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Fabien Galthié avant Japon-XV de France (Championnat des nations) : "Nous ne sommes pas totalement satisfaits des performances de notre mêlée"
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Mis à jour 16/07/2026 à 09:43 GMT+2
Pour le troisième match du championnat des nations, samedi au Japon, Fabien Galthié a décidé de changer intégralement sa première ligne (Jefferson Poirot, Maxime Lamothe et Régis Montagne remplacent Moses Alo-Emile, Peato Mauvaka, Demba Bamba). Le technicien tricolore a fait savoir qu'il n'était "pas totalement satisfait des performances de la mêlée" française.
Lafond : "Dans la tête de Galthié, Ntamack a une longueur d'avance sur Jalibert"
Video credit: Eurosport
Fabien Galthié, pourquoi avoir changé toute la première ligne par rapport à la victoire en Australie ?
Fabien Galthié. : Parce que nous ne sommes pas totalement satisfaits des performances de notre mêlée. Et parce que nous avons emmené sept piliers, quatre piliers droits et trois piliers gauches, et on a besoin de les mettre sur le terrain, de trouver une homogénéité, de les faire grandir. Mais rien ne nous surprend... On n'a pas de certitudes en pilier droit, On cherche à développer des potentiels. C'est un secteur qu'on cherche à développer. Et ces rotations, c'était prévu.
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Vous êtes peut-être en train de voir l'équipe qui va continuer la compétition
Globalement, la conquête est décevante ?
F.G. : Le rugby commence devant. Je n'invente rien. Il commence par la conquête. Donc il est difficile d'exister au plus haut niveau sans la touche et la mêlée. Je ne dis pas qu'on ne l'a pas, mais c'est un élément qu'il va falloir renforcer. En tout cas, on y travaille. Je ne peux pas vous dire mieux. Ça fait partie de nos priorités.
Ce Championnat des nations, vous êtes venus pour le gagner ?
F.G. : On est très ambitieux. Et l'ambition, c'était de construire une équipe pour gagner les matchs, quel que soit l'adversaire, quelle que soit la contrainte liée aux déplacements. Et ce groupe de joueurs, les 42 puis 41, puisque Damian nous a quittés très vite (ndlr : Penaud, blessé contre les All Blacks), a répondu très très vite à nos attentes. Voire les a dépassées... Je vous avais dit, avant le match en Australie, que ce n'était pas l'équipe de France qui a gagné le Tournoi. Mais là, je peux vous dire que vous êtes peut-être en train de voir l'équipe qui va continuer la compétition. Il se passe des choses, clairement.
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"C'est comme l'équipe de France de foot : on a les meilleurs trois-quarts du monde"
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Je me suis aidé de Thomas Coville
Comment garder les joueurs mobilisés après une saison si longue ?
F.G. : Pour certains, la saison a commencé en juillet, donc ça fait plus de 12 mois. Quand on sait que nos adversaires ont des saisons de six à huit mois. Alors comment on a construit cette compétition ? On a essayé de faire comme si c'était une nouvelle saison pour les joueurs, comme un nouveau départ. On avait un tour du monde à faire, qui commençait en Europe, qui partait dans l'hémisphère sud et qui finit au Japon... Je me suis aidé de Thomas Coville, un navigateur qui a gagné le trophée Jules Verne et qui est venu nous parler de ses courses autour du monde. On a essayé de changer le prisme qu'on pouvait proposer aux joueurs.
Qu'y a-t-il à craindre du Japon ?
F.G. : Eddie Jones (ndlr : le sélectionneur australien du Japon) doit entraîner au plus haut niveau depuis au moins 26 ans. Il a pris l'équipe d'Australie, d'Angleterre, il a aussi travaillé pour l'Afrique du Sud. C'est un sélectionneur qui traverse les civilisations, le nord, le sud, et qui a souvent, très souvent, des résultats. Et qui a une pensée aussi. Une méthode. Et je me méfie énormément de sa stratégie, de sa tactique. Je m'attends à quelque chose de très, très difficile samedi... Il y a vraiment un style Eddie Jones. Un style de jeu, avec une défense sans ballon qui gagne beaucoup de terrain. Et une animation très bien structurée. Avec la capacité de sortir une arme spécifique, en ayant identifié chez nous une faiblesse spécifique. Je ne sais pas laquelle. Mais je sais qu'il va nous sortir ça.
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