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Rugby - Fabien Galthié (XV de France) sur le Championnat des nations : "Je prédis un grand succès à cette compétition, je la trouve formidable"
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Publié 02/07/2026 à 14:55 GMT+2
Fier que le XV de France soit appelé à ouvrir le Championnat des nations, à Christchurch samedi contre les All Blacks, Fabien Galthié, le sélectionneur des Bleus, approuve totalement cette nouvelle compétition. "C'est une formidable idée, car elle mélange l'héritage des tournées d'été et d'automne, en essayant d'organiser le nord face au sud", a-t-il indiqué en conférence de presse.
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Fabien Galthié, comment voyez-vous cette nouvelle compétition ?
Fabien Galthié : C'est une formidable idée d'avoir construit cette compétition en mélangeant l'héritage des tournées d'été et d'automne, en essayant d'organiser le nord face au sud. Et pour la septième journée (les six finales à Twickenham), challenger les équipes du nord face au sud une dernière fois, c'est très original. Je prédis un grand succès à cette compétition. Et on a la chance d'être les premiers à la jouer. Je trouve ça formidable.
Damian Penaud a été piqué, c'est normal, c'est un compétiteur
Est-ce qu'à un an de la coupe du monde, il y a aussi l'envie de marquer un peu le territoire avec cette conquête éventuelle ?
F.G. : Disons qu'avant de parler de conquête de titre, c'est l'occasion de challenger un maximum de potentiels du rugby français. Vous savez dans quelles conditions on prépare ces matches l'été. On ne peut pas faire jouer les finalistes. Souvent, ça correspond à une grande partie de l'équipe de France. Donc, on fait avec ça. On pense qu'on arrive avec une équipe qui n'est pas l'équipe de France, mais clairement, c'est la meilleure équipe de France du moment. Si je prends le Tournoi des 6 nations, je considère que dans cette équipe-là, on a quatre titulaires du Tournoi.
Parmi les revenants, il y a Damian Penaud. Comment l'avez-vous retrouvé ?
F.G. : Je lui ai posé la question, s'il voulait venir. Clairement, il m'a dit que oui. Pourtant, il est haut dans le temps de jeu (2183 minutes et 30 matches). Pour des raisons personnelles aussi (la naissance de son premier enfant), il aurait pu me dire non, mais il m'a dit oui. Il n'a pas lâché le morceau. Et dès ce premier rendez-vous, il va nous montrer de quoi il est capable. Il a été piqué, c'est normal, c'est un compétiteur.
Qu'attendez des All Blacks ?
F.G. : Brutalité et talent. La brutalité liée à leur culture. Le talent lié à leur potentiel certain, et à leur motivation. Aujourd'hui, c'est la deuxième meilleure équipe au monde, à la recherche de la première place, la seule qui les intéresse. Ils ont trois titres mondiaux. Mais ils ont été dépassés par les Sud-Africains. La seule chose qui les intéresse, c'est repasser devant les Sud-Africains.
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Pour le pilier droit, le choix a-t-il été difficile ?
F.G. : Non, on n'a pas hésité sur la feuille de match. On a Tevita Tatafu, qu'on relance en permanence et qu'on a envie de voir avec nous, mais qui a été malheureusement blessé depuis deux saisons. On a Sipili (Falatea), passé numéro 3 à Bordeaux, mais qui a fait des belles choses avec nous. On a Régis (Montagne), qui depuis deux ans est avec nous, qui a été blessé. Et on a Demba (Bamba), qui a fait une grosse saison avec le Racing. Qui semble être plus constant. Donc, on n'a pas hésité.
Pourquoi un tel accent sur la mêlée et la conquête ?
F.G. : Maintenant, 50% des mêlées sont sifflées. Est-ce qu'elles vont être sifflées pour nous, contre nous ? En tout cas, clairement, on a décidé de mettre l'accent sur ce secteur. Mais on a besoin de comprendre aussi quels sont les attendus. Même si l'arbitrage ne change pas, les attendus des arbitres changent. Or, j'ai toujours construit la stratégie de l'équipe de France en m'alignant sur les attendus de l'arbitrage. Dans la conquête, on a un autre secteur très important, les ballons portés. C'est le deuxième secteur le plus sanctionné. Là, on se trouve sur des taux de pénalité qui tournent autour de 40%. Et nous, on veut comprendre comment on peut gagner ce rendez-vous-là.
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