Top 14 - Santiago Chocobares (Stade toulousain) sur ses quatre infiltrations le jour de la finale : "Je n'allais pas rester dehors pour un orteil"

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Santiago Chocobares (27 ans, 35 capes) joue à Toulouse depuis 2021. Pourtant, l'Argentin découvre la sensation de débuter le championnat si tôt, après une préparation estivale. Avant la réception du MHR dimanche lors de la 4e journée, il s'exprime sur la longue "saison" qui l'attend, jusqu'au Mondial 2027, et sur les infiltrations auxquelles il a eu recours avant la dernière finale du Top 14.

Santiago Chocobares, ballon en main, lors de la finale du Top 14 en 2026

Crédit: Getty Images

Il ne manque pas de bouteille, et pourtant... Ménagé par la sélection argentine cet été, le centre Santiago Chocobares (27 ans, 35 sélections) a vécu un été de "premières fois", découvrant la préparation estivale avec le Stade toulousain - alors qu'il y joue depuis 2021 - et a idéalement lancé une "saison" qui doit l'emmener jusqu'au Mondial 2027 avec les Pumas, dont il est "fanatique".
"Choco" devrait être aligné au cœur de la ligne d'attaque toulousaine dimanche contre Montpellier (21h05), à Ernest-Wallon, pour le remake de la finale 2026 du Top 14, remportée 28-20 par les Rouge et noir. Avant ce match de la 4e journée, il revient notamment dans cet entretien sur son choix d'avoir recours à des infiltrations le jour de la finale, pour y participer malgré une blessure à un orteil.
Vous êtes arrivé en 2021 mais venez de connaître votre première préparation estivale complète à Toulouse, ça change tout ?
Santiago Chocobares : "Ce que je vis aujourd'hui, c'est une première fois pour tout. Première fois à Toulouse à cette période de l'année, première pré-saison avec le club, premiers stages de préparation où on parle de la culture du club, où on pose les bases pour la saison. Et première fois que je joue aussi tôt en Top 14 ! (...) On en parlait avec Juanchi (Mallia), on se demandait comment pouvaient être ces semaines de préparation. C'était tellement dur qu'on s'est dit : 'Ce n'est pas plus mal qu'on ne soit pas là tous les an !', parce qu'il faisait très chaud, c'était très intense.
Vous avez été dispensé de sélection cet été, était-ce nécessaire physiquement?
S. C. : C'était une stratégie du sélectionneur Felipe Contepomi, de laisser des vacances aux joueurs du Top 14. Mais à cause d'une blessure, je n'aurais de toute façon pas pu être là au début (...) C'était une manière, à un an du Mondial, de préserver les joueurs, nous laisser du temps de repos."
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Video credit: Eurosport

Si on ne trouve pas de longues plages de repos pour le corps et la tête, au milieu d'une saison exigeante, le corps va finir par parler
Un repos indispensable en vue de la longue saison qui vous attend?
S. C. : "Je ne sais pas si c'est un tunnel, parce que si on commence à se dire que la saison va durer presque 15 mois, c'est très compliqué et très long. Mais jouer un Rugby Championship (NDLR : le tournoi habituel entre Argentine, Afrique du Sud, Australie et Nouvelle-Zélande, non disputé cet été), c'est extrêmement dur, il y a beaucoup de voyages, de décalage horaire. Et ce sont six matches contre les meilleures équipes du monde. Quand ça se finit, on a 10 ou 15 jours de vacances et la semaine qui suit, on retourne au Top 14. C'est bien de changer un peu cette année, mais on verra les fruits de tout ça plus tard (...) Si on ne trouve pas de longues plages de repos pour le corps et la tête, au milieu d'une saison exigeante, le corps va finir par parler. Chez les Pumas et à Toulouse, les staffs font très attention à la charge de travail, aux minutes jouées. Ils me mettent toujours dans les meilleures dispositions pour être performant sur le terrain.
Vous avez quand même suivi les Pumas (deux défaites et un nul) ?
S. C. : Je suis rentré en Argentine en juillet, je suis allé au stade, et après on a regardé les matches avec les autres Argentins ici (à Toulouse). En plus de jouer pour les Pumas, je les supporte, c'est mon équipe préférée, donc même si je n'y étais pas cet été, je parlais aux gars dans la semaine pour savoir comment ils s'entraînaient, préparaient les matches... Je serai supporter des Pumas jusqu'à ma mort, même à 90 ans je serai fanatique."
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Santiago Chocobares pendant Vannes-Toulouse, le 19 septembre 2026.

Crédit: Getty Images

Ça m'aurait plus fait mal de ne pas jouer la finale
Vous avez dit au Midi Olympique avoir reçu des infiltrations en raison d'une blessure à un orteil le jour de la finale de Top 14?
S. C. "Oui, quatre infiltrations. J'avais si envie de jouer cette finale.
Cela a provoqué un débat sur le risque pris, le comprenez-vous?
S. C. : C'est une décision personnelle, j'ai fait beaucoup d'efforts pour être titulaire en finale de Top 14. Je n'allais pas rester dehors pour un orteil. Je ne sais pas si je rejouerai une finale de Top 14 un jour, donc je l'ai jouée comme si c'était la dernière. je comprends que les gens s'inquiètent, mais ça m'aurait plus fait mal de ne pas jouer la finale."
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