Championnat des Nations - Pour le XV de France, au centre (Moefana, Brau-Boirie, Gourgues, Depoortère...), le choix du roi

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Avec un tel vivier, les cartes sont sans cesse rebattues. Alignés pour la première fois ensemble en Nouvelle-Zélande, Yoram Moefana et Fabien Brau-Boirie ont confirmé samedi (27-42) face à l'Australie, avant l'entrée réussie de Kalvin Gourgues. Au centre, la densité n'a jamais semblé aussi importante pour le XV de France. Une aubaine autant qu'un casse-tête à un an du Mondial.

"C'est comme l'équipe de France de foot : on a les meilleurs trois-quarts du monde"

Video credit: Eurosport

Et peut-être la passe de trois ? Même si Fabien Galthié devrait faire tourner pour donner du temps de jeu à tous ces hommes qui ont fait le voyage au bout du monde, Fabien Brau-Boirie et Yoram Moefana mériteraient une troisième titularisation ensemble au centre après leur match face aux Blacks (34-32) en ouverture du Championnat des nations mais surtout face à l'Australie samedi à Brisbane (26-42). 
Sauf grosse surprise, le sélectionneur tricolore devrait modifier sa paire de centres pour défier le Japon. Une habitude depuis la tournée de novembre 2025 puisque Galthié a changé de paire d'un match à l'autre à sept reprises en dix matches. Il faut remonter au Tournoi 2025 pour voir deux hommes enchaîner ensemble en 12 et 13 plus de deux fois d'affilée (Moefana et Barassi en l'occurrence).
Symptomatique d'une certaine instabilité dans le camp tricolore ? Ou d'un enchaînement de déceptions qui mériteraient d'augmenter le panel de joueurs "testés" ? Pour le staff des Bleus, il s'agit bien sûr d'expérimenter à un an de la Coupe du monde en Australie (surtout pendant cette tournée estivale). Mais ces nombreux changements résultent surtout de la densité d'un vivier qui doit donner des nœuds au cerveau. 

Fickou n'a "jamais eu" une telle concurrence

Le pauvre Virimi Vakatawa, désormais sous bannière fidjienne, est un lointain souvenir. Gaël Fickou est en train d'être relégué au passé même si le futur Toulonnais ne veut pas lâcher. "Pour moi, il y a quand même une suite logique [...] Ça va inciter les joueurs d'expérience à ne pas lâcher", confiait-il, bon joueur, dans son podcast Rugby Confidential après sa non-sélection pour le dernier Tournoi. "Il y a une concurrence de fou, comme je n’ai jamais eue en équipe nationale", avait déjà annoncé le trentenaire en 2025 dans une interview pour Rugbyrama dans laquelle il rappelait son ambition de jouer la prochaine Coupe du monde.
Fickou n'imaginait peut-être pas que Brau-Boirie monte aussi haut aussi vite. Le jeune Palois a séduit dès sa première sélection il y a cinq mois, et enchaîné depuis. Face à la Nouvelle-Zélande et l'Australie, "FBB" a poursuivi sur cette lancée, en convainquant à une place même pas habituelle pour lui : formé comme premier centre, il a joué les deux matches avec le n°13 dans le dos. "Non seulement on sent qu'ils sont complémentaires mais aussi qu'ils peuvent monter plus haut. C'est une structure qui nous a donné beaucoup d'assise dans un match où on en avait besoin", avait justifié le sélectionneur, qui l'avait aligné aux côtés de Yoram Moefana, après la Nouvelle-Zélande.

La jeunesse flamboyante

Le Bordelo-Béglais imagine peut-être, comme en club, son avenir en Bleus aux côtés de Nicolas Depoortère. Freiné par une blessure en fin de saison, le joueur de 23 ans est un sérieux candidat pour la Coupe du monde australienne, tant son début d'aventure avec le XV de France (10 sélections, 4 essais) laisse croire au meilleur pour lui. Ce serait oublier Pierre-Louis Barassi qui semblait devenu le n°13 titulaire "installé", Emilien Gailleton (23 ans) présent lui aussi en Océanie comme Depoortère, Kalvin Gourgues (21 ans) ou encore Auguste Cadot (24 ans), récent finaliste du Top 14 avec Montpellier mais pas encore capé.
Revenu avec le "gang" des Toulousains, Gourgues a disputé dix minutes face aux Wallabies. Son premier ballon ? Un cadrage avant de délivrer une passe décisive pour Théo Attissogbe puis une fin de match hyperactive. "C'est comme l'équipe de France de foot : on a la meilleure équipe de trois-quarts du monde", expliquait notre consultant Jean-Baptiste Lafond au sujet du vivier offensif du rugby français. L'ex-joueur aux 37 sélections avec les Bleus ne visait pas uniquement les centres, bien sûr, alors que Matthieu Jalibert, Romain Ntamack, Aaron Grandidier-Nkanang et Théo Attissogbe ont tous les quatre réussi leur match face aux "Aussies". Espérons que l'analogie suive en Coupe du monde, avec le parcours des hommes de Didier Deschamps comme exemple.
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Lafond : "Dans la tête de Galthié, Ntamack a une longueur d'avance sur Jalibert"

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