"On n'est pas loin"

Malgré un énorme dernier relais, Vincent Vittoz n'a pu offrir à la France sa première médaille en fond, dimanche. L'équipe de France a échoué à la plus mauvaise place, la quatrième. Mais le numéro un tricolore ne nourrit aucun regret et dresse un bilan pl

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Crédit: Eurosport

Que faut-il penser de cette quatrième place ?
On n'est pas loin de la médaille. On a montré qu'on était présent: c'est une belle performance, une belle quatrième place devant des gros comme la Norvège, la Russie ou la Finlande. C'est aussi l'un des meilleurs résultats du fond français aux Jeux Olympiques. Bien sûr, on aurait aimé la médaille, mais ce résultat montre qu'on progresse: on était 6e à Salt Lake City en 2002, 6e aux Mondiaux-2005 et là 4e. Comme je pense que ce groupe devrait rester ensemble quatre années de plus, il y a encore de belles choses à espérer.
Lorsque vous avez pris le dernier relais, vous y croyiez encore?
Oui, complètement. Il faut toujours y croire. Piller avait bien repris 50 secondes sur son relais précédent. C'est pour cette raison que je suis parti vraiment très vite, pour leur mettre la pression. Malheureusement, je me suis retrouvé tout seul avec le vent de face, alors que l'Allemand et le Suédois étaient ensemble. S'ils avaient été isolés, j'aurai pu revenir.
Qu'a-t-il manqué à la France pour décrocher cette médaille ?
J'avais dit avant que pour être sur le podium, il fallait qu'on soit tous à 100%: on a fait deux supers relais en classique mais Manu (Emmanuel Jonnier) a coincé lors du troisième. Il a dû faire face à un relais terrible de Pietro Piller Cottrer, je n'aurais pas voulu être à sa place, mais je pense que c'était son jour sans. On ne lui en veut pas, car lorsqu'on s'est imposé en Coupe du monde à La Clusaz (en février 2004, première victoire française en Coupe du monde), c'est lui qui avait fait son show. Mais honnêtement, je pense qu'on a tous donné 100% de ce qu'on pouvait donner aujourd'hui.
Le tournant, c'est quand Emmanuel Pionnier s'est trompé de trace?
Non, je ne crois pas. Un relais, ça se fait à quatre. Manu était simplement un tout petit peu moins bien aujourd'hui. Encore une fois, pour monter sur le podium à ce niveau là, il faut que tout le monde soit à 110%. Mais on a quand même fait une très belle course, la plus belle depuis le début de ces Jeux.
Que pensez-vous de la réclamation posée par l'encadrement français?
Sincèrement, je préfère être quatrième sur le terrain sportif que troisième sur le tapis vert.
Comment vous sentez-vous physiquement avant le 50 km libre messieurs de dimanche prochain ?
Je me sens bien, je crois que j'ai fait un bon relais. Je n'ai pas perdu de temps contre des gros clients alors que j'étais seul, dans des conditions de vent difficiles et sur des bosses monstrueuses: devant, Angerer et Fredriksson (respectivement 2e et 3e à l'arrivée) se relayaient bien. Je peux vous dire que si j'avais passé les bosses dimanche dernier comme je les ai passées aujourd'hui, j'aurais pu gagner la poursuite. Maintenant, on va rentrer chez nous pour préparer le 50 km et, comme à chaque épreuve depuis le début de ces JO, tout donner pour n'avoir aucun regret.
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