"Quand 'Yo' a passé la ligne, ça m’a mis un peps de malade" : Johan Clarey - Blaise Giezendanner, double dose de bonheur

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COUPE DU MONDE - Deux Français sur le podium de la descente de référence. Vendredi à Kitzbühel, le ski tricolore a vécu une grande journée avec les deuxième et troisième places de Johan Clarey et Blaise Giezendanner, seulement dominés par Aleksander Aamodt Kilde. Deux hommes qui avaient une histoire bien différente avec la Streif, jusqu’à cette improbable réunion de leurs destins.

Giezendanner : "Quand 'Yo' a passé la ligne, ça m’a mis un peps de malade"

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"L’histoire d’amour" continue. Johan Clarey a illuminé la zone mixte de son sourire pendant de longues minutes, vendredi, après avoir éclairé la Streif de son talent. Deuxième d’une descente remportée par Aleksander Aamodt Kilde, l’inusable skieur français de 41 ans a décroché son troisième podium dans la discipline à Kitzbühel. Un an après avoir connu un bonheur similaire, et 24h après nous avoir invité à ne pas "attendre des exploits de (sa) part tous les ans", malgré son aisance manifeste en ces lieux.
Mais Clarey n’est pas seulement un des descendeurs les plus à l’aise du monde, sur les redoutables pentes de l’Hahnenkamm. Il est aussi un fin pronostiqueur. Quelques instants après avoir porté son dossard 17 à la deuxième place du classement provisoire, il a prudemment glissé à notre micro : "Je vais attendre la fin de la course (pour exulter). Il y a toujours des surprises avec un temps comme ça, on ne sait jamais si ça se lève, ou si le vent s’arrête…" Et la surprise est venue de son compatriote Blaise Giezendanner.
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41 ans et un 4e podium à Kitzbühel : Clarey est inoxydable

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"Tu ne retrouveras jamais les mêmes sensations qu’ici"

Neuvième du super-G ici en 2018 (billet pour les Jeux en jeu, comme cette année), il n’avait en revanche jamais signé de Top 20 en descente à Kitzbühel, en quatre tentatives. Il n’avait pas signé non plus de Top 20 cette saison dans l’exercice, en six essais. Le voilà sur la boîte de la course de référence des as de la vitesse, celle qui compte plus que tout au sein de leur caste. Troisième d'une épreuve disputée depuis un départ légèrement abaissé ce vendredi, Giezendanner a réussi cet exploit avec le 43 sur le paletot. Sensationnel.
Clarey a donc joué les augures, dans cet accomplissement venu d’ailleurs. Mais aussi les exemples. "Quand 'Yo' a passé la ligne, ça m’a mis un peps de malade. Je me suis dit : ‘Lui, il a 41 ans… pourquoi pas nous ?’, nous a raconté le skieur de Chamonix, dans une aire d’arrivée à laquelle il venait de donner un coup de fouet. C’était ‘all-in’, c’est toujours ‘all-in’ à Kitzbühel. Tu ne retrouveras jamais les mêmes sensations qu’ici."
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Kitzbühel : Blaise Giezendanner finish 3rd

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Le souvenir de 2017

"Je n’ai rien inventé aujourd’hui, a poursuivi Giezendanner, battu de 21 centièmes pour la deuxième place, et de 63 pour la gagne. Je sais que je suis meilleur quand c’est pentu et glacé. Cela correspondait à mes qualités." Tout comme cela a toujours collé avec les aptitudes de Clarey, qui a seulement du mal à maîtriser le bas de cette piste mythique : "Je perds mon pied à l’entrée du dévers, je ne prends pas la vitesse qu’il faut, c’est là où Kilde me fait très mal, mais le reste c’était très bien."
Comme en 2017, lorsque le duo Valentin Giraud Moine - Johan Clarey (déjà lui) n’avait été dominé que par Dominik Paris, il y a donc deux skieurs français sur le podium de la descente de Kitzbühel. Blaise Giezendanner y a fait référence avec émotion, interrogé par notre consultant Gauthier de Tessières : "Je partage le podium avec Johan. Je suis vraiment content d’être à la place de Valou, je pense fort à lui."
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La reconnaissance de Clarey avant sa 2e place comme si vous y étiez

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"Je n’ai pas encore gagné ici"

La performance est notable, intrinsèquement. Mais elle l’est d’autant plus que la vitesse tricolore en avait bien besoin, après un début de saison morose, dépourvu du moindre podium et symbolisé par des résultats décevants à Wengen. "Cela prouve qu’on a du caractère", se réjouit Giezendanner.
La dynamique des bolides bleus a changé en un claquement de doigt en Autriche, à quelques encablures des Jeux olympiques de Pékin (4-20 février). Elle sera à entretenir dès dimanche, avec une nouvelle descente à Kitzbühel, où Clarey est bien content de rester, et où il ne veut plus se contenter d’accumuler les places d’honneur : "On dit que je suis un spécialiste de la Streif, mais je n’ai pas encore gagné ici." L'histoire d'amour peut devenir absolue.
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Clarey : "J'ai encore une chance de gagner dimanche"

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