Top 14 - Stade français - Stade toulousain - L’antisèche : Paris, la défense a régné

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Le Stade français a disposé du Stade toulousain dimanche en clôture de la 9e journée de Top 14 (27-12). Une rencontre qu’il a pleinement maîtrisé en grande partie par la qualité de sa défense, retrouvée après l’échec de la journée précédente à Pau. Un retour aux bases payant qui servira de match référence aux Parisiens pour la suite de la saison.

Le centre parisien Jeremy Ward face à Toulouse

Crédit: Getty Images

Le jeu : le Stade français a presque tout maîtrisé

Toulouse a dû attendre plus de cinquante minutes avant d’inscrire ses premiers points de la partie. Par choix en fin de première période alors que les Haut-Garonnais ont obtenu des munitions dans la zone de marque mais ont préféré aller chercher la touche. Une stratégie qui s’est heurtée à la qualité défensive des Parisiens, morts de fin pour défendre leur ligne (40e+2). Un tournant alors que le score étriqué (10-0) n’appelait pas à la précipitation.
Avec l’entrée en jeu d’Antoine Dupont, Peato Mauvaka et Emmanuel Meafou en seconde période, le Stade toulousain a mécaniquement retrouvé des couleurs et de l’avancée mais les Parisiens avaient accumulé suffisamment de confiance pour surfer sur leur solidité du soir. L’addition aurait même pu être plus salée sans un essai refusé à Mamoudou Meïté en fin de partie (77e).

Les joueurs : Barré en feu, Hirigoyen au four et au moulin

Déjà inspiré sur un petit par-dessus qui a allumé la première mèche de la rencontre (2e), Leo Barré a lancé le Classico à la conclusion d’un mouvement en première main où, bien servi par Lester Etien – très bon lui aussi dans cette partie – il a raffuté Matthis Lebel et marqué (7e). Une force et une explosivité qui lui ont permis de s’offrir un doublé en fin de partie (72e), laissant sa carte de visite à Thomas Ramos.
Devant, les Parisiens ont fourni une prestation de haute volée alliant férocité et générosité. Parmi eux, le numéro 8 Mathieu Hirigoyen a fait forte impression. Plaqueur infatigable, solution de choix en touche et capable de gratter des ballons, il a énormément contribué à la solidité des soldats roses dimanche.
Côté toulousain, Antoine Dupont a apporté plus de dynamisme dans le jeu lorsqu’il est entré. Thomas Ramos n’a, lui, pas été à son avantage, avec deux échecs au pied dont une pénalité en face des poteaux et un manque de jus en défense sur le dernier essai parisien. Une partie difficile également pour Dorian Aldegheri.

L’action : l’essai du K.O de Barré

Avec un deuxième essai dans cette partie à un peu plus de dix minutes de la fin, le Stade toulousain s’est pris à rêver d’un bonus défensif voire plus si affinité. Mais l’espoir n’a duré que trois minutes. Sur un ruck anodin près de la touche dans le camp parisien, Rory Kockott surprend Alban Placines avec un départ en bord de ligne et navigue dans la défense haut-garonnaise. Il sert ensuite dans le bon tempo Leo Barré qui, lancé, échappe au plaquage d’Alexandre Roumat et Thomas Ramos et fonce marquer l’essai qui scelle pour de bon la victoire des Parisiens (72e).

La stat’ : 0

Le Stade toulousain n’a pas marqué le moindre point en première période. Il avait déjà connu pareil mutisme cette saison lors de la deuxième période de son déplacement à Pau (13-9).

La décla’ : Romain Briatte (flanker du Stade français sur Canal+)

La question : un match référence pour le Stade français ?

Agacés par deux défaites d’affilée sans marquer le moindre essai et une semaine agitée par l’affaire de la sortie nocturne à Pau, les Parisiens ont utilisé la puissance de l’affiche face au champion de France pour se remobiliser et aborder cette rencontre la bave aux lèvres. Une envie d’en découdre palpable dès les premières minutes, parfois accompagnée de vice et de gestes qui faisaient le sel du rugby de naguère (tirages de cheveux, arrachages de casque, coups bas…) mais qui ont donné le ton de ce Classico.
Un surplus d’engagement doublé d’une efficacité importante dans les plaquages qui ont contraint les Toulousains au silence pendant plus d’une mi-temps. Des Rouge et Noir il est vrai moins armés avant les entrées conjuguées de Dupont, Meafou et Mauvaka. Le directeur du rugby parisien Laurent Labit disait dans la semaine attendre de ses joueurs une réaction pour ce match de gala. Son message a été entendu et il pourra même s’appuyer sur cette performance pour construire la suite de sa saison.
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