XV de France - Fabien Galthié, questionné sur Matthieu Jalibert : "On a besoin de joueurs forts, de détermination"
Les titularisations de Romain Buros et Gaël Fickou face à la Nouvelle-Zélande, samedi au Stade de France (21h10), résultent de logiques différentes selon Fabien Galthié. Le sélectionneur des Bleus a expliqué son cheminement, ce jeudi lors de l'annonce de la composition du XV de France. Il a également été interrogé sur le cas de Matthieu Jalibert, dont il a choisi de se passer pour cette rencontre.
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C'est le match le plus attendu de cette tournée du XV de France. Samedi, les Bleus vont affronter la Nouvelle-Zélande au Stade de France (21h10). Par rapport au premier test, remporté 52-12 contre le Japon, les présences de Gabin Villière (pour se relancer) et de Paul Boudehent (pour confirmer sa très bonne entrée) sont à relier à des forfaits. Mais le staff a aussi opéré des changements de plein gré.
En marge de l'annonce de la composition française, Fabien Galthié s'est expliqué, ce jeudi en conférence de presse, sur deux changements non fortuits dans son XV de départ. La titularisation de Romain Buros à la place de Léo Barré, en n°15, et celle au poste de second centre de Gaël Fickou, rétrogradant Emilien Gailleton sur le banc, n'interrogent pas autant l'une que l'autre.
Léo [Barré] a laissé un peu de place à l'émulation
"Romain Buros a passé quatre semaines avec nous en Australie, en 2021. Il est venu au Japon aussi (en 2022). Il est performant en club et à l'entraînement avec nous depuis quatre ans, il arrive avec un capital de confiance, des certitudes dans son jeu", a argumenté Galthié, concernant l'arrière de l'UBB, pour qui découvrir le niveau international face aux All Blacks sera un immense défi.
Pourquoi, alors, ne pas avoir lancé le bizuth Buros dès samedi dernier, face à un adversaire moins redoutable ? "Léo [Barré] a laissé un peu de place, dans ses performances, à l'émulation, à la compétition. On a jugé que c'était le bon moment", a précisé le sélectionneur des Bleus, ciblant la copie nipponne seulement correcte du n°15 du Stade français, peu en verve en ce début de saison.
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Fickou ne dit pas non au carton rouge de 20 minutes
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Fickou garde la confiance de Galthié
Concernant le n°13, il est plutôt question du retour d'un cadre préservé, en la personne de Gaël Fickou (30 ans, 91 sélections), que d'une relative sanction. "[Fickou] est un des joueurs les plus performants du Racing. Je regrette un peu qu'il ait été titularisé lors des huit premières journées de Top 14, ce qui ne lui a pas permis de se régénérer", a déploré le technicien de 55 ans.
Et de poursuivre : "Là, après trois semaines de préparation spécifique, il est très en forme. Ce qu'il démontre aux entraînements nous permet d'imaginer une paire de centres très équilibrée (avec Yoram Moefana), sachant qu'Emilien Gailleton a fait un très bon match (contre le Japon)." Charge à l'expérimenté Fickou de "répondre" à son jeune concurrent (21 ans).
On a besoin d'identifier les joueurs déterminés qui ont la capacité de traverser les bons moments et les moments difficiles
Matthieu Jalibert, lui, ne pourra pas répondre à qui que ce soit sur le pré. Remplaçant lors du match précédent, il ne figure pas dans le groupe des 23 pour ce test plus significatif. Questionné sur l'éventuelle déception de l'ouvreur de l'UBB, Fabien Galthié a rétorqué : "Chacun est libre de vivre ses émotions, de les partager."
Puis il s'est montré plus acerbe : "On a besoin de joueurs forts, de détermination. Jusqu'à présent, il a apporté son talent à l'équipe de France, il a toujours essayé de donner le meilleur de lui-même. Et il continuera… s'il le souhaite." Et d'insister : "On a besoin d'identifier les joueurs déterminés qui ont la capacité de traverser les bons moments et les moments difficiles."
L'absence de Jalibert est liée, plus ou moins directement, au choix d'un banc en 6-2 (avec six avants) et non en 5-3, comme le week-end dernier. "Ce banc nous permettra – on le souhaite – de tenir la distance", dixit Galthié, qui a identifié le besoin d'apporter du sang neuf devant face à la Nouvelle-Zélande. "Les mêlées lors des vingt dernières minutes ont permis aux All Blacks de récupérer des pénalités décisives, lors de leurs victoires en Angleterre (22-24) et en Irlande (13-23)", se méfie-t-il.
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