Tess Ledeux avait l'or entre les mains, pas encore autour du cou quand Eileen Gu, la star chinoise, s'est élancée pour son dernier run. Le double cork 1620 de Gu a tout changé et la Française, en larmes après son ultime tentative, a dû se résoudre à laisser filer le titre olympique. Mais le verdict ne souffre d'aucune contestation si on en croit Charly Royer, le juge français de l'épreuve de Big Air ce mardi. Joint par nos soins, il a décortiqué les raisons pour lesquelles Gu a devancé Ledeux de 0.75 point.

En larmes, Ledeux était inconsolable après avoir vu l'or lui échapper

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Les doubles corks 1620, soit quatre tours et demi en l'air en passant deux fois la tête en bas, des deux jeunes filles ont obtenu exactement la même notation soit 94.50 points. "A trick égale, notes égales", tranche le juge à l'issue de la finale la plus relevée de l'histoire. C'est donc le premier run de la Chinoise, un dub 1440, et le deuxième de la Française, un 1440 Japan, qui ont fait pencher la balance en faveur de la première. "Tess relâche un tout petit peu trop tôt son Japan, analyse Charly Royer. Eileen est plus propre, c'est pour ça qu'elle prend 0.75 point de plus, ce qui n'est rien du tout. Certes, Tess fait une première mondiale avec son switch 1440 mais avec un grab un peu court malheureusement pour elle. C'est son grab qui manque un peu de tenue et c'est vraiment l'exécution qui a fait la différence."

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On a fait notre boulot correctement
Pas de controverse donc alors que l'affaire semblait scellée à l'issue des deux premiers runs et de la démonstration de Tess Ledeux, et que les réseaux sociaux se sont très vite enflammés. "Je peux comprendre que les gens pensent tout de suite au complot, continue le juge. C'était quasiment sûr qu'on allait parler de ça. Mais ça ne nous concerne pas. On est une discipline de jeunes. On ne se rend pas compte de l'émotion que ça nous procure de voir les filles pousser notre sport comme ça. Qu'elles soient chinoises, françaises ou même belges, ça ne change rien. C'est de la passion pure et simple."
Et d'enfoncer le clou : "Il n'y a pas de favoritisme. Pour nous, il n'y a pas de complot. Pour les athlètes et les coaches non plus. On a eu des bons retours, je n'ai entendu personne se plaindre. Je peux comprendre les néophytes mais on est sereins sur le classement final. On a fait notre boulot correctement aujourd'hui." Pas de litige effectivement pour le clan français qui n'a pas du tout polémiqué : "Il y a quelqu'un de meilleur que moi, c'est comme ça", a commenté Ledeux. Le dossier est donc clos.
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