorde.
Simon Raiwalui ne voit pas une tare dans ce pragmatisme culturel. Il défend même ses adversaires de dimanche à Marseille (17h). "La presse et le grand public ont beaucoup critiqué la façon dont ils jouaient avant la Coupe du monde. Mais ils pratiquent un rugby qui vise à gagner des matches. Ils sont très bons sur le plan tactique", considère le sélectionneur fidjien, dans une analyse politiquement correcte.
Mais les joueurs de l'ancien 2e ligne du Racing savent afficher leur aplomb. Lekima Tagitagivalu le fait ainsi : "On n'a jamais participé à une demi-finale, et c'est une grosse source de motivation pour les gars. On a la ferme intention d'y parvenir et d'entrer dans l'histoire. On est prêts à relever ce défi." Joe Marler, pilier d'une équipe anglaise qui reste favorite, souligne cette hardiesse : "Ils sont en confiance. Ils l'ont répété toute la semaine".
Tombeurs de l'Australie (22-15) mais battus par le Portugal (23-24), et ainsi qualifiés par la petite porte, les Fidji ont été terriblement fidèles à eux-mêmes ces dernières semaines. Imprévisibles pour le meilleur et pour le pire. Cette irrégularité est à proscrire, mais ils ne veulent pas se renier dans leur façon d'aborder l'événement, avec une fausse désinvolture. "En tant que Fidjiens, quand on sourit, rien ne peut nous arrêter", affirme Semi Radradra. Les Anglais sont prévenus, doublement.
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"Les Fidji, c'est l'équipe de France bis, les trois quarts de l'équipe jouent en Top 14"
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