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JO d'hiver Pékin 2022 - ski alpin : Lara Gut-Behrami en or sur le Super-G, Shiffrin et Worley loin des médailles
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Publié 11/02/2022 à 05:20 GMT+1
JEUX OLYMPIQUES D'HIVER - Lara Gut-Behrami a répondu présent. La Suissesse a décroché la médaille d'or vendredi sur le Super-G, la première de son pays sur la spécialité. Sa compatriote Michelle Gisin (bronze) et Mirjam Puchner (argent) complètent le podium, auquel ni Mikaela Shiffrin (9e), ni Tessa Worley (19e) n'ont pu espérer. La première Française, Romane Miradoli, termine 11e.
Gut-Behrami réalise un Super-G quasi parfait pour se parer d'or
Video credit: Eurosport
Cette fois, il n’y a pas eu de mauvaise surprise pour Lara Gut-Behrami. 4e à Sotchi et à Pyeongchang pour quelques centièmes, à chaque fois expulsée du podium par un dossard plus élevé, la Suissesse n’a cette fois pas laissé la moindre chance à la concurrence sur le Super-G des JO de Pékin 2022. Malgré quelques mises en dérive si caractéristiques de son ski agressif, Gut-Behrami a découpé la section technique après avoir fait parler sa science de la glisse sur le haut pour s’offrir son premier titre olympique, à 31 ans.
Elle a devancé l’Autrichienne Mirjam Puchner (+0’’22), qui se pare d’argent, et la Suissesse Michelle Gisin (+0’’30), en bronze. Les Françaises sont passées à côté, Mikaela Shiffrin n'a pas brillé au chrono (9e), mais s'est rassuré en termes de sensations.
Il ne lui manquait plus que ça. Vainqueur d’un gros globe du général de la Coupe du monde en 2016, double championne du monde l’an passé à Cortina d’Ampezzo, Lara Gut-Behrami n’avait encore jamais gagné l’or olympique. En l’absence de Sofia Goggia, la Suissesse faisait office de grande favorite et elle a parfaitement répondu présente, bien aidée par la défaillance des Italiennnes, dominatrices dans la discipline cette saison. La meilleure d’entre elles, Federica Brignone, n’a pris que la 7e place (+0’’66), loin de la Suissesse, auteure de la course parfaite.
Parfaite dans la pente comme sur le plat
Médaillée d’argent et auteur , Mirjam Puchner aura réalisé un bas de parcours fantastique dans le canyon, profitant de ses qualités de glisseuse. Mais l’Autrichienne avait trop perdu un peu plus haut dans la section technique. Tout l’inverse de sa compatriote Tamara Tippler, qui a échoué au pied du podium (4e) pour trois centièmes. Lara Gut-Behrami, elle, a su bien travailler toute la piste. Partie avec beaucoup de puissance, parfois à la limite d’être trop agressive, la Suissesse a pris tous les risques pour aller chercher le seul titre qui manquait à son palmarès.
Notamment dans le corridor, la partie plus technique du tracé, où la skieuse de Gottardo a fait parler ses qualités de géantistes, elle qui avait pris la médaille de bronze lundi. Malgré quelques mises en dérive, son péché mignon, la Suissesse a tenu bon sur le bas pour s’offrir le 41e succès de sa carrière (34 en Coupe du monde, 3 petits globes, 1 gros globe, 2 titres de championne du monde et donc ce titre olympique). Sans doute le plus prestigieux. Celui qu’elle attendait le plus en tout cas.
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Gut-Behrami réalise un Super-G quasi parfait pour se parer d'or
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Worley n'y était pas, pas de médailles mais du mieux pour Shiffrin
Elle devient également la première Helvète sacrée en Super-G aux JO et permet au passage à la Suisse de devenir le 2e pays à gagner le titre olympique dans les cinq disciplines du ski alpin féminin. Et, comme si ça ne suffisait pas, elle est accompagnée sur le podium par sa compatriote Michelle Gisin, impressionnante 3e. Malgré un haut de parcours un peu hésitant, la Suissesse a profité de la section technique pour refaire une partie de son retard et surtout parfaitement lancer la partie finale sur le plat.
Sortie en géant puis en slalom, ses deux meilleures disciplines, Mikaela Shiffrin était, elle, avant tout en quête de confiance, même si elle pouvait rêver d’une médaille. Cette fois, l’Américaine est bien allée au bout de la course, même si elle s’est faite quelques frayeurs avec deux fautes d’équilibre. Le résultat n’a pas été au bout (9e) mais Shiffrin s’est remise la tête à l’endroit et a même retrouvé le sourire à l’arrivée. Pour la médaille, il faudra toutefois encore patienter, jusqu’à la descente ou au combiné.
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Shiffrin a passé plus de cinq portes mais est restée à distance
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Ce Super-G aura été malheureusement bien plus compliqué pour les Françaises, globalement passées à côté de leur course. Très attendue, après sa sortie en géant, Tessa Worley n’a jamais su se lâcher totalement (19e), manquant de vitesse et posant des dérives là où il fallait pourtant être direct.
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Désillusion pour Worley, jamais dans le coup sur le Super-G
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Le constat est similaire pour Laura Gauche (16e), l’autre carte majeure tricolore. Et c’est finalement Romane Miradoli qui aura été la meilleure Française du jour, avec une 11e place (+0’’90) presque frustrante, tant elle était dans la course pour le top 6 avant de coincer sur le plat final. Jusqu’ici, ces JO de Pékin 2022 sont décidément bien compliqués pour le ski alpin féminin français.
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