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Top 14 - Maladroit, malin, décisif : Thomas Ramos à l’image du succès toulousain
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Publié 26/11/2023 à 00:20 GMT+1
Accroché, pas toujours précis dans son jeu, le Stade toulousain a tout de même décroché une victoire et un bonus offensif très heureux en toute fin de partie face à Clermont samedi (31-10). Un drôle de succès qui porte aussi la patte de Thomas Ramos, malheureux sur l’essai auvergnat mais qui s’est rattrapé avec une dernière percée décisive offrant la cerise sur le gâteau aux Haut-Garonnais.
Thomas Ramos face à Clermont
Crédit: Imago
Une soirée faite de hauts et de bas qui se termine très bien. Cela pourrait résumer tout à la fois la victoire bonifiée du Stade toulousain, samedi contre Clermont (31-10) et la prestation de son ouvreur du jour Thomas Ramos. Dépositaire du jeu des champions de France après avoir laissé le rôle à Antoine Dupont les journées précédentes, l’habituel arrière des Rouge et Noir a connu du bon et du moins bon, mais son influence a été très directe sur le tableau d’affichage et sa capacité à rebondir un des facteurs clés du succès de son équipe.
D’ordinaire très précis au pied, il a raté en début de seconde période une pénalité presque en face des poteaux (46e) à un moment où le score était encore étriqué (7-3). Trois minutes plus tard, l’ancien Columérin a joué à la roulette russe avec plus de réussite. Suite à un ballon perdu par Antoine Dupont et poussé au pied par un Clermontois, Ramos a dû revenir en catastrophe sur le centre Irae Simone, parti en dribbling vers l’en-but. Juste derrière l’Australien, le Toulousain lui a emboîté le pas et son pied est venu percuter le sien, le faisant trébucher.
Une intervention risquée, qui aurait pu lui valoir un carton jaune et un essai de pénalité, mais si finement exécutée que l’arbitre Luc Ramos, après visionnage de plusieurs ralentis, n’avait pas les éléments suffisants pour retenir l’intentionnalité du geste. Au grand dam du manager de l’ASM Christophe Urios, dont le sourire jaune en disait long.
Une percée à la Ntamack
Un tournant pour les Jaunards, qui décrocheront peu après avec le deuxième essai personnel de Lucas Tauzin (54e). Le break fait, Toulouse a logiquement voulu chercher un peu plus malgré sa balourdise du moment et était en bonne position de le faire à un quart d’heure de la fin. Moment choisi par Thomas Ramos pour casser une longue et bonne séquence avec une passe peu opportune sous pression qui s’est convertie en offrande pour Simone. Un essai au goût de petite vengeance personnelle pour le numéro 13 clermontois.
C’est pourtant bien le Toulousain qui a eu le dernier mot. Une attaque presque anodine dans le camp rouge et noir à quelques encablure du coup de sifflet final, une montée défensive anticipée d'un adversaire, un espace qui se libère et l’ouvreur français qui s’y engouffre et déchire le rideau défensif… l’action avait des airs de celle de Romain Ntamack en finale de la saison dernière contre le Stade rochelais. Avec une finition légèrement différente, puisqu’un dernier défenseur clermontois a obligé Ramos à la passe, mais la finalité est restée la même. Une percée de classe venant donner une autre épaisseur à une performance jusqu’alors mitigée.
"C’était un match très compliqué, a reconnu l’intéressé au micro de Canal+. On doit se remettre en route et ne pas trop parler. Ce point de bonus vient rattraper un peu ceux laissés en route depuis le début de la saison, mais on s’en sort quand même très bien". Grâce à Thomas Ramos, le Monsieur plus de ce Stade toulousain sur courant alternatif mais bien co-deuxième du Top 14.
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