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Historique : le XV de France domine la Nouvelle-Zélande (30-29) pour la troisième fois d'affilée
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Publié 16/11/2024 à 23:00 GMT+1
Fantastique XV de France. Dans un match au couteau, plein d'intensité, l'équipe de France a réussi à prendre le meilleur sur la Nouvelle-Zélande dans un Stade de France en fusion d'un tout petit point (30-29). Enormes de courage et opportunistes, les Bleus signent ainsi leur troisième victoire de suite face aux terrifiant All Blacks. Complètement dingue !
"Bielle-Biarrey est déjà devenu une valeur sûre du XV de France"
Video credit: Eurosport
L’équipe de France s’était arrêtée en quarts de finale de sa Coupe du monde pour un point, l’an passé face à l’Afrique du Sud (28-29). Ce samedi soir, en sortant victorieuse d’un point d’une bagarre incessante face à la Nouvelle-Zélande (30-29), elle vient de poser la première véritable pierre de sa reconstruction dans l’optique de la Coupe du monde 2027. Dominés en première période, les Bleus ont réussi à retourner la situation au retour des vestiaires portés par un Stade de France incandescent.
La victoire face au Japon ne valait pas grand-chose, la semaine passée ; la victoire de ce samedi soir, elle, va donner au XV de France une excellente base de travail pour les trois prochaines années. Sur le plan sentimental d’une part, puisque ce groupe avait terriblement besoin de renouveler ses références après un été très délicat ; mais aussi sur le plan du jeu, car malgré le résultat, tout n’a pas été parfait pour les Bleus, loin s’en faut.
Ce sont pourtant eux qui ont ouvert le score grâce à une pénalité de Thomas Ramos (8e), après un enchaînement de coups de sifflet de M. Amashukeli qui a saccadé le début de match. Mais les All Blacks n’ont pas mis deux minutes à se remettre dans le sens de la marche. Une erreur de jugement de Gabin Villière en bout de ligne, parti intercepter mais lobé par la passe, a mis le rideau défensif bleu dans la panade. Vêtus de blanc pour cette soirée qui s’annonçait de gala, les Blacks ont pris les commandes de la rencontre grâce Peter Lakai, à la conclusion d’un mouvement rapide et spontané (7-3, 9e).
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"Attendons l'Argentine pour, peut-être, parler de tournée fondatrice"
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Le pack français embouti
Assommés par ce revirement brutal de situation, les Bleus n’ont d’abord pas su réagir. Rabroués dans les rucks par les Néo-Zélandais, fébriles en touche et complètement anesthésiés en mêlée fermée, les joueurs de Fabien Galthié ont parfois semblé étonnamment impuissants lors de cette première période. Le Stade de France avait goûté le Kapa o Pango, version “ultra” du haka que les All Blacks avaient choisi d’interpréter avant le coup d’envoi ; il n’a pas goûté le moins du monde l’explosion du pack tricolore à la 27e minute sous la pression néo-zélandaise en mêlée.
Le demi de mêlée Cam Roigard, filou en chef, en a profité pour chiper le ballon à Grégory Alldritt et donner une avance appréciable à son équipe (14-3, 28e). Comme si les briscards n’y pouvaient rien, il a fallu que ce soit un nouveau venu, Romain Buros, qui sonne la révolte sur le seul mouvement bleu véritablement construit de la première période (14-10, 34e). Les Bleus restaient dans le coup, mais il allait falloir revenir tambour battant sur la pelouse.
Décidément, ce Bielle-Biarrey !
Chose promise à un Stade de France en fusion, chose due : dès la première mise en route, Paul Boudehent s’en est allé inscrire un essai sur ballon porté (17-17, 44e), qui a renvoyé les deux équipes dos à dos à l’entrée de la dernière demi-heure. Puis ce fut au tour du grand bonhomme de la soirée, Louis Bielle-Biarrey, d’entrer en scène. Après une transmission manquée des Blacks, qui avaient visiblement le désir de prendre de vitesse la défense tricolore autant que faire se peut ce samedi soir mais qui s’exposaient forcément à des contres, le Bordelais a profité d’un coup de pied à suivre de Thomas Ramos pour déposer l’arrière-garde black (24-17, 52e).
Ce fut ensuite un jeu de botteurs, et le XV de France sait qu’à ce petit jeu-là, il tient un maître en la matière avec Thomas Ramos. L’ouvreur français a répondu du tac au tac à Damian McKenzie jusqu’à la fin de la partie, donnant des sas de respiration aux 30 acteurs qui, depuis la 1e minute, se disputaient chaque ballon comme si c’était le dernier. Le dernier ballon, justement, a demandé aux Bleus un ultime effort puisque la sirène a retenti alors que les Blacks tenaient le ballon dans leur camp. La tentative était vaine : Georges-Henri Colombe passait par là, et il avait décidé que le porteur de balle black ne toucherait pas le sol après son plaquage. M. Amashukeli a sifflé une dernière fois, permettant au Stade de France de crier sa joie. L’équipe de France regarde en direction de 2027, avec une victoire de prestige face à la Nouvelle-Zélande dans l’escarcelle.
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Charles Ollivon après la victoire face aux Blacks
Crédit: Getty Images
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