Coupe du monde 2023 - Test-match / L’antisèche de France-Écosse : Reprise en douceur

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Avec un XV de départ ressemblant fortement à son équipe-type, la France a dû cravacher pour venir à bout de l’Écosse, ce samedi soir à Saint-Étienne (30-27). À moins d’un mois de leur entrée en lice dans le Mondial Coupe du monde (8 septembre-28 octobre), les Bleus ont réalisé une prestation poussive. Mais s’il n’y a pas lieu de plastronner, il serait tout autant déplacé de s’affoler.

"Galthié a raison, c'était le premier match de préparation de ce XV de France"

Video credit: Eurosport

Le jeu : Rentrée victorieuse, mais laborieuse

Le XV de France "premium" - même s’il convient de ne plus l’appeler ainsi - a d’abord été poussif, ce samedi soir sur la pelouse de Geoffroy-Guichard. Cueillis à froid par des Écossais entrés dans le match avec le couteau entre les dents, les Bleus ont laissé leurs belles envolées au placard en première période. Ils s’en sont remis à une conquête dominatrice, incarnée par leur puissance en mêlée, pour se remettre la tête à l’endroit et répondre au défi imposé par un XV du Chardon plus avancé dans sa préparation.
À vrai dire, il y avait de quoi rester sur sa faim. Mais pour voir des fulgurances, il fallait simplement attendre l’entame du second acte. En deux coups d’accélérateur, l’un sur une situation de turnover, l’autre après une touche rapidement jouée, les hommes de Fabien Galthié ont fait étalage du jeu vif et léché qui les rend si redoutables. Suffisant pour prendre le large au score. Deux éclairs au milieu d’une rencontre décousue et tout sauf maîtrisée par les Français, qui se sont livrés sans compter mais ont aussi été trop friables défensivement. Ce qui ne les a toutefois pas empêchés de l’emporter.
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Villière titulaire, Boudehent dans les 33 : ont-ils gagné leur place ?

Video credit: Eurosport

Les joueurs : Dupont rayonnant, les centres en dedans

Qui d’autre ? Comme souvent depuis quelque temps, Antoine Dupont a été le meilleur Français sur le pré. Le génial demi de mêlée a été impliqué sur les trois essais de son équipe et a combattu férocement en défense. Même s’il n’a pas été irréprochable sur le premier essai écossais, Thomas Ramos a sorti une prestation dans la lignée de ses précédentes sorties, avec de belles inspirations et un précieux 100% au pied. Charles Ollivon, lui, a su mettre les siens dans l’avancée, a inscrit un essai et a réussi réalisé l'action défensive décisive, en perturbant le maul adverse sur la dernière action.
De retour en sélection, Gabin Villière a été peu en vue offensivement mais s’est distingué par sa hargne habituelle dans les rucks, qui a permis de récupérer des ballons. Plutôt à son avantage la semaine passée, Paul Boudehent n’a pas vraiment eu l’occasion de s’illustrer cette fois. Match frustrant, également, pour la paire de centres Jonathan Danty-Gaël Fickou, qui n’a pas eu autant d’impact qu’à l’accoutumée.
Côté écossais, on relèvera le gros match des deux ailiers, Kyle Steyn et Duhan van der Merwe, le premier ayant même inscrit un doublé. Finn Russell a été plus en retrait et a surtout laissé échapper de précieux points au pied.

L’action : La percée de Ramos, la chevauchée d’Ollivon

Deux minutes seulement après avoir applaudi l’essai de Damian Penaud, au tout début de la seconde période, les spectateurs présents dans les tribunes du Chaudron ont eu une nouvelle excellente raison de se lever de leur siège. À la suite d’une touche jouée rapidement par Thomas Ramos dans le camp tricolore, Antoine Dupont a retrouvé son arrière, qui a cadré et débordé sur l’aile gauche, avant de servir Charles Ollivon dans l’axe. L’ex-capitaine a déposé Finn Russell et a filé à grandes enjambées aplatir sous les perches.

La stat' : 511

Enquiquiné par une succession de blessures, Gabin Villière a dû attendre 511 jours avant de porter à nouveau le maillot de l’équipe de France. Un retour à point nommé pour l’ailier toulonnais.
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Gabin Villiere face à l'Ecosse à Saint-Etienne.

Crédit: Getty Images

La décla : Grégory Alldritt (au micro de TF1)

La question : Y a-t-il plus de motifs de satisfaction que d’inquiétude pour Galthié ?

Contrairement au rendez-vous d’Édimbourg, qui avait permis aux coiffeurs de se mettre en valeur, le deuxième affrontement estival face à l’Écosse devait servir à la France de rampe de lancement vers le Mondial. C’était un test attendu, dans l’Hexagone qui plus est, quatre semaines avant de croiser la Nouvelle-Zélande. Et il y a fort à parier que les Bleus ont dû en décevoir plus d’un. Quatre essais encaissés, une incapacité à conserver le ballon et multiplier les temps de jeu, une défense trop facilement prise de court… Il y a bien eu quelques fulgurances, et heureusement, mais la prestation d’ensemble n’était clairement pas la plus aboutie de l’ère Fabien Galthié.
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Lafond s'inquiète de "trucs de faux-culs" dans le traitement médiatique du XV de France

Video credit: Eurosport

Il n’empêche, le sélectionneur national n’a que peu de raisons de s’inquiéter, si ce n’est de l’état de Cyril Baille et Romain Ntamack, sortis sur blessure. Après tout, ses cadres effectuaient leur première sortie commune depuis la fin du Tournoi. Ils manquaient logiquement de repères et de jus, après des semaines d’entraînement à haute intensité. En face, les Écossais - qui avaient attaqué leur préparation plus tôt et ne sont, de toute façon, en aucun cas des faire-valoir - disputaient leur troisième rencontre de l’été. Par conséquent, les partenaires de Thomas Ramos sont encore loin d’être à 100%. Et malgré cela, ils sont allés chercher ce qui comptait le plus pour eux : la victoire. Ce qui reste, au fond, le plus grand des motifs de satisfaction.
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