Top 14 - 13e journée : Le Stade Toulousain domine le Stade Français pour prendre la tête du championnat

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Le Stade Français s'est accroché, mais les Toulousains étaient trop forts ce dimanche soir à Ernest-Wallon. Les champions de France en titre ont mis une mi-temps à vraiment démarrer, mais ils ont ensuite passé la seconde pour se détacher inexorablement. Les locaux, privés d'Antoine Dupont, sont même allés chercher le bonus offensif en fin de match, ce qui leur permet d'être champions d'automne.

Le Stade Toulousain victorieux à Toulouse face au Stade Français en Top 14.

Crédit: Getty Images

Par Anthony Tallieu
Même challengé, le Stade toulousain s’est adjugé le Clasico du rugby français contre Paris en clôture de la 13e journée du Top 14 (38-23). Opposé à une équipe du Stade français remaniée mais très accrocheuse et généreuse, le champion de France a eu plus de mal que prévu à se détacher et à dû attendre les dernières minutes et un deuxième essai personnel de Peato Mauvaka (76e) pour assurer son bonus offensif. Une victoire à cinq points obtenue avec le bleu de chauffe qui permet au Stade toulousain de terminer l’année civile et la phase aller en tête du Top 14, et de fêter ainsi le titre honorifique de champion d’automne.
"On s’était dit qu’on ferait un match de copains". La promesse a été révélée à la pause par le capitaine parisien du soir Ryan Chapuis au micro de Canal+ et tenue par ses troupes, qui ont réalisé un match surprenant. Dans un Stadium embrumé, les Charles Laloi, Juan Martin Scelzo, Louis Foursans-Bourdette et autre Luka Petriashvili, ressortissants de la méconnue jeune garde parisienne, ont tenu la dragée haute au grand Stade toulousain, qui alignait pourtant son équipe-type, excepté Antoine Dupont.
À l’image du dernier essai des Soldats Roses, conclu par Laloi, 21 ans, après une relance magique de Leo Monin, pas encore 23 ans, ce Stade français a donné une bonne dose de fraîcheur à ce dernier match de 2024. Cela n’a certes pas suffi à empêcher Toulouse remplir son contrat, et encore moins d’accrocher un bonus défensif, mais c’est avec ce genre d’acte fondateur que les carrières prometteuses se lancent.

Toulouse en mode tracteur

Perturbée, la mécanique toulousaine a dû s’en remettre aux fondamentaux, et à la bonne vieille recette du ballon porté qu’elle maîtrise à la perfection pour se défaire de ce piège inattendu. Trois des cinq essais haut-garonnais du soir ont été marqués ainsi, par les deux talonneurs sur la feuille de match : le premier par Julien Marchand (14e) - également décisif sur le deuxième essai de son équipe signé Paul Graou (32e) - les deux autres par Peato Mauvaka (68e, 77e), toujours aussi performant qu’il débute ou finisse un match.
Alors qu’on lui prédisait une promenade de santé, le Stade toulousain a dû batailler ferme face à la valeureuse classe biberon parisienne. Un combat au final remporté qui lui permettra d’aborder 2025 avec ce costume de patron du Top 14 qu’il prend toujours autant de plaisir à enfiler.

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