Il ne fallait pas lui laisser une seconde chance. Alors qu’il n’aurait pas dû pouvoir prendre le départ d’un point de vue réglementaire après avoir été absent des deux entrainements pour cause de Covid19, Vincent Kriechmayr a remporté ce samedi la deuxième descente de Wengen.
Toujours aussi juste techniquement, l’Autrichien a fait la différence dans le Kernen-S, qu’il a découpé de manière impeccable, pour s’offrir sa deuxième victoire sur le Lauberhorn, son premier succès cette saison. Il a devancé le Suisse Beat Feuz (+ 0’’34) et l’Italien Dominik Paris (+ 0’’44) alors que Marco Odermatt a encore été bluffant (4e). Les Français ont eux encore été en souffrance.
Le film de la descente Messieurs
Wengen
Kristo vaincu, dossards élevés et remontée historique : les 6 chiffres fous du slalom de Wengen
16/01/2022 À 17:00

Six skieurs en 40 points au classement de la descente

Les Suisses risquent de s’en vouloir un bon moment. Absent des deux entraînements en raison d’un test positif au Covid19, Vincent Kriechmayr a finalement pu rallier à temps Wengen pour la compétition. Mais, selon le règlement, il n’aura pas dû pouvoir participer aux deux descentes, puisqu’il faut pour cela prendre part aux entraînements. Mais la FIS a offert une seconde chance un peu incompréhensible à l’Autrichien. Et le champion du monde ne l’a pas laissé passer.

Les 3 secondes d'entraînement simulé de Kriechmayr qui ont déclenché la polémique (et les sifflets)

Dans le dur sur la première descente (12e), l’Autrichien a cette fois réussi la course parfaite. Pas dans le bon ton sur la glisse du haut de parcours, le natif de Linz a encore découpé toutes les sections importantes du Lauberhorn, de la Tête de Chien au Hanneggschuss en passant, surtout par le Kernen-S. Il y aura été le plus courageux, ne posant pas trop de dérive pour rester bien direct et créer le plus de vitesse avant le plat suivant. L’Autrichien n’aura pas forcément été le plus rapide mais il aura été le plus juste pour s’offrir sa première victoire de l’hiver, la 10e de sa carrière en Coupe du monde. Il devance au final Beat Feuz, qui pourra regretter sportivement ses fautes d’équilibration sur le bas du tracé. Troisième, Dominik Paris en profite pour s’emparer du dossard rouge de leader de la spécialité.

Des Bleus très loin du compte

L’Italien a sauvé son podium de justesse face à un Marco Odermatt déchainé (4e, + 0’’46) et qui aura réussi un week-end sensationnel pour sa grande découverte en compétition du Lauberhorn. Le Suisse ne cesse de bluffer son monde et réalise la bonne opération du jour – encore – dans la course au gros globe puisqu’il se permet de reprendre des points à son dauphin Aleksander Aamodt Kilde (7e). Excusez du peu… Odermatt peut même croire au petit globe de descente puisqu’il fait partie des six skieurs à se tenir en quarante points au classement de la spécialité. Malheureusement pour eux, aucun Français n’en fait partie, loin de là.
La journée aura encore été compliquée à Wengen pour les Tricolores. Meilleur Français comme sur la première descente vendredi, Johan Clarey s’est contenté d’une 18e place (+ 2’’35). A 41 ans, la performance est très correcte mais elle tranche avec son niveau extraordinaire de l’an passé. D’autant que l’on sent le Tricolore moins attaquant… Deux autres Français ont terminé dans les points avec la 23e place (+ 2’’81) de Nils Allegre et la 27e place (+ 3’’23) de Matthieu Bailet, passé à côté de son week-end suisse. Il faudra réagir dès la semaine prochaine à Kitzbuhel. Où Kriechmayr s’était imposé l’an dernier, en Super-G.
Wengen
Noël : "Je trouve ça complètement nul"
16/01/2022 À 15:50
Wengen
Sur la retenue, Noël voulait avant tout aller au bout : sa seconde manche en vidéo
16/01/2022 À 14:22