George Moala suspendu 5 semaines, carton rouge de Owen Farrell annulé : la polémique enfle avant la Coupe du monde

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Cinq semaines sur le flanc pour l'un... rien pour l'autre. Suspendu, George Moala (Tonga) risque de ne pas disputer la Coupe du monde (8 septembre - 28 octobre) alors que pour Owen Farrell (Angleterre), il n'est même pas question de manquer un match. Les sanctions prononcées à l'encontre des deux joueurs mardi provoquent de vives réactions, qui ne se limitent pas aux joueurs tongiens.

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Une justice à deux vitesses ? Les sanctions – dont une "non-sanction" – infligées à Owen Farrell et George Moala suscitent depuis ce mardi de nombreuses réactions. Le capitaine de l'Angleterre a vu le carton rouge qu'il a reçu samedi face au pays de Galles être annulé, le voici donc disponible pour le XV de la Rose, alors que le centre tongien a écopé de cinq semaines de suspension (dix selon que la classification de l'infraction, réduites à cinq en fonction de "facteurs atténuants").
Le communiqué de World Rugby, publié mardi soir, précise que les matches durant lesquels cette sanction sera appliquée sont encore à définir, Moala risquant de ne pas participer à la Coupe du monde (8 septembre - 28 octobre). Auteur d'un geste répréhensible face au Canada le 10 août dernier, il a jusqu'à jeudi en fin de journée (48 heures de délai au total) pour faire appel.

Ahki le plus virulent

Les tentatives de plaquages qui ont conduit aux exclusions en question sont différentes (une épaule dans le visage concernant Farrell, une cathédrale de l'ancien joueur des All Blacks) mais le contraste dans la sévérité des décisions est souligné par plusieurs joueurs*. Daniel Leo, international samoan à la retraite, a ainsi déclaré : "La suspension de Moala de 10 semaines (commentaire réalisé avant l'annonce de sa diminution de 50%, ndlr), à la lumière de l'absence de sanction à l'encontre de Farrell montre que nous (nations du Pacifique) avons encore du chemin à parcourir."
Le Tongien Pita Ahki, concerné de plus près par ce dossier à quelques jours du Mondial, va plus loin : "George Moala a un 'casier vierge' (…) et ce gars (Farrell) a pris je ne sais combien de cartons rouges (plus encore que le nombre d'expulsions de l'Anglais, c'est sa propension à 'plaquer' ainsi qui est notable, ndlr), et il s'en tire proprement ? Cela me fait ch***."

"Une blague, une fois de plus"

"Libérez George Moala, laissez cet homme jouer", a asséné Malakai Fekitoa, lui aussi partie prenante en tant que compère du Clermontois dans la ligne de trois-quarts tongienne. Un tweet "aimé" par l'international français Virimi Vakatawa, originaire des Fidji. Sur Instagram, Fritz Lee (Samoa) y est allé de sa critique, illustrant ainsi un screen de Farrell, en deux images : "Si vous faites ça et ne jouez ni pour les Samoa, les Tonga ou les Fidji… vous êtes libre de jouer."
L'indignation des membres du "tier 2" est doublée d'un questionnement qui semble général. Deux tweets de l'Argentin Agustin Pichot, qui s'était présenté sans succès à l'élection à la présidence de World Rugby en 2020, suggèrent par un exemple un favoritisme récurrent. "Une blague, une fois de plus", a-t-il écrit après la publication de la décision au sujet de Farrell, puis "George Moala", assorti d'un émoticône représentant des yeux, pour insister sur le sort différent qui lui a donc été réservé. En attente, donc, d'un éventuel appel.
*Principalement via leurs comptes Twitter non certifiés mais dont rien ne pousse à douter de l'authenticité.
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