XV de France : "C'est un cataclysme, un traumatisme", admet Fabien Galthié au sujet de Hugo Auradou et Oscar Jegou

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"Les choses ont changé", a admis le sélectionneur du XV de France Fabien Galthié alors que deux de ses joueurs, Hugo Auradou et Oscar Jegou, ont été inculpés de viol aggravé en Argentine, vendredi, à la veille du match face aux Pumas. "On s'est préparé comme on a pu", a de son côté déclaré le capitaine du XV de France Baptiste Serin.

Baptiste Serin et Fabien Galthié en conférence de presse

Crédit: Getty Images

A quel point les affaires récentes ont-elles eu un impact sur votre préparation ?
Fabien Galthié : Ce sont des conditions de préparation très difficiles. On traverse depuis lundi, avec un déplacement avec la moitié de l'équipe en Uruguay et ensuite avec la préparation de ce match de samedi, des moments difficiles. Ce sont des moments très particuliers. C'est une préparation complexe.
Baptiste Serin : On s'est préparé comme on a pu. Je ne vais pas vous mentir, ce n'est pas la meilleure des préparations mais on a un match international à jouer et on est tous focus sur ce qu'on peut contrôler. On s'est préparé comme on a pu, on va mettre toutes nos forces sur cette dernière bataille. Après, on verra mais on donnera tout pour notre groupe.
Avez-vous pris en compte l'aspect psychologique dans votre composition d'équipe ?
F.G : Depuis lundi, on prend en considération l'aspect psychologique, évidemment. Les choses ont changé sur ce plan. On a vraiment fait un travail collectif. On a aussi des préparateurs mentaux qui nous accompagnent. C'est un domaine dans lequel on a beaucoup investi cette semaine. L'impact sur le groupe est réel. C'est un cataclysme, un traumatisme. Nous sommes très exigeants sur le respect des règles, du réglement mais aussi de la liberté de chacun. On travaille dessus tous les jours. Sans concession (il répète). Nous essayons tous les jours de construire notre groupe. Et nous continuerons.
Comment réagissez-vous à l'inculpation d'Oscar Jegou et Hugo Auradou ?
F.G : (Silence) C'est difficile (silence). Très difficile. Nous faisons, avec le président Florian Grill, le vice-président Jean-Marc Lhermet et toute l'institution, tout pour aider la justice argentine à faire son travail. Nous faisons tout pour aider la délégation, l'ensemble des joueurs, avec ce temps difficile. Nous collaborons pour que la justice argentine fasse son travail du mieux possible.
B.S : Je n'ai qu'une envie, c'est de me concentrer sur ce qu'on peut faire demain, ce qu'on peut contrôler demain. Ça nous dépasse tous. Nous, les joueurs, on peut juste s'occuper de ce qu'on va mettre comme ingrédients. Ce sera un autre match, plus dur que ce qu'il a été la semaine dernière. À nous d'être prêts pour répondre à ça même si, forcément, on aurait aimé ne parler que de rugby.
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