Championnat des nations | Australie - France | Matthieu Jalibert - Romain Ntamack, ça promet !

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Matthieu Jalibert ou Romain Ntamack ? Pour la première fois depuis novembre 2021, Fabien Galthié a choisi… de ne pas choisir. Les deux ouvreurs œuvreront ensemble ce samedi face à l'Australie, l'un (Jalibert) affublé d'un statut d'arrière un peu particulier au sein du XV de France. C'est bien avec deux chefs d'orchestre que les Bleus comptent désarçonner les Wallabies, à partir de 9h40 à Brisbane.

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"J'avais fait des promesses, et je les tiens." Fabien Galthié a ainsi justifié son choix de nantir Romain Ntamack du n°10 et Matthieu Jalibert du n°15 pour affronter l'Australie, samedi à Brisbane (9h40). "J'avais promis à Matthieu le premier test match (en Nouvelle-Zélande, ndlr) et à Romain le deuxième", a-t-il précisé jeudi en conférence de presse, concernant le statut d'ouvreur qui reviendra donc officiellement au Toulousain, le Bordelo-Béglais portant le 15 dans le dos pour la première fois depuis cinq ans.
Pourquoi "officiellement" ? Parce qu'en équipe de France, le poste de demi d'ouverture se conjugue au pluriel. "On joue avec deux n°10 autant que deux n°15, ça marche bien avec Thomas Ramos et un autre n°10, il n'y a pas de raison que ça ne fonctionne pas avec Matthieu [Jalibert] et Romain [Ntamack]", a affirmé le sélectionneur des Bleus, avant cette rencontre de la deuxième journée du Championnat des nations à laquelle Jalibert participera bel et bien, après un "team run" concluant ayant levé vendredi les incertitudes quant à sa condition physique.
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Le cinq-huitième ? On oublie

Le système du XV de France a ainsi facilité une association excitante, entre deux joueurs dont les carrières internationales s'unissent parfois mais s'enchevêtrent souvent. Parvenir à tirer le meilleur, à la fois, de Jalibert (27 ans, 40 sélections) et Ntamack (27 ans, 43 sélections) est l'un des enjeux du double mandat de Galthié, qui avait tenté d'en faire un duo 10-12 en novembre 2021, face à l'Argentine (29-20) et la Géorgie (41-15), avant un succès fondateur contre la Nouvelle-Zélande (40-25). Ce soir-là, Romain Ntamack avait brillé "seul" puis été remplacé durant le dernier quart d'heure par Matthieu Jalibert.
Renouveler l'expérience d'un Ntamack, catalogué meilleur plaqueur malgré les progrès de son homologue en la matière, en "cinq-huitième" n'a pas effleuré l'esprit du staff, eu égard à la prestation défensive de Yoram Moefana, crucial samedi dernier face aux All Blacks (revers 34-32), et plus encore à la densité dont la France dispose au centre. "12-13, il y a du niveau, quand même ! Je ne voudrais pas trop déséquilibrer cette paire (Moefana - Brau-Boirie), a stipulé le coach, sourire aux lèvres. Il y a aussi Kalvin (Gourgues), Nicolas Depoortere, Emilien Gailleton, Auguste Cadot. On va laisser les centres s'expliquer entre eux."
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Un seul regret

L'ordonnancement opéré est apparu comme une évidence, d'autant plus avec la blessure de Max Sring, titularisé en 15 à Christchurch. "Le seul regret que l'on a, c'est de ne pas avoir pu les associer (Ntamack et Jalibert) aux entraînements", a déploré Fabien Galthié, en référence à la contusion à un mollet qui a perturbé la semaine de préparation de l'habituel maître à jouer de l'UBB. Pourvu que ce pépin physique ne pénalise pas trop Matthieu Jalibert, pour que la viabilité de l'option qu'il représente à l'arrière puisse être testée face aux Wallabies, à un peu plus d'un an de la Coupe du monde qui se tiendra chez eux.
Un récital de ces deux joueurs qui demeurent en concurrence – à l'aune de l'importance prise par Ramos lorsqu'il est disponible – ne leur garantirait rien. Le temps des promesses de juillet ne s'étend pas à la quête du sacre planétaire. Mais il pourrait contribuer à bien positionner les Bleus dans la poule "hémisphère nord" de la nouvelle compétition qui structure leur tournée, et surtout adoucir une rivalité exacerbée par les supporters de leurs clubs respectifs. Tout cela a quelque chose de "romanesque", des dires de Galthié, conscient d'avoir donné un parfum particulier à l'affiche de ce samedi, du fait de ce pari.
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