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Revenu dans le match, Noël assure ne pas compter les points : "Ça pourrait me brider"

Revenu dans le match, Noël assure ne pas compter les points : "Ça pourrait me brider"
Par AFP

Le 08/02/2020 à 16:39Mis à jour Le 13/02/2020 à 11:31

COUPE DU MONDE - Clément Noël ne pouvait rêver meilleur scénario ce samedi en décrochant la 6e victoire de sa carrière, sa première en France, à Chamonix. Les abandons de Henrik Kristoffersen et Daniel Yule lui permettent de se replacer pour le petit globe. Il n'a plus que deux points de retard sur le Norvégien. Mais il assure ne pas penser au cristal. Même à trois slaloms du terme de l'hiver.

Avez-vous entendu la clameur du public pendant la course ?

Clément Noël : "Non, j'étais vraiment concentré sur ce que je devais faire, notamment la partie du milieu entre les deux mouvements de terrain où je pouvais reprendre du temps. En plus je me voyais mal skier avec mon pied qui partait, je me disais 'Allez, c'est nul ce que tu fais'. J'étais trop dans mes pensées techniques, concentré sur le ski et j'entends la foule quand je passe la ligne d'arrivée (...) La Marseillaise, c'est spécial, c'est toujours un grand moment, encore plus en France, il y a du bruit, tout le monde chante. Ca fait une belle communion."

Vous réalisez une bonne opération pour le globe de slalom. Désormais, vous êtes 2e à deux points du leader Henrik Kristoffersen, à trois courses de la fin.

C.N. : "Ca fait une journée idéale pour moi mais ça aurait été exactement la même journée s'ils avaient fait 2e et 3e (ses rivaux Daniel Yule et Henrik Kristoffersen) étant donné que je ne compte pas les points. Sur le plan comptable, ça fait une très bonne opération mais je ne m'attarde pas là-dessus, car ce que je fais sur la saison me convient, le ski est bien, l'intention que je mets dans les courses est bien. Il ne faut pas que je change tout ça parce que je suis revenu dans le jeu au classement du slalom."

Vous ne comptez vraiment pas ?

C.N. : "Je ne compte pas les points mais j'ai une assez bonne mémoire (rires). J'étais à l'aise en maths à l'école, maintenant j'ai tout oublié. Quand on est sportif, on pense plus avec ses jambes qu'avec sa tête apparemment... Je compte les points comme n'importe qui mais dans mon processus de concentration pour une course, je ne pense pas au résultat et au général. C'est 'À fond, prends des risques, joue devant'. A aucun moment ça (le classement) ne rentre en compte, je pense que ça pourrait me brider."