Eurosport
Rocca écrase tout
Par
Publié 08/01/2006 à 18:35 GMT+1
Giorgio Rocca est vraiment intouchable sur les skis courts. L'Italien a obtenu dimanche à Adelboden sa quatrième victoire en quatre slaloms cet hiver, en s'imposant Ted Ligety et Benjamin Raich. Jean-Pierre Vidal, quatrième, échoue au pied du podium mais
Eurosport
Crédit: Eurosport
Au fil des semaines, Giorgio Rocca n'en finit plus de se rapprocher d'Alberto Tomba. Le skieur de Livigno réussit pour l'instant une saison à la "Bomba". En remportant les quatre premiers slaloms de l'hiver, il vient d'ailleurs d'égaler son illustre compatriote, dernier skieur à avoir phagocyté à ce point la discipline, lors de la saison 1994-95. Cette année-là, Tomba avait même dominé les... sept premiers slaloms. Rocca est encore loin du compte, mais le globe de cristal lui tend désormais les bras.
Le nouveau patron de la spécialité a même donné un tour nouveau à sa suprématie à Adelboden. Pour la première fois, il a en effet posé sa patte dès la première manche, qu'il a survolée. Seul Ted Ligety, deuxième à 11 centièmes, le menaçait encore à mi-parcours. Lors de ses trois précédentes victoires, Rocca avait été dominé sur le premier tracé par Benjamin Raich, avant que l'Autrichien ne cède au moment de concrétiser.
Raich capitalise
Rocca était le premier à admettre que, sans les errements de l'Autrichien, il n'aurait jamais réussi son triplé. Cette fois, sa victoire ne doit rien à personne. Le Transalpin a gagné, tout simplement parce qu'il était le plus fort. La distance qu'il a su mettre entre lui et ses adversaires au final ne laisse aucune place au doute. Relégué à six dixièmes malgré deux manches de haut niveau, Ligety ne l'a pas vraiment menacé, pas plus que Benni Raich, troisième à 78 centièmes.
Les autres, tous les autres, ont rendu plus d'une seconde au maestro Giorgio. C'est dire. A un mois de l'ouverture des Jeux, chez lui, à Turin, Rocca s'annonce comme une des grandes vedettes de la quinzaine olympique, où toute l'Italie l'attendra. Sa puissance, sa stabilité, sa technique et peut-être plus encore sa confiance font de lui l'ultime référence du slalom à ce jour.
Même Raich, au lendemain de sa démonstration en géant, n'a donc pu trouver quelque chose à redire. Echaudé par ses déboires en seconde manche dans la spécialité, le natif de Plitz a peut-être davantage assuré cette fois. Bien lui en a pris. A la régulière, Rocca semblait intouchable et avec cette troisième place, Benni n'a pas tout perdu. Au contraire. Ces 80 points s'ajoutent aux 100 glanés la veille. Le voilà désormais confortablement installé en tête du classement général de la Coupe du monde. Battu d'un souffle par Miller l'hiver dernier, le gros globe lui tend cette fois les bras...
Vidal à la hausse
Jean-Pierre Vidal a lui aussi quelques raisons de sourire. Huitième de la première manche, le champion olympique en titre, pour encore au moins un mois, s'est libéré lors du deuxième acte, ponctué d'un cri rageur dans l'aire d'arrivée. Celui d'une ambition et d'une forme retrouvées. Grignotant quatre places, le Français de la Toussuire a finalement échoué au pied du podium, à la quatrième place. Elle lui offre davantage de satisfactions que de regrets.
C'est d'ailleurs son meilleur résultat en Coupe du monde depuis son podium (3e) à Kranjska Gora, en décembre 2002. Venant après sa cinquième place à Madonna di Campiglio le mois dernier, elle prouve que Vidal est définitivement sur la bonne voie. A un degré moindre, Pierrick Bourgeat, 14e, a lui aussi claqué sa meilleure perf' de sa saison. Il a le ski, il lui manque encore un déclic. S'il pouvait venir à Wengen ou Kitzbühel, lui aussi aurait le droit d'y croire à Turin.
Publicité
Publicité