Une ligne de trois-quarts qui fait rêver : l'UBB, du fantasme à la réalité ?

Cette saison, l'UBB compte Damian Penaud, Matthieu Jalibert, Louis Bielle-Biarrey ou autre Yoram Moefana dans son effectif. De quoi espérer faire la différence derrière, avec le précieux ajout de l'ex-Clermontois. Mais entre repères à parfaire et absences à compenser, le potentiel des Bordelo-Béglais reste à matérialiser. Cela passe par La Rochelle dimanche (21h05) lors de la 7e journée de Top 14.

Damian Penaud et Yoram Moefana, avec le XV de France

Crédit: Imago

Sans Damian Penaud, la ligne de trois-quarts de l'UBB avait déjà fière allure. Avec lui, elle entre dans une nouvelle dimension. Sur le fameux papier, l'arrivée de l'international français à Bordeaux-Bègles a de quoi faire saliver. En jouant sur les mots pour intégrer la charnière Lucu - Jalibert dans l'équation, avec Louis Bielle-Biarrey, Yoram Moefana ou autre Romain Buros (pas tous alignés dimanche, voir compo ci-dessous) : a-t-on affaire à la plus clinquante escouade d'arrières du Top 14 ?
"C'est l'une des deux ou trois meilleures. Le Racing, ça reste le summum", tranche Jean-Baptiste Lafond, qui se dit au passage impressionné par Henry Arundell, "la nouvelle bombe" des Ciel-et-Blanc. Mais notre "sniper" avertit : "Quand tu mets les 18 millimètres, qu'il pleut et qu'il vente, ça ne sert pas à grand-chose". Illustration : défaits à Pau (20-11), les Bordelo-Béglais n'ont pas brillé le week-end dernier, pour les débuts de Penaud, entré à la 50e minute.

"Sport d'hiver, jeu d'été"

"On comprend l'attente, mais quand on nous parle de cette armada et qu'il fait ce temps-là (…) Difficile de mettre (les trois-quarts) sur orbite", a réagi Maxime Lucu, dans des propos rapportés par L'Equipe. Une remise en question stratégique plus qu'une complainte. "Il fallait juste jouer proprement, être patients, construire le jeu comme on l'avait préparé dans la semaine, parce qu'on savait quelle serait la météo. Et on ne l'a pas fait", déplore le demi de mêlée.
"Le rugby est un sport d'hiver et un jeu d'été. L'hiver, c'est c** à dire, mais c'est d'abord devant, juge Lafond. L'UBB a une équipe pour le printemps. En cas de qualification, ça ira, avec les hirondelles, mais il faut passer la saison des glaces." Ce qui n'est pas gagné aux yeux de l'ancien joueur du XV de France : "Des équipes ont pris de l'avance pendant la Coupe du monde, comme Pau et le Stade Français, qu'il va falloir déloger. Rentrer dans le Top 6 sera difficile."
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"Penaud, c'est le Mbappé du rugby"

Video credit: Eurosport

Défense et doublons

Une rapide acclimatation de Penaud serait de bon ton. "Je pense à Kolbe qui est allé à Toulon et a été moins servi qu'à Toulouse. J'espère que Damian Penaud sera aussi alimenté qu'à Clermont", susurre notre consultant, plutôt confiant à ce sujet. Avec le ballon, il a du mal à croire que Jalibert, "LBB" and co. ne parviennent pas à s'amuser avec l'ancien Auvergnat (35 essais en 48 capes), comme durant le Mondial. En défense, leur potentiel commun semble un peu plus limité.
Donner des lueurs si bleues à son équipe implique par ailleurs d'être enquiquiné par les doublons. "Penaud à Bordeaux, c'est une bonne chose mais c'est un pari, résume Lafond. Il y aura deux ou trois matches où ils vont être dépouillés." Une problématique que le Stade Toulousain (champion de France en titre) ou encore le Stade Rochelais (vainqueur de la Champions Cup) connaissent et qui n'est pas rédhibitoire. Surtout si l'amélioration de l'effectif suscite de l'émulation.
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Pourquoi Penaud a choisi l’UBB ? "Le rugby a ni*** le foot à Bordeaux"

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Du talent en réserve

Nicolas Depoortère, champion du monde U20 cette année, se sent déjà progresser. "Avec eux à l'entraînement, le niveau est impressionnant. Ça va plus vite, c'est plus précis, ça permet de s'améliorer", a déclaré le jeune centre à l'AFP la semaine passée. Si son évolution est similaire à celle de son "pote" Bielle-Biarrey, cela promet. Surtout qu'on se gardera bien de ranger le pack de l'UBB (Tameifuna, Diaby, Petti, le prometteur Gazzotti etc.) dans la catégorie point faible.
De quoi croire au Brennus, selon Depoortère, qui va devoir apprendre de ses coéquipiers sans les contempler : "Quand je les ai vus tous alignés contre l'Italie (60-7 en Coupe du monde, ndlr), je me suis dit : 'Je joue avec eux, c'est extraordinaire pour le club, qui prend beaucoup d'ampleur d'année en année'". Un nouveau cap qui navigue entre papier et fantasme. Pour le terrain et la réalité, rendez-vous ce dimanche à La Rochelle (21h05), en clôture de la 7e journée de Top 14.
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