Top 14 - Le Racing 92 crée l’exploit au Stade français (13-17)

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TOP 14 – C’est un très grand coup qu’ont frappé les Racingmen ce dimanche en clôture de la 21e journée de Top 14 sur le terrain du Stade français (6-17). Réduits à quatorze suite au carton rouge reçu par leur deuxième ligne Veikoso Poloniati à la demi-heure de jeu, les Ciel et Blanc ont su trouver les ressources pour venir à bout des Parisiens, qui ont tout de même accroché le bonus défensif.

le Racing 92 a battu le Stade français à 14 contre 15

Crédit: Getty Images

Comme lors de ses cinq dernières venues à Jean-Bouin, le Racing 92 a remporté le derby francilien sur la pelouse du Stade Français (13-17), dimanche soir, en clôture de la 21e journée de Top 14. Très réalistes offensivement et accrocheurs défensivement, les Ciel et Blanc ont résisté dans un match en grande partie disputé en infériorité numérique, après le rouge de Veikoso Poloniati (31e). Les Racingmen se replacent à proximité du top 6, alors que le Stade Français, maladroit, fait du surplace malgré le bonus défensif.
Faut-il y voir un acte fondateur ? Si souvent raillé pour son inconstance et sa porosité défensive, le Racing 92 a réalisé une performance que l’on ne lui connaissait pas. Les conditions de ce succès, acquis en ayant passé les trois quarts du match à 14, en renforcent son importance. Une fois n’est pas coutume, la pire défense du Top 14, celle-là même qui encaissait 40 points à chaque fois ou presque, a eu des allures de forteresse. Habiles dans la ligne et présents sur les rucks, les Racingmen n’ont pas laissé le moindre espace à un adversaire dépassé. Les voici, septièmes, un point derrière Toulon, dernier qualifiable.

Poloniati exclu deux fois, sans conséquence

On aurait pourtant pu voir l’expulsion de Poloniati, pour une manchette sur Jeremy Ward (31e), comme un tournant. Et ce d’autant que le Racing menait 10-3, après un premier essai inscrit par Christian Wade (20e) sur un renversement au pied peu académique d’Antoine Gibert.
Mais après tout, les Ciel et Blanc avaient déjà montré leur habileté à évoluer en infériorité numérique, en n’encaissant pas d’essai après un premier carton jaune. Poloniati, déjà lui, avait été envoyé au frigo pour 10 minutes après une plaquage non maîtrisé sur Romain Briatte (11e) qui aurait pu lui valoir plus cher.
Comme si le vent avait enfin tourné, le Racing a, en plus, bénéficié d’une sacrée réussite pour inscrire un second essai par Max Spring (6-17, 45e), après un coup de pied à suivre dont le rebond capricieux a trompé Joris Segonds. Par la suite, les Altoséquanais se sont appliqués à défendre leur camp. Leurs fautes à répétition (14 au total, dont un bon nombre près de leur ligne) n’ont, à l’arrivée, pas influé sur le score, tant le Stade Français s’est emmêlé les pinceaux à répétition.

Paris regarde désormais dans le rétro

Les Parisiens, très brouillons dans leur ligne de trois-quarts, ont en effet multiplié les séquences de pilonnage et les touches à 5 mètres. Mais il y avait toujours un en-avant, une petite faute ou un soutien trop tardif pour enrayer ces actions. Les Stadistes ont certes trouvé la faille dans les derniers instants, sur un jeu au pied par-dessus de Léo Barré repris par Peniasi Dakuwaqa (78e, 13-17) pour rapporter le bonus défensif. Mais le Stade Français a manqué de continuité pour renverser un Racing venu lui rendre la pareille, après le carton parisien du match aller (10-48).
Plus embêtant, le Stade Français a laissé La Rochelle, dauphin brillant à Bordeaux hier, prendre 6 points d’avance. Son adversaire du soir, totalement relancé et aux portes du top 6, n’est qu’à 5 unités. Avant de penser aux demi-finales, Paris doit donc d’abord assurer sa place parmi les 6 premiers. Un défi possiblement relevé sans Morgan Parra, sorti touché en première période.
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