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Vlhova en or sur le géant devant Rebensburg et Shiffrin, Worley sixième
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Publié 14/02/2019 à 18:53 GMT+1
MONDIAUX D'ARE - La reine des championnats du monde s'appelle pour l'instant Petra Vlhova. Après l'argent du combiné, la Slovaque a remporté jeudi soir l'or en s'imposant lors du géant, devant Viktoria Rebensburg (+0"14) et Mikaela Shiffrin (+0"38). Tessa Worley, passée à côté de sa seconde manche, termine sixième (+1"09).
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Crédit: Eurosport
Petra Vlhova est elle aussi un phénomène. Nouvelle rivale en chef de Mikaela Shiffrin sur le circuit, la Slovaque a connu son heure de gloire ce jeudi en décrochant le titre mondial en géant, le tout premier sacre de sa carrière. Ce ne sera sans doute pas le dernier vu l'immense talent de la skieuse de 23 ans, qui avait déjà décroché la médaille d'argent en combiné vendredi dernier.
Pour décrocher l'or, Vlhova a devancé l'Allemande Viktoria Rebensburg (+0''24), meilleur temps du premier run, et la grande favorite Mikaela Shiffrin (+0''38). Immense déception pour Tessa Worley. Gênée par le vent lors de la seconde manche, la double championne du monde n'a pu refaire le retard accumulé lors du premier tracé et doit se contenter de la 6e place (+1''09).
Pas de passe de trois pour Worley...
Rebensburg semblait avoir la victoire à portée de spatules. Après avoir signé le meilleur chrono de la première manche, où elle avait pris 19 centièmes de marge sur Vlhova, l'Allemande est restée sur son nuage jusqu'au 3e inter du run final. Elle comptait alors 40 centièmes de marge sur la Slovaque. L'affaire semblait entendue. Mais la championne olympique de 2010, sans pourtant commettre de faute majeure, a déboursé plus d'une demi-seconde en l'espace de quelques portes pour laisser le titre à Vlhova.
Le scénario est encore plus ébouriffant quand on repense à la faute majuscule commise par la n°2 mondiale à mi-course. Mais malgré cela, malgré Rebensburg, elle a fini avec l'or autour du cou. Victorieuse du dernier géant sur le circuit, il y a deux semaines à Maribor, mais aussi à Semmering fin décembre, Vlhova n'avait encore jamais signé de top 5 dans la discipline avant l'hiver. Il y a trois mois, personne ou presque n'aurait misé sur elle.
Ce jeudi, les pronostics allaient plutôt du côté de Shiffrin et Worley. La première, auréolée d'un premier sacre en super-G il y a neuf jours, avait remporté trois des six géants de l'hiver. Et la seconde, double championne du monde, visait un troisième sacre qui l'aurait hissée tout en haut du panthéon des plus grandes géantistes de l'histoire, à égalité avec Ted Ligety.
Mais ce n'était pas leur jour, même si Shiffrin s'est quand même consolée avec le bronze, soit la sixième médaille de sa carrière sur des Mondiaux. Quatrième du premier run, où elle a confié avoir été un peu trop sur la défensive, l'Américaine n'a pas vraiment réussi à hausser le ton sur la manche finale. Elle a quand même su reprendre une place, celle qu'il fallait pour monter sur la boîte, en passant devant la Norvégienne Ragnhild Mowinckel, finalement 4e à 0''50.
... mais trois Françaises dans le top 10
Le destin n'était visiblement pas du côté de Worley. En première manche, tout allait bien jusqu'à une faute majeure qui l'a reléguée à la cinquième place provisoire, à 0''73. Tout n'était pas fichu. Mais la remontada n'a pas eu lieu lors de la seconde session, disputée en nocturne et repoussée d'un quart d'heure à cause du vent violent. Les bourrasques ont balayé les espoirs de la "Puce" du Grand-Bornand, qui n'a jamais été en mesure de revenir dans le coup sur ce second tracé.
Finalement sixième, elle est accompagnée par deux autres Françaises dans le top 10, une prouesse rarissime dans l'histoire récente du ski français féminin. Clara Direz (8e à 2''21) et Coralie Frasse Sombet (9e à 2''27) peuvent afficher un grand sourire puisqu'il s'agit pour chacune de leur meilleur résultat en carrière. Mention spéciale à Direz, qui a grappillé 14 places grâce à une seconde manche de feu (2e chrono à 0''19 de l'étonnante Néo-Zélandaise Alice Robinson, 17e). Mais pas de quoi non plus combler le clan bleu, qui attendait un tout autre résultat de sa cheffe de file.
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