Le retour des gloutons

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Même avec un Hermann Maier un ton en-dessous de son meilleur niveau, les Autrichiens continuent de faire la loi. Val d'Isère s'en est rendu compte samedi lors de la descente, à l'issue de laquelle Walchhofer, Strobl et Grugger ont phagocyté le podium. L'h

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Crédit: Eurosport

L'euphorie américaine de Beaver Creek a un peu vite fait oublier que la nation majeure du ski mondiale demeure incontestablement l'Autriche. Val d'Isère tombait à pic pour le rappeler. Et de quelle manière. Michael Walchhofer vainqueur, devant Fritz Strobl, et Johann Grugger, soit un podium 100% autrichien, sans oublier la cinquième place de Klaus Kroell et la neuvième d'Hermann Maier, la réplique tyrolienne est sans ambiguïté.
Sur les huit courses disputées depuis le coup d'envoi de la saison chez les hommes, la Wunderteam en a remporté quatre, avec quatre vainqueurs différents (Maier, F.Strobl, Reichelt et Walchhofer), preuve d'une densité d'effectif incomparable. Elle totalise également dix podiums (obtenues par sept skieurs), contre sept aux Etats-Unis. L'Autriche reste donc bel et bien la place forte du Cirque Blanc.
La leçon de Lake Louise
Malgré le coup d'arrêt du week-end dernier lors des épreuves techniques (aucun podium lors du géant et du slalom), les Autrichiens estiment, sans doute avec raison, qu'ils n'avaient rien à prouver. "C'est une grande satisfaction après les déceptions de la tournée américaine. Mais ce n'est pas pour autant la revanche des Autrichiens à l'encontre des Américains dominateurs à Beaver Creek", assure Walchhofer. Notre objectif n'est pas vraiment de nous comparer aux autres nations mais d'être à chaque course les plus compétitifs possible".
Le champion du monde 2003 de descente fut pourtant le plus décevant du lot lors de la tournée nord-américaine. "A Lake Louise, j'avais dominé l'entraînement et j'étais trop confiant lors de la reconnaissance, confesse Walchhofer. J'ai pris une claque et ça a été une leçon". Il l'a manifestement bien retenue, à voir sa démonstration sur la Oreiller-Killy, pour signer la septième victoire de sa carrière en Coupe du monde, la cinquième en descente.
En s'imposant dans la Tarentaise, Walchhofer s'affirme un peu plus comme l'un des tous meilleurs descendeurs de son époque. Après son titre mondial en 2003 et le globe de la spécialité acquis l'hiver dernier, il s'offre une classique du calendrier. "C'est important d'inscrire son nom au palmarès d'une classique comme Val d'Isère, surtout quand elle fête son cinquantenaire. L'an dernier, j'avais gagné à Wengen pour les 75 ans de la station suisse ", sourit-il.
Strobl pense au globe
Samedi, il était clairement le plus fort. Fritz Strobl, son dauphin, l'admettait volontiers. "Il n'y a aucune raison d'avoir des regrets. Michael était supérieur aujourd'hui, il suffit de regarder l'écart. Je suis donc heureux de cette performance", souligne "Fritz the cat". Il peut, d'autant qu'après sa victoire à Lake Louise et sa quatrième place à Beaver Creek, il campe désormais solidement en tête de la Coupe du monde de descente.
Il avoue y penser un peu, sans s'emballer. "Ça peut être un objectif cette saison. Mais je pense que mon collègue d'à-côté ne l'entend pas ainsi et veut garder son globe", dit-il en parlant de Walchoffer. Avec une telle Armada, l'Autriche peut voir venir. On imagine déjà le casse-tête des sélectionneurs à l'heure de composer l'équipe pour les Jeux de Turin. Et l'exemple de la descente vaut également pour les autres disciplines. On a les problèmes qu'on mérite...
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