Eurosport
Coupe du monde 2023 : même malade, l'Australie n'a pas encore dit adieu aux quarts
Par
Publié 01/10/2023 à 21:11 GMT+2
Le compte n'y est pas encore, mais l'Australie reste en sursis après sa victoire bonifiée contre le Portugal (34-14), dimanche après-midi à Saint-Etienne. Même globalement dominés, les Australiens restent mathématiquement dans la course. Ils devront prier pour un exploit des Portugais contre les Fidji, dimanche prochain, pour se qualifier.
La joie des Australiens après leur victoire contre le Portugal.
Crédit: Getty Images
De l'aveu de son sélectionneur Eddie Jones, l'Australie "n’avait qu’un objectif : rester en vie". A ce compte, la part du contrat est remplie. Même acculée dans son camp durant tout le deuxième acte, même sans grande imagination avec le ballon, l’Australie peut encore se qualifier après sa victoire bonifiée (34-14) dimanche contre le Portugal. Et après une phase de poules insipide, cette situation tient du miracle.
Comptablement, les Wallabies pourraient devenir la deuxième équipe à se qualifier avec 11 points depuis l’instauration de ce format en poules, en 2003, après la France en 2011. Les Australiens pourraient se rassurer en arguant que cette apathie initiale n’avait pas empêché les Bleus d’atteindre la finale, mais avant de penser à ces sommets, ceux-ci doivent d’abord prier pour qu’une qualification en quarts leur tombe du ciel.
L'exploit portugais n'est pas impossible
L’Australie doit, pour ce faire, espérer que les Fidji trébuchent sans bonus contre le Portugal, dimanche soir. Sept longs jours de flottement, donc, sans rien maîtriser. "Je suis déçu que notre destin ne soit plus entre nos mains, a reconnu en interview d’après-match Eddie Jones. On anticipe une qualification pour les quarts, donc on va prendre trois jours de repos puis s’entraîner trois jours."
Jones a-t-il raison de s’obstiner dans cette méthode Coué ? Avant ce week-end, on aurait répondu par la négative. Mais, sans pleinement rebattre les cartes, les deux matchs de cette poule C ont montré qu’un tel scénario pouvait s’imaginer ailleurs que dans les rêves aussies. Très inconstants, les Fidji ont frisé la correctionnelle contre la Géorgie (17-12) et ont loupé un bonus aux allures de première balle de match. Les incroyables velléités offensives portugaises pourraient semer la zizanie dans une défense fidjienne approximative (79% de plaquages réussis samedi), et il n'est pas exclu que la peur de conclure gagne les Fidjiens.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2023/10/01/3795683.jpg)
Australie - Portugal
Crédit: Getty Images
Plutôt cohérents en défense, sans idée en attaque
"Le Portugal a joué avec beaucoup de cœur aujourd’hui, donc on ne sait jamais", illustre Eddie Jones. Et même si des fautes de main portugaises ont enrayé la plupart des franchissements, les Australiens ont résisté malgré dix minutes jouées à 13. "J’ai trouvé qu’on s’est vraiment beaucoup employés en défense", a salué Jones, même si les 29 plaquages manqués (84% de réussite) et les 11 fautes (pour deux jaunes) tempèrent cette impression.
Plus fâcheux, les Wallabies n’ont pas montré grand-chose en attaque, si l’on excepte sept minutes fastes, avec trois essais inscrits entre la 19e et la 26e face à quatorze Portugais. Hormis le puissant troisième ligne Rob Valetini, aucune individualité ne s’est distinguée balle en main. "On manque encore de pragmatisme, a avoué Jones. On arrive à bien faire certaines choses puis on rend le ballon trop rapidement." Il leur faudra un improbable concours de circonstances pour rejoindre l'Angleterre en quarts et avoir une chance de gommer ces scories. "On veut juste terminer l’aventure du mieux possible et si c’est sur le terrain, c’est super", a reconnu le sélectionneur.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité