Top 14 - Toulouse champion pour la quatrième fois de suite : une armada et treize vassaux

Eurosport sur Google

En Top 14, il y a Toulouse et les autres. Le Stade toulousain n'a pourtant pas survolé la finale, samedi au Stade de France (28-20 face au MHR), un an après avoir eu chaud contre l'UBB. Mais son quadruplé traduit une hégémonie qui fleure l'inexorable. La saison régulière est une épreuve de gestion des troupes pour la ville rose, quand elle ressemble plutôt à une jungle pour ses treize challengers.

Lafond : "Ils sont cons, ces Rosbifs ! Je suis en admiration devant Willis"

Video credit: Eurosport

Le Top 14, ou le chantre de l'incertitude. Entre cette saison et la précédente, cinq des six clubs qualifiés pour la phase finale ont changé d'identité. L'UBB, Toulon, Bayonne, Clermont et Castres ont laissé place au MHR, au Stade français, à Pau, au Racing 92 et à La Rochelle. Seul le Stade toulousain a répondu présent, mais il n'a pas fait semblant : 1er de la phase régulière et vainqueur de la finale. Comme en 2024-2025. Comme en 2023-2024. Comme en 2022-2023. Comme toujours, finira-t-on par écrire ?
Toulouse mène sa barque quasiment en marge d'un championnat dont la compétitivité n'est pas survendue, si l'on fait abstraction de son souverain, qui a soulevé le Brennus lors de six des sept derniers exercices arrivés à leur terme. Samedi au Stade de France, l'escouade d'Ugo Mola s'est offert le luxe de perpétuer son hégémonie sans briller face à Montpellier, à l'issue d'un second acte qu'il serait poli de qualifier de poussif (25-6 à la pause, 28-20 au final). Il en fallait plus pour contrecarrer l'inéluctable.
L'ensemble de la saison toulousaine est de nature à décourager la concurrence. Derrière le record de points inscrits au long des 26 journées (981, soit 37,7 par match) s'est cachée une irrégularité devenue prégnante au printemps, quand le leader du championnat s'est contenté de gagner une rencontre sur deux. Mais à l'heure du dénouement, il n'a pas tremblé. C'est aussi la force de cette génération, avec Dupont, Ramos ou Ntamack en figure de proue, et au moins autant symbolisé par Cros ou Marchand.

Effectif pléthorique et rival partiel 

En toile de fond de cette remarquable domination, le volet administratif, étroitement lié au sportif, est moins propice à la glorification. Sanctionné d'un retrait de 2 points cette saison dans le cadre de l'affaire du transfert de Melvyn Jaminet, le Stade toulousain a été entendu le 26 mai concernant des infractions présumées au salary cap entre 2021 et 2025. Il sera fixé d'ici au 7 juillet quant à une éventuelle sanction à ce sujet. Un sujet clé, tant la profondeur d'effectif est cruciale dans le règne de Toulouse.
Antoine Dupont n'a été titulaire que cinq fois en Top 14 en 2025-2026, sans que cela ne nuise foncièrement au rendement de son équipe. Thibaud Flament et Julien Marchand sont remplaçants ces derniers temps. Ange Capuozzo, n°15 de l'Italie, n'était même pas dans les 23 pour la finale, samedi à Saint-Denis. Pas plus que l'arrière de l'Argentine, Juan Cruz Mallia (blessé). Au même poste, le club haut-garonnais a le choix entre ce qui se fait de mieux en France et en Ecosse : Thomas Ramos et Blair Kinghorn.
Cela sans citer Jack Willis, capitaine que le XV de la Rose doit envier. Et ce n'est pas le recrutement de Tommaso Menoncello (joueur du Tournoi 2024) – au centre, où Kalvin Gourgues représente déjà l'avenir – qui va instiller le parfum de la fin de cycle dans les rues de la ville rose. On en oublierait presque que l'UBB a pris le dessus sur Toulouse deux fois de rang en Champions Cup et a tutoyé le putsch hexagonal il y a un an. Si les Bordelais se décidaient à prioriser le bouclier, le Top 14 gagnerait en incertitude.
picture

Lafond : "Ce n'est pas la Coupe Mickey, mais…"

Video credit: Eurosport


Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité