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Top 14 | Finale | Toulouse, quatre à la suite ?
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Publié 26/06/2026 à 00:06 GMT+2
Le Stade toulousain fera face au Montpellier Hérault Rugby samedi soir, en finale du Top 14 au stade de France. Mais pas seulement : le club haut-garonnais se mesurera encore une fois à son glorieux passé, puisque l'histoire propose à l'actuelle génération de rejoindre celle des années 1990, quatre fois champion de France d'affilée.
Antoine Dupont lors de Toulouse - Racing 92 en demi-finale du Top14, le 19 juin 2026 au stade Vélodrome à Marseille
Crédit: Getty Images
À une finale de réaliser un quadruplé historique, le Stade toulousain a l'occasion de réussir "l'objectif d'une génération" samedi contre Montpellier en égalant les glorieux aînés des années 1990, les derniers à avoir remporté quatre Boucliers de Brennus consécutifs. Matthis Lebel mesure l'ampleur de la prouesse en vue pour son équipe. "Quand tu fais partie de l'aventure et que tu as à portée de main de marquer l'histoire du club, forcément, c'est quelque chose qui est peut-être un peu irréel quand on en parle... Mais on n'est pas loin de le faire", déclare l'ailier, arrivé adolescent à Toulouse.
Si les Rouge et Noir s'imposaient samedi (21h00) au Stade de France contre Montpellier, ils décrocheraient un quatrième Bouclier de Brennus consécutif, et égaleraient ainsi leurs prédécesseurs ayant dominé le pays de 1994 à 1997.
Une génération que les joueurs actuels connaissent bien puisqu'y figuraient Didier Lacroix, président actuel, ou Jérôme Cazalbou, manager du haut niveau, en plus d'autres grands noms gravitant encore autour du club comme l'ex-deuxième ligne Franck Belot, alors que leur entraîneur Ugo Mola a remporté les trois premiers titres de ce quadruplé.
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Thomas Ramos lors de Toulouse - Montpellier en Top 14, le 28 mars 2026
Crédit: Getty Images
Refus de perdre
L'arrière Stéphane Ougier, champion six fois au total avec Toulouse, se rappelle pour l'AFP de la "Remobilisation année après année, la vigilance qu'il faut avoir pour rester créatif, motivé, professionnel, alors qu'on l'a déjà fait mais qu'on prend plaisir à le refaire, c'est le sommet de la performance".
Les Toulousains d'alors étaient les premiers à gagner sur une telle durée depuis le Stade bordelais des années 1900. "On avait conscience que c'était quand même un exploit, on avait vu que dans le rugby moderne, ça n'avait jamais été fait", assure Ougier. "À l'époque, on l'avait vécu comme ça, comme l'aboutissement d'un groupe qui refusait de perdre", souligne-t-il.
Les Romain Ntamack, Julien Marchand et consorts ne sont pas en reste, vainqueurs à quelques secondes du terme de la finale en 2023 et après prolongation en 2025.
Pour le deuxième ligne actuel Thibaud Flament, "c'est quelque chose d'assez unique, le club l'a déjà fait par le passé mais le réitérer aujourd'hui dans un contexte qui est différent de celui de la fin des années 1990 (serait) quelque chose d'exceptionnel".
Reste toutefois une finale à jouer après des titres face à La Rochelle en 2023 puis face à Bordeaux-Bègles, deux fois. "Il ne faut pas que ce soit un truc qui nous bouffe, c'est sûr qu'il faut que ce soit un objectif, mais l'objectif premier, c'est d'aller décrocher un autre Brennus", martèle Matthis Lebel. "Le reste, ça appartient à l'histoire".
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Thomas Ramos et Romain Ntamack avec Toulouse, le 28 décembre 2025
Crédit: Getty Images
Totems
Le staff ne s'y trompe d'ailleurs pas et joue sur cette corde auprès d'un effectif insatiable dans sa quête de trophées. "Ils savent le gérer à la bonne dose pour éviter que ça nous mette une pression supplémentaire", glisse Lebel. "On en était conscients on en a parlé quelques fois dans la saison mais c'était trop loin, trop distant", juge Flament. "Mais depuis qu'on sait qu'on est qualifiés (pour les demies), c'est quelque chose qui revient un peu plus et aujourd'hui c'est clairement établi comme tel", poursuivait-il après la démonstration face au Racing (71-17).
"Forcément, c'est un objectif de notre génération, on aime les records", abonde François Cros, cinq Brennus au compteur. Malgré les trois décennies qui séparent ces deux suprématies toulousaines, Stéphane Ougier constate des similitudes. "Déjà, le fait qu'on doute toujours des avant toulousains... C'est toujours la même erreur depuis 30, 40 ans, toujours un peu la même connerie, on met toujours en doute la capacité des Toulousains à être présents dans le combat et en général, dans ces matches-là, c'était pareil à notre époque, on a souvent dominé les matches-clés par le jeu d'avants", s'amuse l'ex-arrière.
"Et puis la capacité d'avoir des joueurs qui ont vraiment un charisme, comme Antoine Dupont, Thomas Ramos... On avait (Christophe) Deylaud, (Albert) Cigagna et d'autres après, on avait des joueurs qui étaient des totems, qui portaient ce groupe et qui amènent cette sérénité dans les moments importants", souligne-t-il.
Plus de détails
Stade Toulousain
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Montpellier Hérault Rugby
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