Infirmier, arbitre de snooker : la folle histoire d'Olivier Marteel, l'homme qui a stoppé les manifestants du Crucible

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Il était l'un des acteurs phares de l'événement qui a secoué le Crucible Theatre lundi. Arbitre du duel entre Mark Allen et Fan Zhenghi, Olivier Marteel est intervenu pour empêcher un manifestant de "Just Stop Oil" de sauter sur la table. Une anecdote de plus pour le Belge dont la vie est pleine de surprises. Dans le dernier épisode de The Power of Sport diffusé sur Eurosport, il s'est confié.

"Je suis tombé amoureux de ce jeu" : Olivier Marteel, arbitre de snooker à la passion intacte

Video credit: Eurosport

Son visage et sa personnalité en font l'une des figures les plus connues et les plus respectées du monde du snooker. A 53 ans, Olivier Marteel n'est pas qu'un simple acteur du jeu. Arbitre professionnel depuis 2006, le "Gant de Gand" a connu les plus grands moments de l'histoire du jeu, mais aussi les plus insolites.
Lundi soir, c'était d'ailleurs lui qui était en première ligne pour stopper les manifestants du collectif "Just Stop Oil" dans ce qui restera l'une des soirées les plus rocambolesques de l'histoire du Crucible Theatre. Salué pour son courage et son intervention par les suiveurs, l'homme du plat pays enfile une tout autre blouse, celle d'infirmier, lorsqu'il n'est pas autour de la table. Avant le début du Championnat du monde de snooker, il s'est confié à Eurosport dans The Power of Sport.

Une destinée d'infirmier…

Car il n'y a pas que le snooker qui rythme la vie du natif de Nieuport, un port de plaisance situé sur la côté flandrienne. "J'ai 53 ans et je suis infirmier depuis que j'ai fêté mon 21e anniversaire. J'ai commencé à arbitrer sur le circuit professionnel de snooker en 2005. Ça fait une trentaine d'années assez 'bizarres'", sourit le Belge.
Si le snooker a toujours porté Olivier Marteel, c'est bien la vocation d'infirmier qui l'a d'ailleurs pris aux tripes. "Les soins infirmiers, c'était quelque chose que je voulais faire depuis que j'étais enfant. Je me rappelle de quand j'avais 6 ou 7 ans et j'avais dit à ma mère que je voulais être médecin. Je ne sais pas d'où ça vient. On peut dire que c'est une vocation, mais à cause de certaines circonstances que je ne vais pas évoquer, j'ai dû étudier pour devenir infirmier."

… à conjuguer avec une passion dévorante

Les billes de couleurs du snooker ne sont arrivées qu'après. "J'avais découvert le snooker avec mon grand-père en 1983 ou 1984 à la télévision lorsque la BBC est venue dans l'ouest avec ces grandes antennes. C'était à l'époque de Steve Davis dans les années 80. Alex Higgins, John Parrott, Jimmy White… Je les ai vus à la télé et je me suis dit : "Oh, c'est ce que je veux faire de ma vie", rembobine l'arbitre de la dernière finale du Championnat du monde.
C'est au milieu des années 90 que l'arbitrage pointe le bout de son nez. Sans grande conviction à première vue. "En 1994, j'ai rejoint un nouveau club. En Belgique, chaque club doit avoir un arbitre officiel. Le président me l'a demandé et j'ai accepté contre quelques Coca-Cola parce que j'adore ça. Ensuite, j'ai rencontré une personne appelée Daniel Bolting, qui est devenu mon parrain, et il m'a emmené partout sur les tournois en Europe. Je suis tombé dans l'arbitrage par erreur, je suis tombé amoureux du jeu. C'est le même sentiment que quand tu aimes et que tu te dis 'c'est la bonne'"
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Aktywista rozsypał "proszek" na stole snookerowym podczas MŚ w Sheffield

Video credit: Eurosport

Olivier Marteel se laisse happer par cette nouvelle fonction jusqu'à devenir l'un des juges les plus respectés de la planète. Toujours soucieux de l'équilibre avec sa vie d'infirmier. "Il s'agit de trouver le temps de travailler comme infirmier et aussi, quand on m'appelle ou quand on m'envoie une invitation, de dire oui au World Snooker Tour, pour aller n'importe où ils veulent que j'aille."
En première ligne contre le Covid-19 en 2020 où il a travaillé d'arrache-pied, le Belge a manqué deux Championnats du monde, touché par le virus. Mais la finale entre Ronnie O'Sullivan et Judd Trump en 2022 lui a permis de vivre son rêve. "ll y a des milliards de gens dans le monde et pouvoir être un des élus à arbitrer au Crucible, dans la Mecque du snooker… Il n'y a pas mieux. On ne peut pas avoir plus fort."
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