Top 14 | Barrage entre le Stade français et le Stade rochelais | "Après toute la merde qu'on a mangée…" : La Rochelle, de la honte à l'espoir

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"On est un club dans le trou." Le diagnostic posé en février par Grégory Alldritt était accompagné d'un remède : arrêter de penser à la phase finale du Top 14. Le Stade rochelais s'est redressé au point de bafouer cette consigne. Les Maritimes ont grimpé du 10e au 6e rang, laissant l'ambition les regagner. "Tout est possible", avant le barrage face au Stade français, dimanche à Jean-Bouin (21h05).

Ronan O'Gara, manager du Stade rochelais - 18/04/2026

Crédit: Getty Images

Une cinquième défaite de suite. Celle de trop, pour Grégory Alldritt. "J'en ai marre de devoir aller me cacher chez moi, le soir, après les matches. Il y a ce sentiment de honte", avait déclaré le troisième ligne de La Rochelle, le 14 février dernier, quelques minutes après un revers à domicile face à Montpellier (33-43). Après 17 journées de Top 14, les Maritimes végétaient au dixième rang, un point devant Bayonne (12e), huit derrière le Racing (6e), symbole d'un sésame pour la phase finale dont leur capitaine ne voulait plus entendre parler.
"On est redevenus une équipe moyenne de Top 14, on est redevenus des outsiders. Accepter ce rôle, se libérer de cette course à la qualif' et essayer de montrer notre meilleur visage chaque week-end, c'est peut-être ce qu'il nous faut", avait décrété en conférence de presse un Alldritt marqué… mais pas résigné : "Je pense que si j'avais été supporter aujourd'hui, je me serais cassé à la 70e minute. Eux ne le font pas. Eux ne lâchent pas. Et nous, on ne lâchera pas. On est tout un club dans le trou. On va se serrer les coudes et on va s'en sortir."
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Grégory Alldritt (La Rochelle) face à l'UBB - 18/04/2026

Crédit: Getty Images

Je ne suis pas soulagé, c'est pour les faibles
Promesse tenue. Le Stade rochelais a depuis remporté huit matches sur neuf en championnat, et le voici en phase finale. Il disputera un barrage face au Stade français, dimanche à Jean-Bouin (21h05). Son redressement a d'abord reposé sur le levier de l'honneur, avant de laisser place à la perspective du "Top 8" (qualificatif pour la Champions Cup avec le règlement en vigueur), puis à celle du "Top 6". Un objectif congédié par le troisième ligne international qui a fini par refaire surface sans altérer la dynamique de l'escouade de Ronan O'Gara.
"Après toute la merde qu'on a mangée, nous sommes dans les six. Donc je vois le verre à moitié plein, pas à moitié vide, s'est réjoui le manager irlandais après le succès décisif acquis le week-end dernier face à… Paris (27-22). Mais je ne suis pas soulagé, c'est pour les faibles, ça. Beaucoup pensaient qu'on était fous de croire qu'on pourrait se qualifier. Mais j'ai un groupe soudé." Point de vue partagé par Judicaël Cancoriet, amené à évoluer dans la cage en l'absence sur blessure de Will Skelton : "On était un peu les seuls fous à y croire. Il y a beaucoup de fierté par rapport à notre résilience."
"Ce n'est pas fini, on n'a rien gagné", a averti Cancoriet, après cette "victoire importante pour le club", ainsi décrite par un O'Gara plein d'appétit : "C'est miraculeux d'être qualifié. Maintenant, tout est possible." Deux ans après avoir bousculé Toulouse en demie du Top 14 avant de craquer à treize, trois ans après leur revers épique en finale, les Rochelais sont des candidats de dernière minute au Brennus. Portés, entre autres, par un Nolan Le Garrec brillant (neuf essais sur les neuf dernières journées), ils demeurent les outsiders, à la lecture du classement (le 6e se déplace chez le 3e). Tant mieux ?
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