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Top 14 I À l'UBB, une "grosse remise en question" cet été
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Publié 04/09/2026 à 14:54 GMT+2
Double champion d'Europe en titre, Bordeaux-Bègles a raté la qualification en Top 14 la saison passée, après avoir été finaliste 2024 et 2025. "Il y a eu une grosse remise en question", a assuré à l'AFP le deuxième ligne Boris Palu, avant la réception du Racing 92 samedi soir pour ouvrir la saison 2026-2027.
Boris Palu (UBB)
Crédit: Getty Images
En Top 14, pas question de rater la qualification cette année ?
Boris Palu : Cette année, on est sur une année anniversaire, avec les 20 ans de la création du club, la réunification du Stade bordelais et du CA Bègles en 2006. Et il y a les demi-finales, qui seront jouées à Bordeaux. Donc c'est des petits signaux, des petites carottes qui font qu'on voudra évidemment mieux figurer en Top 14 !
Comment expliquez-vous l'échec de la saison passée en championnat ?
B.P : Il y a eu ces quatre défaites à la maison, qui ont coûté cher, et notamment cette défaite contre Montpellier où on se laisse piéger. On fait un match affreux, avec 24 minutes de temps de jeu effectif... Et puis tous ces points laissés partout, et après on a couru derrière. Contre les autres équipes du top 8, je crois qu'on a gagné que trois matches ! Mais on fera mieux cette année, c'est sûr, on ne pourra pas se permettre de passer à côté ou de laisser filer certains matches à domicile"
Comment éviter une nouvelle désillusion ?
B.P : Il y a eu une grosse remise en question. Quand tu as été champion d'Europe, tu as une cible dans le dos. Mais maintenant tout le monde est au courant que ça peut arriver, qu'on peut ne pas se qualifier, et que ça fait mal, que ça fait tâche. C'était très frustrant. On ne peut pas aussi bien figurer contre les meilleures équipes d'Europe, surperformer, avec des temps de jeu de fou, et d'un week-end à un autre passer à côté, faire un match sans rythme, sans conquête.
Cette année, il va falloir taper du poing sur la table chaque week-end
Pourquoi ces hauts et ces bas ?
B.P : C'est beaucoup dans la tête. En fait, on a cette pression en Coupe d'Europe, vu que ça peut s'arrêter très vite, alors le moindre match, on ne peut pas le perdre. Et du coup, on se métamorphose. Mais en championnat, c'est une forme de marathon, on se dit qu'on fera mieux la prochaine fois, que quand ce sera important, on gagnera. Sauf que tu arrives à la fin de l'année et quand c'est important, tu ne gagnes pas... Cette année, il va falloir taper du poing sur la table chaque week-end. La qualification ça se construit dès le début de saison.
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Video credit: Eurosport
Q: Il faudra aussi mieux performer loin de Chaban ?
B.P : À l'extérieur, il y avait un problème d'état d'esprit, on passait complètement à côté. Le premier déplacement, au Racing, on est mené de presque 40 points à la mi-temps. On se fait insulter dans le vestiaire, et on contrôle un peu, pour ne pas être ridicule (NDLR : défaite 44-32). Après, on gagne à la maison, puis on va au Stade français, et il y a 30 points à la fin (NDLR : 28-7). Le match catastrophe, on n'a pas existé. J'espère que tout le monde va s'en rappeler ! Quand on voit la capacité qu'on a eue d'aller gagner une deuxième coupe d'Europe, c'est quand même difficile à avaler.
Quel est l'objectif de l'UBB cette année ? Le triplé européen, ou un premier bouclier de Brennus ?
B.P : Difficile de laisser filer la Champions Cup, quand tu sais ce que ça représente comme émotions ! Mais les compétitions, il y en a deux, avec le Top 14, et à la fin il y en a au moins 12 qui ne gagnent rien... Donc, on va essayer de s'accrocher, et on va essayer de gagner les deux. Avec l'effectif qu'on a, on peut essayer de se mettre ça en tête.
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