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Des points et des fautes
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Publié 24/02/2003 à 06:00 GMT+1
Le XV de France a remporté l'un des plus larges succès de son histoire aux dépens de l'Ecosse (38-3) à l'issue d'un match constellé de fautes, lors de la deuxième journée du Tournoi des six nations, dimanche au Stade de France.
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Le XV de France a remporté l'un des plus larges succès de son histoire aux dépens de l'Ecosse (38-3) à l'issue d'un match constellé de fautes, lors de la deuxième journée du Tournoi des six nations, dimanche au Stade de France.
Les statistiques sont parfois trompeuses. Le XV de France a égalé l'écart record (+35) face à l'Ecosse établi le 21 février 1998 à Murrayfield (51-16). Ce jour-là, sept essais avaient concrétisé une grande sarabande de jeu offensif.
Cinq ans plus tard, la victoire française, assortie de quatre essais, a été ternie par de nombreuses fautes de main. Qui incriminer? L'état lamentable du terrain qui rend les appuis incertains, les courses mal ajustées ou les passes mal assurées? Un peu des trois sûrement... En tous cas, les très faibles écossais, déjà balayésà domicile par l'Irlande lors de la première journée, ont échappé à une déroute historique.
Limités dans tous les domaines, à l'exception de la touche, ils ont été rarement dangereux, en raison notamment de la lenteur de leur ouvreur Brendan Laney.
Festival de fautes
Jamais menacé, le XV de France, plein de bonnes intentions, s'est rapidement détaché, grâce à Fabien Pelous, qui fêta sa 74e sélection d'un sixième essai en match international, inscrit avec l'aide de tout le pack après une "pénaltouche" (8e). Derrière cette entame idéale, un festival de fautes de mains, de ballons mal négociés et rendus à l'adversaire.
L'intérêt du match dégringola progressivement, au rythme des mêlées signalées par l'arbitre australien Peter Marshall. Au milieu des approximations et des ballons rendus aux Ecossais, les Français s'offrirent une avance confortable à la mi-temps (17-3), grâce au pied de François Gelez, auteur de quatre pénalités au cours des quarante premières minutes. Le match, assez engagé, sembla gagner en qualité en début de seconde période, où Clément Poitrenaud conclut derrière la ligne une belle attaque sur laquelle les Français alternèrent parfaitement entre pénétration et jeu au large (42e).
Le XV de France oublia alors de pousser les Ecossais dans le précipice, lorsque Garbajosa, à la sortie d'une belle percée, tête haute et buste droit, omit de servir Clerc à l'intérieur (44e).
18 points pour Gelez
Cet oubli signa le retour des imprécisions. Des mêlées à répétition et des ballons rendus à l'adversaire. Un silence ennuyé monta sur le Stade de France, pourtant prêt à s'enflammer.
Deux derniers éclairs tirèrent le public de sa torpeur. D'abord le troisième essai, inscrit par Damien Traille, qui reprenait une passe au pied astucieuse de Gelez au-dessus de la défense écossaise (61e). Vingt-trois minutes de patience plus tard, Dimitri Yachvili, entré en remplacement de Galthié, délivra une transversale au pied de cinquante mètres qui atterrit dans les bras de Rougerie, premier dans l'en-but devant Logan pour le quatrième essai (80+4).
La transformation de François Gelez contenta la foule et permit au XV de France de rejoindre l'équipe de 1998. Surtout, elle donna à l'ouvreur du SU Agen, titularisé à la place de Gérald Merceron malheureux au pied en Angleterre, l'occasion de devenir avec 18 points le meilleur réalisateur français dans un match face à l'Ecosse, devant Thierry Lacroix, auteur de 17 points lors de la Coupe du monde 1995 en Afrique du Sud.
Cette victoire, mère de records, permet au XV de France d'effacer en partie la défaite (25-17) en Angleterre, le 15 février. Mais elle ne fera pas oublier les nombreuses fautes qui devront être gommées avant le périlleux déplacement en Irlande le 8 mars.
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