Val Gardena - Johan Clarey rate encore la victoire : "Je n’arriverai jamais à gagner… "

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VAL GARDENA – Encore un podium mais toujours pas de victoire pour Johan Clarey. En quête d’un premier succès en Coupe du monde, le Français de 41 ans y a cru à l’occasion de la descente italienne mais il a une nouvelle fois dû se contenter de la 2e place. Une vraie déception, qui tourne à la malédiction.

Le frisson Clarey : sa descente quasi-parfaite pour la 2e place

Video credit: Eurosport

On va finir par y croire, à la malédiction. 10 podiums, trois à Val Gardena et quatre à Kitzbuhel... Voilà treize ans que Johan Clarey fait partie des meilleurs descendeurs du monde, des plus réguliers, course après course. Mais la victoire, elle, continue inlassablement de lui échapper. Même quand tout lui est favorable. Ce samedi sur la Saslong, rien ne semblait pouvoir priver le Français de la victoire. Même ses propres sensations.
"J’avais l’impression que je faisais n’importe quoi pendant la course, avoue le Tignard. J’allais tellement vite, je sautais tous les sauts hyper loin… Du coup, techniquement, je faisais n’importe quoi. J’étais à l’arrache complet dans le Ciaslat, je fais un Ciaslat pourri parce que je suis arrivé dedans avec énormément de vitesse et je ne contrôlais pas du tout ce que je faisais. Mais j’ai poussé comme un fou tout le long". Quitte à prendre tous les risques. "J’étais à la limite tout le long, j’ai vraiment cru que j’allais finir dans les filets, raconte-t-il pour SkiChrono. Je me suis rattrapé in extremis." Mais ça a tenu.
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Clarey : "Notre technicien nous a fait deux paires de bombes !"

Video credit: Eurosport

Et si le skieur de 41 ans est allé aussi vite à Val Gardena, c’est aussi parce qu’il a osé prendre des risques au niveau des skis, un choix qui a payé sur la Saslong. "J’avais privilégié des skis un peu moins agressifs, explique-t-il pour SkiChrono. Du coup, les changements de neige m’ont fait un peu bizarre. Mais je vais vite en ce moment. Avec mon technicien, on est raccord sur tout, on se connaît par cœur, j’ai un super matos grâce à lui". Un matos ultra rapide, surtout. "Mes skis, c’étaient des avions de chasse, avoue le Tricolore. Je sentais tous les sauts, je ne maîtrisais rien… Ce n'était pas du tout le genre de manche que j’ai l’habitude de faire ces derniers temps. Je sentais que j’allais vite mais j’ai fait tellement n’importe quoi, je ne pensais pas que j’allais si vite". Et pourtant.
Stratosphérique sur la section de glisse sur le haut du parcours, Johan Clarey avait largement pris la tête après son passage avec le dossard 8 et il était même encore virtuellement devant Kilde avant l’entrée du Ciaslat. Mais le Norvégien a découpé la portion technique et privé le Français du succès tant attendu. "J’y ai vraiment cru donc je suis super déçu, se lamente l’Annécien. Mais voilà, je tombe toujours sur un monstre. Un coup c’est Feuz aux JO et Kitzbuhel, là je tombe sur Kilde qui, comme tous les Norvégiens est un monstre ici". Un monstre vainqueur pour la 4e fois sur la Saslong et qui la connaît comme sa poche.
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Johan Clarey lors de la descente de Coupe du monde à Val Gardena, le 17 décembre 2022

Crédit: Getty Images

"Il a fait un Ciaslat parfait, il a été extraordinaire, admet le Français. C'est le meilleur descendeur en ce moment, se faire battre par lui ce n’est pas une honte". Mais ça reste une nouvelle victoire qui passe sous le nez de Johan Clarey, qui doit se contenter d’un podium en carrière. Encore un… "J’échangerais volontiers quelques podiums contre une victoire volontiers, en rigole t-il. Mais cette 2e place reste un super résultat". Mais lui aussi finit par croire à la malédiction. "C’est mon histoire qui est comme ça, se désepère t-il. Je pense que je n’arriverais jamais à gagner..." En espérant qu’il se trompe dès le 28 décembre prochain, à Bormio. Ça serait, avec trois jours de retard, le plus beau des cadeaux de Noël.
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